Tiv. Liv., II, xni, xv
3. Et même bien avant dans leurs progrès, et même quand ils furent très avancés dans...
4. N'y ayant rien de plus libre, vu qu'il ny avait rien de... Cette tournure, fort utilisée au xvn« siècle, a disparu de notre langue.
5. A n'en regarder. En se rapporte au mot sénateurs. 6..l7n puHiGt (iaasleâ fonctions ds i» vie publique.
35« PARTIE m, CHAPITRE VI
pour commander les armées. Ces exemples sont fréquents dans l'histoire romaine. Curius et Fabrice, ces grands capitaines qui vainquirent Pyrrhus, un roi si riche, n'avaient que de la vaisselle de terre, elle premier, à qui les Samnites en offraient d'or et d'argent, répondit que son plaisir n'était p-i? d'en avoir, mais de commander à qui en avait. Après avoir triomphé* et avoir enrichi la république des dépouilles de ses ennemis, ils n'avaient pas de quoi se faire enterrer. Cette modération durait encore pendant les guerres puniques. Dans la première, on voit Régulus, général des armées romaines, demander son congé au sénat pour aller cultiver sa métairie abandonnée pendant son absence*. Après la ruine de Carthage, on voit encore de grands exemples de la première simplicité. yEmilius Paulus, qui augmenta le trésor public par le riche trésor des rois de Macédoine, vivait selon les règles de l'ancienne frugalité, et mourut pauvre. Muramius, en ruinant Gorinthe, ne profita que pour le public des richesses de cette ville opulente et voluptueuse''. Ainsi les richesses étaient méprisées : la modération et l'innocence* des généraux romains faisait l'admiration des peuples vaincus.
Cependant, dans ce grand amour de la pauvreté, les Romains n'épargnaient rien pour la grandeur et pour la beauté de leur ville. Dès leurs commencements, les ouvrages publics furent tels que Rome n'en rougit pas depuis même qu'elle se vit maîtresse du monde. Le Capitole bâti parTarquin le Superbe et le temple qu'il éleva à Jupiter dans cette forteresse étaient dignes dès lors de la majesté du plus grand des dieux et de la gloire future du peuple romain. Tout le reste répondait à cette grandeur. Les principaux temples, les marchés, les bains, les places publiques, les grands chemins, les aqueducs, les cloaques mêmes et les égouts de la ville avaient une magnificence qui paraîtrait incroyable, si elle n'était attestée par tous les historiens^, et confirmée par les restes que nous en voyons. Que dirai-je de la pompe des
1. Après avoir reçu les honneurs du triompha. i. Tit. Liv., Epit., 11b. XVlll.