‹ Discours sur l'histoire universelleChapitre 14 sur 55 · CHAPITRE H · texte numérisé non relu

CHAPITRE H

Abraham eî h's patriarche?.

Mais comme le peuple de Dieu a pris sous le patriarche Abraham une forme plus réglée, il est nécessaire, Monseigneur, de vous arrêter un peu sur ce grand homme.

Il naquit environ trois cent cinquante ans après le déluge, dans un temps où la vie humaine, quoique réduite à des bornes plus étroites, était encore très-longue. Noé ne faisait que de mourir ; Sem , son fils aîné, vivait encore, et Abraham a pu passer avec lui presque toute sa vie.

Représenîez-vous donc le monde encore nouveau, et encore pour ainsi dire tout trempé des eaux du déluge , lorsque les hommes, si près de l'origine des choses, n'avaient besoin, pour connaître l'unité de Dieu et le service qui lui était du , que de la tradition qui s'en était conservée depuis Adam et depuis Noé; tradition d'ailleurs si conforme aux lumières de la raison, qu'il semblait qu une vérité si claire et si importante ne pût jamais être obscurcie ni oubliée parmi les hommes. Tel est le premier état de la religion , qui dure jusqu'à Abraham^ où, pour connaître les grandeurs de Dieu, les hommes n'avaient à consulter que leur raison et leur mémoire.

Mais la raison était faible et corrompue, et à mesui'o qu'on s'éloignait de l'origine des choses, les hommes brouillaient les idées qu'ils avaient reçues de leurs ancêtres. Les enfants indociles ou.malappris n'en voulaient plus croire leurs grands-pères décrépits, qu'ils ne connai>saient qu'à peine

ir)2 lusTonu: imvkhskllk.

après tant de générations; le sens humain abruti ne pouvait plus selever aux choses intellectuelles; et les hommes ne voulant plus adorer que ce qu^ils voyaient, l'idolâtrie se répandait par tout l'univers.

L'esprit qui avait trompé le premier homme goûtait alors tout le fruit de sa séduction , et voyait l'effet entier de celte parole : « Vous serez comme des dieux. « Dès le moment qu'il la proféra, il songeait à confondre en l'homme l'idée de Dieu avec celle de la créature , et à diviser un nom dont la majesté consiste à être incommunicable. Son projet lui réussissait. Les hommes, ensevelis dans la chair et dans le sang, avaient pourtant conservé une idée obscure de la puissance divine, qui se soutenait par sa propre force, mais qui , brouillée avec les images venues par leurs sens, leui* faisait adorer toutes les choses où il paraissait quelque activité et quelque puissance. Ainsi le soleil et les astres, qui se faisaient sentir de si loin, le feu et les éléments, dont les effets étaient si universels, furent les premiers objets de l'adoi-ation publique. Les grands rois , les grands conquéiants qui pouvaient tout sur la terre, et le^^ auteurs des inventions utiles à la vie humaine , eurent bientôt après les honneurs divins. Les hommes portèrent la peine de s'être soumis à leurs sens : les sens décidèrent de tout, et firent, malgré la raison , tous les dieux qu'on adora sur la terre.

Que l'homme parut alors éloigné de sa première institution , et que Timage de Dieu y était gâtée î Dieu pouvait-il l'avoir fait avec ces perverses inclinations qui se déclaraient tous les jours de plus en plus? et celte pente prodigieuse qu'il avait à s'assujétir à toute autre chose qu'à son seigneur naturel, ne montrait-elle pas visiblement la main étrangère par laquelle l'œuvre de Dieu avait été si profondément altérée dans l'esprit humain , qu'à peine pouvait-on y en reconnaître quelque trace? Poussé par cette aveugle impression qui le dominait,.il s'enfonçait dans l'idolâtrie, sans que rien le put retenir. Lu si izi-anil mal

LA SLJ[TI<: DE LA ilELIGlON. 155

faisait des progrès étranges. De peur qu'il n'affectât tout le genre humain, et n'éteignît tout à fait la connaissance de Dieu, ce grand Dieu appela d'en haut son serviteur Abraham, dans la famille ducjuel il voulait établir son culte, et conserver l'ancienne croyance tant de la création de l'univers que de la providence particulière avec laquelle il gouverne les choses humaines.

