tout lui réussissait
Phraate, frère et successeur de Mithridate, traita Nicator eu roi et lui donna sa fille Rodogune en mariage. En haine de cette rivale, Cléopàtre, à qui elle ôtait la couronne avec son man, épousa Antiochus Sidétès, et se résolut à régner par toute sorte de crimes. Le nouveau roi attaqua Tryphon : Simon se joignit à lui dans cette entreprise, et le tyran, forcé dans toutes ses places, finit comme il le méritait (613 — 139}. Antiochus, maître du royaume, oublia bientôt les services que Simon lui avait rendus dans cette guerre, et le fit périr (619 — 135;. Pendant qu'il ramassait contre les Juifs toutes les forces de la Syrie, Jean Hyrcan, fils de Simon, succéda au pontificat de son père, et tout le peuple se soumit à lui. Il soutint. le' siège dans Jérusalem avec beaucoup de valeur; et la guerre qu'Antiochus méditait contre les Parthes pour délivrer son frère captif lui fit accorder aux Juifs des conditions supportables.
En même temps que cette paix se conclut, les Romains, qui commençaient à être trop riches, trouvèrent de redoutables ennemis dans la multitude effroyable de leurs esclaves. Eunus, esclave lui-même, les souleva en Sicile; et il fallut employer à les réduire toute la puissance romaine. Un peu a[.,:'ès, la succession d'Attalus, roi de Pergame, qui fit par son testament (621 — 133) le peuple romain son héritier, mit la division dans la ville. Les troubles des Gracques commencèrent. Le séditieux tribunal deTibériusGracchus, un des premiers hommes de Rome, le fit périr: tout le sénat le tua par la main de Scipion Nasica, et ne vit que ce moyen d'empêcher la dangereuse distribution d'argent dont cet éloquent tribun flattait le peuple. Scipion Émilien rétablissait la discipline militaire; et ce grand homme, qui avait détruit Carthagc, ruina encore en Espagne Numance, la seconde terreur des Romains (622 — 132),
Les Parthes se trouvèrent faibles contre Sidétès : se^ troupes, quoique corrompues par un luxe prodigieux, eurent un succès surprenant. Jean Hyrcan, qui l'avait suivi dancette guerre avec ses Juifs, y signala sa valeur, et fit respecter la religion judaïque, lorsque l'armée s'arrêta pou: lui donner le loisir de célébrer un jour de fêle*. Tout cédait, et Phraate vit son empire réduit à ses anciennes limites ;