‹ Discours sur l'histoire universelleChapitre 308 sur 339 · S'y accommode, en tire tout le parti possibU · texte numérisé non relu

S'y accommode, en tire tout le parti possibU

Z. Elle défile, elle rompt ses files.

4. La mettre aux mai7is avec..., la mettre en parallèle avec...

pœmen. Rome n'a point combattu contre ces deux grands capitaines; mais le dernier, qui vivait du temps d'Annibal et de Scipion, à voir agir les Romains dans la Macédoine, jugea bien que la liberté de la Grèce allait expirer, et qu'il ne lui restait plus qu'à reculer le moment de sa chute *. Ainsi les peuples les plus belliqueux cédaient aux Romains. Les Romains ont triomphé du courage dans les Gaulois, du courage et de l'art dans les Grecs, et de tout cela soutenu de la conduite la plus raffinée, en triomphant d'Annibal; de sorte que rien n'égala jamais la gloire de leur milice.

Aussi n'ont-ils rien eu dans tout leur gouvernement dont ils se soient tant vantés que de leur discipline militaire. Ils l'ont tqujours considérée comme le fondement de leur empire. La discipline militaire est la chose qui a paru la première dans leur Jitat, et la dernière qui s'y est perdue : tant elle était attachée à la constitution de leur république.

Une des plus belles parties de la milice romaine était qu'on n'y louait point la fausse valeur. Les maximes du faux honneur, qui ont fait périr tant de mojade parmi nous, n'étaient pas seulement connues dans une nation si avide de gloire. On remarque de Scipion^ et de César, les deux premiers hommes de guerre et les plus vaillants qui aient été parmi les Romains, qu'ils ne se sont jamais exposés qu'avec précaution, et lorsqu'un grand besoin le demandait. On n'attendait rien de bon d'un général qui ne savait pas connaître ' le soin qu'il devait avoir de conserver sa personne *, et on réservait pour le vrai service ^ les actions d'une hardiesse extraordinaire. Les Romains ne voulaient point de batailles hasardées mal à propos, ni de victoires qui coûtassent trop de sang ; de sorte qu'il n'y avait rien de plus hardi ni tout ensemble de plus ménagé qu'étaient les armées romaines.

Mais, comme il ne suffit pas d'entendre la guerre, si on n'a un sage conseil pour l'entreprendre à propos, et tenir le dedans de l'État dans un bon ordre, il faut encore vous faire

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