Eclat. S. Si/n. Chalc. ad Léon.j Conc. part
celles de Genséric. Rome est en proie au barbare : le seul saint Léon l'empêche d'y mettre tout à feu et à sang ; le peuple déchire Maxime et ne reçoit dans ses maux que cette triste consolation.
Tout se brouille en Occident : on y voit plusieurs empereurs s'élever et tomber presque en même temps. Majorien fut le plus illustre (457). Avitus soutint mal sa réputation, et se sauva par un évêché (456). On ne put plus défendre les Gaules contre Mérovée, ni contre Childéric, son fils ; mais le dernier pensa périr par ses débauches. Si ses sujets le chassèrent (458), un fidèle ami qui lui resta le fît rappeler (465). Sa valeur le fit craindre de ses ennemis, et ses conquêtes s'étendirent bien avant dans les Gaules, L'empire d'Orient était paisible sous Léon, thracien, successeur de Marcien, et sous Zenon, gendre et successseur de Léon (474, 475). La révolte de Basilisque bientôt opprimée (476) ne causa qu'une courte inquiétude à cet empereur ; mais l'empire d'Occcident périt sans ressource. Auguste, qu'on nomme Augustule, fils d'Oreste, fut le dernier empereur reconnu à Rome, et incontinent après il fut dépossédé par Odoacre, roi des lîérules. C'étaient des peuples venus du Pont-Euxin, dont la domination ne fut pas longue.
En Orient, l'empereur Zenon entreprit de se signaler d'une manière inouïe. Il fut le premier des empereurs qui se mêla de régler les questions de la foi. Pendant que les demi- Eutychiens s'opposaient au concile de Chalcédoine, il publia contre le concile son Hénotique^ (482), c'est-à-dire son décret d'union détesté par les catholiques et condamné par le pape Félix III (483). Les Hérules furent bientôt chassés de Rome par Théodoric, roi des Ostrogoths, c'est-à-dire Goths orientaux, qui fonda le royaume d'Italie (490, 491) et laissa, quoique Arien, un assez libre exercice à La religion catholique. L'empereur Anastase la troublait en Orient (49?). Il marcha sur les pas de Zenon, son prédécesseur, et appuya les hérétiques (493). Par là il aliéna les esprits des peuples, et ne put jamais les gagner, même en ôtant des impôts fâcheux. L'Italie obéissait à Théodoric. Odoacre, pressé dans Ravenne, tâcha de se sauver par un traité que Théodoric n'observa pas ; et les Hérulês furent contraints de tout abandonner. Théodoric, outre l'Italie, tenait encore