Célébrée, répandue et admise
par ses légats, comme le chef* à ses membres ^. L'Empereur Marcien assista lui-même à ceUe grande assemblée, à l'exemple de Constantin, et en reçut les décisions avec le même respect. Un peu auparavant, Pulchérie l'avait élevé à l'empire en l'épousant. Elle lut reconnue pour impératrice après la mort de son frère, qui n'avait point laissé de fils. Mais il fallait donner un maître à l'empire : la vertu de Marcien lui procura cet honneur. Durant le temps de ces deux conciles, Théodoret, évêque de Cyr, se rendit célèbre ; et sa doctrine serait sans tache si les écrits violents qu'il publia contre saint Cyrille n'avaient eu besoin de trop grands éclaircissements. 11 les donna de bonne foi, et lut compté parmi les évêques orthodoxes.
Les Gaules commençaient à reconnaître les Francs. Aétius les avait défendus contre Pharamond et contre Clodion le Chevelu ; mais Mérovée fut plus heureux, et y fit un plus solide établissement, à peu près dans le même temps que les Anglais, peuples saxons, occupèrent la Grande-Bretagne. Us lui donnèrent leur nom, et y fondèrent plusieurs royaumes.
Cependant les Huns, peuples des Palus-Méotides, désolèrent tout l'univers avec une armée immense, sous la conduite d'Attila, leur roi, le plus affreux de tous les hommes. Aétius, qui le délit dans les Gaules, ne put l'empêcher de ravager l'Italie (452). Les îles de la mer Adriatique servirent de retraite à plusieurs contre sa fureur. Venise s'éleva au milieu des eaux. Le pape saint Léon, plus puissant qu'Aélius et que les armées romaines, se fit respecter par ce roi barbare et païen, et sauva Rome du pillage ; mais elle y fut exposée bientôt après par les débauches de son empereur Valentinien. Maxime, dont il avait violé la femme, trouva moyen de le perdre, en dissimulant sa douleur et se faisant un mérite de sa complaisance. Par ses conseils trompeurs, l'aveugle empereur fit mourir Aétius, le seul rempart de l'empire (454). Maxime, auteur du meurtre, en inspire la vengeance aux amis d'Aétius et fait tuer l'empereur (455). Il monte sur le trône par ces degrés, et contraint l'impératrice Eudoxe, fille de Théodose le Jeune, à l'épouser. Pour se tirer de ses mains, elle ne craignit point de se mettre en