Abraham a toujours été célèbre dans l'Orient. Ce n'est [>as seulement les Hébreux qui le regardent comme leur père : les Iduméens se glorilient de la même origine. ïsmaël, fils d'Abraham , est connu parmi les Arabes comme celui d'où ils sont sortis \ La circoncision leur est demeurée comme la marque de leui- origine, et ils l'ont reçue de tout temps , non pas au huitième jour, à la manière des Juifs , mais à treize ans, comme l'Écriture nous apprend qu'elle fut donnée à leur père ïsmaël - : coutume qui dure encore parmi les mahométans. D'autres peuples arabes se ressouviennent d'Abraham et de Cétura, et ce sont les mêmes que l'Écriture fait sortir de ce mariage ^ Ce patriarche était Chaldéen; et ces peuples, renommés pour leurs observalions astronomiques , ont compté Abraham comme un de leurs plus savants observateurs ". Les historiens de Syrie l'ont fait roi de Damas, quoique étranger et venu des environs de Babylone; et ils racontent qu il quitta le loyaume de Damas pour s'établir dans le pays des Chananéens , depuis appelé Judée ^ Mais il vaut mieux remarquer ce que rhisloire du peuple de Dieu nous rapporte de ce grand homme. Nous avons vu qu'Abraham suivait le genre de vie

1 Gon., XVI, xvn.

2 lbi(l.,xvii, 25. Joseph., A.nt., lib. i, cap. 13, aL 12.

^ Ibid., XXV. Alex. Polyh. aputl Jos., Aiit., lib. i, cap. 10, al. 15.

'' Beros. Hecat. Eupol. Alex. Polyh. et al. apiuljos., Ant., lib. i, cap. 8, al. 7, et Euseb., Prœp. Ev., lib. ix, c. 16, 17, 18, 19, 20, etc.

^ Nie. Damas., lib. iv. Hist. uiiiv. in Excerpt. Vales., p. 4<)1 ; ef a[». Jos., Aiit , lil). i, c. 8; cl Euseb., Pj.ep. Ev., lib, ix, cap. Ki.

15^1 HISTOIRE l'MVEUSELLE.

que suivirent les anciens hommes, avant que tout l'univers eût été réduit en royaumes. Il régnait dans sa famille , avec laquelle il embrassait celte vie pastorale tant renommée pour sa simplicité et son innocence ; liclie en troupeaux , en esclaves et en argent, mais sans terres et sans domaine ^; et toutefois il vivait dans un royaume étranger, respecté et indépendant comme un prince ". Sa piété et sa droiture protégée de Dieu lui attiraient ce respect. Il traitait d'égal avec les rois qui recherchaient son alliance, et c'est de là qu'est venue l'ancienne opinion qui l'a lui-même fait roi. Quoique sa vie fût simple et pacifique, il savait faire la guerre, mais seulement pour défendre ses alliés opprimés ^ Il les défendit et les vengea par une victoire signalée : il leur rendit toutes leurs richesses reprises sur leurs ennemis, sans réserver autre chose que la dime qu'il offrit à Dieu, et la paît qui appartenait aux troupes auxiliaires qu'il avait menées au combat. Au reste , après un si grand service , îl refusa les présents des rois avec une magnanimité sans exemple, et ne put souffrir (ju'aucun homme se vantât d'avoir enrichi Abraham. Il ne voulait rien devoir qu'à Dieu qui le protégeait , et qu'il suivait seul avec une foi et une obéissance parfaite.

Guidé par cette foi, il avait quitté sa terre natale pour venir au pays que Dieu lui montrait. Dieu qui l'avait appelé, et qui l'avait rendu digne de son alliance, la conclut à ces ( onditions :

Il lui déclara qu'il serait le Dieu de lui et de ses enfants '. c'est à-dire, qu'il serait leur protecteur, et qu ils le serviraient comme le seul Dieu créateur du ciel et de la terre.

Il lui proniit une terre (ce fut celle de Chanaan) pour servir de demeure fixe à sa postérité, et de siège à la religion \

Il n'avait point d'enfants , et sa femme Sara était stérile. Dieu lui jura par soi-même , et par son éternelle vérité , qi'c

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LV SLITE im ]A KKLIGIOV 15)

de lui et de cette femme naîtrait une race qui égalerait les étoiles du ciel et le sable de la mer \

Mais voici l'article le plus mémorable de la promesse divine. Tous les peuples se précipitaient dans l'idolâtrie. Dieu promit au saint patriarche qu'en lui et en sa semence toutes ces nations aveugles , qui oubliaient leur créateur , seraient bénites % c'est-à-dire , rappelées à sa connaissance , oii se trouve la véritable bénédiction.

