Hérod., lib. I, c. xxvi
2. Denys d'Halicarnasse est, en effet, doete et doctissime, mais fort peu judicieux.
prendre part à ce grand ouvrage, et, sous prétexte qu'ils adoraient le Dieu d'Israël, quoiqu'ils en joignissent le culte à celui de leurs faux dieux, ils prièrent Zorobabel de leur permettre de rebâtir avec lui le temple de Dieu*. Mais les enfants de Juda, qui détestaient leur culte mêlé, rejetèrent leur proposition (219 — 535). Les Samaritains irrités traversèrent leur dessein par toute sorte d'artifices et de violences.
Environ ce temps Senius Tullius, après avoir agrandi la ville de Rome , conçut le dessein de la mettre en république. Il périt au milieu de ses pensées par les conseils de sa fille et par le commandement de Tarquin le Superbe, son gendre (221 — 533). Ce tyran envahit le royaume, où i! exerça durant un long temps toute sorte de violences. Cependant l'empire des Perses allait croissant : outre ces provinces immenses de la grande Asie, tout ce vaste continent de l'Asie inférieure leur obéit ; les Syriens et les Arabes furent assujettis ; l'Egypte, si jalouse de ses lois, reçut les leurs (229 — 525). La conquête s'en fit par Cambyse, fils de Cyrus. Ce brutal ne survécut guère à Smerdis, son frère, qu'un songe ambigu lui fit tuer en secret (232 — 522). Le mage Smerdis régna quelque temps sous le nom de Smerdis, frère de Cambyse; mais sa fourbe fut bientôt découverte. Les sept principaux seigneurs conjurèrent contre lui, et l'un d'eux fut mis sur le trône (233 — 52J). Ce fut Darius fils d'Hystaspe qui s'appelait dans ses inscriptions le meilleur et le mieux fait de tous les hommes'. Plusieurs marques le font reconnaître pour l'Assuérus du livre d'Esther, quoiqu'on n'en convienne pas. Au commencement de son règne le temple fut achevé, après diverses interruptions causées parles Samaritains^. Une haine irréconciliable se mit entre les deux peuples, et il n'y eut rien de plus opposé que Jérusalem et Samarie.
C'est du temps de Darius que commence la liberté de Rome et d'Athènes, et la grande gloire de la Grèce. Harmodius et Aristogiton, athéniens, délivrent leur pays d'Hipparque, fils de Pisistrate, et sont tués par ses gardes (241 — 513). Hippias, frère d'Hipparque, tâche en vain de se soutenir. Il est chassé (244 — 510); la tyrannie des Pisislratides