IMd., XVII, 25 ; Josèphe, Ant. Jud., lib. I, c. xuî
3. Ibid., XXV ; Alex, Polyh. apud Jos., Ant. Jud., lib. I, c. xvl.
4. Beros., Hecat., Eupol., Alex. Polyh. et al. apud Jos., Ant. Jud., lib. I, c. vni, et Euseb., Prsep. JSxang.., lib. IX, c. x\i, xvn, xvin, xrx, XX, et lib. Xlll, c. XI.
5. Nie. Damasc , lib. IV ; Hist. univ. in excerpt., Vales., p. 491 ; et
iZK fAttilË; il, CHAPllKti 11
peuple de Dieu nous rapporte de ce grand homme. Nous avons vu rpi'Abrahara suivait le genre de vie que suivirent les anciens hommes avant que tout l'univers eût été réduit en royaumes. Il régnait dans sa famille avec laquelle il embrassait cette vie pastorale tant renommée pour sa simplicité et son innocence, riche en troupeaux, en esclaves et en argent, mais sans terres et sans domaine * ; et toutefois il vivait dans un royaume étranger, respecté et indépendant comme un prince*. Sa piété et sa droiture protégée de Dieu luiattireiient ce respect. Il traitait d'égal avec les rois qui recherchaient son alliance, et c'est de là qu'est venue l'ancienne opinion qui l'a lui-même fait roi. Quoique sa vie fût simple et pacifique, il savait faire la guerre, mais seulement pour défendre ses alliés opprimés^. Il les défendit et les vengea par une victoire signalée ; il leur rendit toutes leurs richesses reprises sur leurs ennemis sans réserver autre chose que la dîme qu'il offrit à Dieu, et la part qui appartenait aux troupes auxiliaires qu'il avait menées au combat. Au reste, après un si grand service, il refusa les présents des rois avec une magnanimité sans exemple, et ne put souffrir qu'aucun homme se vantât d'avoir enrichi Abraham. 11 ne voulait rien devoir qu'à Dieu, qui le protégeait, et qu'il suivait seul* avec une foi el une obéissance parfaite.
Guidé par cette foi, il avait quitté sa terre natale pour venir au pays que Dieu lui montrait. Dieu, qui l'avait appelé et qui l'avait rendu digne de son alliance, la conclut à ces conditions.
Il lui déclara qu'il serait le Dieu de lui et de ses enfants ^, c'est-à-dire qu'il serait leur protecteur, et qu'ils le serviraient comme le seul Dieu créateur du ciel et de la terre.
Il lui promit une terre (ce fut celle de Chanaan) pour servir de demeure fixe à sa postérité et de siège à la religion ".
apud Jos., AtJt. Jtid., lib. I, c. vni;etEuseb., Prasp. Evang., hb. IX,