Par celte parole Abraham est fait le père de tous les croyants, et sa postérité est choisie pour être la source d'où la bénédiction doit s'étendre par toute la terre.

En cette promesse était enfermée la venue du Messie tant de fois prédit à nos pères , mais toujours prédit comme celui qui devait être le Sauveur de tous les Gentils et de tous les peuples du monde.

Ainsi ce germe béni, promis à Eve, devint aussi le germe et le rejeton d'Abraham.

Tel est le fondement de l'alliance, telles en sont les conditions. Abraham en reçut la marque dans la circoncision % cérémonie dont le propre effet était de marquer que ce saint homme appartenait à Dieu avec toute sa famille.

Abraham était sans enfants quand Dieu commença à bénir Fa race. Dieu le laissa plusieurs années sans lui en donner. Après, il eut Ismaël, qui devait être père d'un grand peuple, mais non pas de ce peuple élu , tant promis à Abraham \ Le père du peuple élu devait sortir de lui et de sa femme Sara, qui était stérile. Entin, treize ans après Ismaël , il vint, cet enfant tant désiré : il fut nommé Isaac % c'est-à-dire, ris^ enfant de joie, enfant de miracle, enfant de promesse, qui marque par sa naissance que les vrais enfants de Dieu naissent de la grâce.

^ Gen., XII, 2; x\, 4, 5; xvii, 19. — 2 ibid,, xn , 3; xvui, 18. ^ Ibidc, XVII. — ' Ibid., xii. xv, 2; xvi, 3, 4 ; xvu , 20; xxi, 13. ' ll>i(l . XXI. 2, 3.

156 HISTOUlh; L-MVEKSELLE.

Il élail déjà grand, ce bénit enfant, et dans un âge où son père i)ouvait espérer d'en avoir d'autres enfants , quand tout à coup Dieu lui commanda de l'immoler \ A quelles épreuves la foi est-elle exposée! Abraham mena Isaac à la montagne que Dieu lui avait montrée, et il allait sacrifier ce fils en qui seul Dieu lui promettait de le rendre pèi'e et de son peuple et du Messie. Isaac présentait le sein à l'épée que son père tenait toute pi-ête à frapper. Dieu, content de Tobéissance du père et du fils, n'en demande pas davantage. Après que ces deux grands hommes ont donné au monde une image si vive et si belle de l'oblation volontaire de Jésus-Christ, et qu'ils ont goûté en esprit les amertumes de sa croix, ils sont jugés vraiment dignes d'être ses ancêtres. La fidélité d'Abraham fait que Dieu lui confirme toutes ses promesses % et bénit de nouveau non-seulement sa famille, mais encore par sa famille toutes les nations de l'univers.

En effet, il continua sa protection à Isaac son fils, et à Jacob son petit-fils. Ils furent ses imitateurs, attachés comme lui à la croyance ancienne , à l'ancienne manière de vie qui était la vie pastorale, à l'ancien gouvernement du genre humain, oi\ chaque père de famille était prince dans sa maison. Ainsi, dans les changements qui s'introduisaient tous les jours parmi les hommes, la sainte anti(|uité revivait dans la religion et dans la conduite d'Abraham et de ses enfants.

Aussi Dieu réitéra-t-il à Isaac et à Jacob les mêmes promesses qu'il avait faites à Abi'aham ^ ; et comme il s'était appelé le Dieu d'Abiaham, il prit encore le nom de Dieu d'Isaac et de Dieu de Jacob.

Sous sa [)iotection , ces trois grands hommes commencèrent à demeurer dans la terre de Chanaan , mais comme des étrangers, et sans y posséder un pied de terre *, jusqu'à

Coll., xxn. — 2 iIjkI.. x\ii , 18.

ll)i(1., x\v. 1 1; wvi. i ; wmii , H. — • \c\.. ^ n . 5,

LA SllTh: DE LA JlELlGIOiN. 157

ce que la famine altiia Jacob en Egypte , où ses enfants niullipliés devinrent bientôt un grand peuple, comme Dieu r avait promis.

