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Il n'avait point d'enfants, et sa femme Sara était stérile. Dieu lui jura par soi-même et par son éternelle vérité que de lui et de cette femme naîtrait une race qui égalerait les étoiles du ciel et le sable de la mer*.
Mais voici l'article le plus mémorable de la promesse divine. Tous les peuples se précipitaient dans l'idolâtrie. Dieu promit au saint patriarche qu'en lui et en sa semence toutes ces nations aveugles qui oubliaient leur Créateur seraient bénites *, c'est-à-dire rappelées à sa connaissance, où se trouve la véritable bénédiction.
Par cette parole Abraham est fait le père de tous les croyants, et sa postérité est choisie pour être la source d'où la bénédiction doit s'étendre par toute la terre.
En cette promesse était renfermée la venue du Messie tant de fois prédit à nos pères, mais toujours prédit comme celui qui devait être le Sauveur de tous les gentils et de tous les peuples du monde. ^
Ainsi ce germe béni, promis à Eve, devint aussi le germe et le rejeton d'Abraham.
Tel est le fondement de l'alliance; telles en sont les conditions. Abraham en reçut la marque dans la circoncision', cérémonie dont le propre effet était de marquer que ce saint homme appartenait à Dieu avec toute sa famille.
Abrajiam était sans enfants quand Dieu commença à bénir sa race. Dieu le laissa plusieurs années sans lui en donner. Après il eut Ismaël, qui devait être père d'un grand peuple, mais non pas de ce peuple élu tant promis à Abraham*. Le père du peuple élu devait sortir de lui et de sa femme Sara qui était stérile. Enfin, treize ans après Ismaël, il vint cet l'enfant tant désiré : il fut nommé Isaac^, c'est-àdire m, enfant de joie, enfant de miracle, enfant de promesse, qui marque par sa naissance que les vrais enfants de Dieu naissent de la grâce.
Il était déjà grand, ce bénit enfant, et dans un âge où son père pouvait espérer d'en avoir d'autres enfants, quand tout
\. Gen., xn, 2 ; xv, 4, 5 ; xvn, 19.