Gel. Cyzic, Hist. oonc. Nie, Hb. II. c. vi, xxvn
fils de Constantin, mais d'un autre mariage, accusé par cette marâtre de l'avoir voulu corrompre, trouva son père inflexible. Sa mort fut bientôt vengée. Fauste, convaincue, fut suffoquée *■ dans le bain. Mais Constantin, déshonoré par la malice de sa femme, reçut en même temps beaucoup d'honneur par la piété de sa mère. Elle découvrit dans les ruines de l'ancienne Jérusalem la vraie croix féconde en miracles. Le saint sépulcre fut aussi trouvé. La nouvelle ville de Jérusalem qu'Adrien avait fait bâtir, la gT-otte où était né le Sauveur du monde et tous les saints lieux furent ornés de temples superbes par Hélène et par Constantin. Quatre ans après l'empereur rebâtit Byzance, qu'il appela Constantinople, et en fit le second siège de l'empiré (330).
L'Église, paisible sous Constantin, fut cruellement affligée en Perse. Une infinité de martyrs signalèrent leur foi (336). L'empereur tâcha en vain d'apaiser Sapor et de l'attirer au christianisme. La protection de Constantin ne donna aux chrétiens persécutés qu'une favorable retraite. Ce prince béni de toute l'Église mourut (337) plein de joie et d'espérance, après avoir partagé l'empire entre ses trois fils, Constantin, Constance et Constant. Leur concorde fut bientôt troublée. Constantin périt dans la guerre qu'il eut avec son frère Constant pûur les limites de leur empire (340). Constance et Constant ne furent guère plus unis. Constant soutint la foi deNicée que Constance combattait. Alors TÉglisc admira les longues souffrances de saint Athanase, patriarche d'Alexandrie et défenseur du concile de Nicée. Chassé de son siège par Constance (341), il fut rétabli canoniquemenl par le pape saint Jules I, dont Constant appuya le décret^. Ce bon prince ne dura guère. Le tyran Magnence le tua par trahison (350) ; mais tôt après, vaincu par Constance, il se tua lui-même (351).
Dans la bataille où ses affaires furent ruinées (353), Valens, évêque arien, secrètement averti par ses amis, assura Constance que l'armée du tyran était en fuite, et fit croire au faible empereur qu'il le savait par révélation. Sur cette fausse révélation, Constance se livre aux Ariens. Les évêques orthodoxes sont chassés de leurs sièges ; toute l'Église est remplie de confusion et de trouble ; la constance du pape