CONSTANTIN, OU LA PAIX DE L'ÉGLISE
Cette célèbre déclaration de Constantin arriva l'an 312 >] ■ Notre-Seigneur. Pendant qu'il assiégeaitMaxence dans Rom.', une croix lumineuse lui parut * en l'air devant tout le mondi; avec une inscription qui lui promettait la victoire ; la même chose lui est confirmée dans un songe. Le lendemain il gagna cette célèbre bataille qui défit Rome d'un tyran et lÉglise d'un persécuteur. La croix fut étalée comme la défende du peuple romain et de tout l'empire (313). Un peu après Maxirain fut vaincu par Licinius qui était d'accord avec Constantin, et il fit une fin semblable à celle de Galérius. La paix fut donnée à l'Église. Constantin la combla d'honneure. La victoire le suivit partout, et les Barbares furent réprimés tant par lui que par ses enfants. Cependant Licinius se brouille avec lui (315) et renouvelle la persécution. Battu par mer et par terre, il est contraint de quitter l'empire, et enfin de perdre la vie (324).
En ce temps Constantin assembla à Nicée (32?)) en Bithynie, le premier concile général, où trois cent dix-huit évêques, qui représentaient toute 1 Eglise, condamnèrent le prêtre Arius, ennemi de la divinité du Fils de Dieu, et dressèrent le Symbole où la consubstantialité du Père et du Fils est établie. Les prêtres de l'Église romaine envoyés par lepape saint Sylvestre précédèrent tous les évêques dans cette assemblée; et un ancien auteur grec* compte parmi les. légats du Saint-Siège le célèbre Osius, évêque de Cordoue, qui présida au concile. Constantin y prit sa séance, et en reçut les décisions comme un oracle du Ciel. Les Ariens cachèrent leurs erreurs, et rentrèrent dans ses bonnes grâces | en dissimulant. Pendant que sa valeur maintenait l'empire^ dans une souveraine tranquillité, le repos de sa famille fut, troublé par les artifices de Fauste, sa femme (326). Crispe,]