Au reste , quoique ce peuple, que Dieu faisait naître dans son alliance , diU s'étendre par la génération , et que la bénédiction dût suivre le sang , ce grand Dieu ne laissa pas d'y marquer Télection de sa grâce. Car, après avoir choisi Abraham du milieu des nations , parmi les enfants d'Abraham il choisit Isaac, et des deux jumeaux d'Isaac il choisit Jacob , à qui il donna le nom d'Israël.

La préférence de Jacob fut marquée par la solennelle bénédiction qu'il reçut d'Isaac, par surprise en apparence, mais en effet par une expresse disposition de la sagesse di- \ ine. Cette action prophétique et mystérieuse avait été préparée par un oracle dès le temps que Rebecca, mèie d'Esaii et de Jacob, les |)ortait tous deux dans son sein. Car celte pieuse femme , troublée du combat qu'elle sentait entre ses enfants dans ses entrailles, consulta Dieu, de (jui elle reçut cette réponse : « Vous portez deux peuples dans votre sein, » et l'aîné sera assujéti au plus jeune. » En exécution dé cet oracle,. Jacob avait reçu de son frère la cession de son droit d'aînesse, conlirmé par serment '; et Isaac, en le bénissant , ne (il que le mettre en possession de ce droit, que le ciel lui-même lui avait donné. La préférence des Israélites, enfants de Jacob, sur les Iduméens, enfants d'Ésaû, est prédite par cette action, qui marque aussi la préférence future des Gentils , nouvellement appelés à Talliance par Jésus-Christ, au-dessus de l'ancien peuple.

Jacob eut douze enfants, qui furent les douze patriarches, auteurs des douze tribus. Tous devaient entrer dans l'alliance : mais Juda fut choisi parmi tous ses frères pour être le père des rois du peuple saint , et le père du Messie tant promis à ses ancêtres.

♦ Geii.. XXV, 22, 2a, :32.

J.)8 HISTOUIE IMVERSELLE.

Le temps devait venir que dix tribus étant retranchées du peuple de Dieu pour leur infidélité, la postérité d'Abraham ne conserverait son ancienne bénédiction, c'est-à-dire, la religion , la terre de Chanaan , et Tespérance du Messie , qu'en la seule tribu de Juda, qui devait donner le nom au reste des Israélites, qu'on appela Juifs, et à tout le pays , qu'on nomma Judée.

Ainsi l'élection divine paraît toujours même dans ce peuple charnel, qui devait se conserver par la propagation ordinaire.

Jacob vit en esprit le secret de cette élection ^ Comme il était prêt à expirer, et que ses enfants , autour de son lit, demandaient la bénédiction d'un si bon père. Dieu lui découvrit l'état des douze tribus quand elles seraient dans la terre promise : il l'expliqua en peu de paroles, et ce peu de paroles renferme des mystères innombrables.

Quoique tout ce qu'il dit des frères de Juda soit exprimé avec une magnificence extraordinaire, et ressente un homme transporté hors de lui-même par l'esprit de Dieu , quand il vient à Juda, il s'élève encore plus haut. « Juda, dit-il % » les fières te loueront; ta main sera sur le cou de les en- » nemis ; les enfants de ton père se [)rosterneront devant » loi. Juda est un jeune lion. Mon fils, tu es allé au butin; » tu t'es reposé comme un lion et comme une lionne. Qui » osera le réveiller? Le sceptre (c'est-à-dire l'autorité) ne » sortira point de Juda , et on verra toujours des capitaines » et des magistrats, ou des juges nés de sa race, jusqu'à » ce que vienne celui qui doit être envoyé, et qui sera l'at- » tente des peuples; » ou comme porte une autre leçon qui peut-être n'est pas moins ancienne, et qui au fond ne diffère pas de celle-ci, « jusqu'à ce que vienne celui à qui les » choses sont léservées ; » et le reste comme nous venons de le rapporter.

* GOII.. XLIX. — - 11)1(1.. XLIX. 8.

LA StlTE DE LA UELIGIOX. 159

La suite de la prophétie regarde à la lettre la contrée que la tribu de Juda devait occuper dans la terre sainte. Mais les dernières paroles que nous avons vues , en quelque fa- (;on qu'on les veuille prendre, ne signifient autre chose que celui qui devait être l'envoyé de Dieu , le ministre et l'interprète de ses volontés J'accomplisseraent de ses promesses, et le roi du nouveau peuple, c'est-à-dire, le Messie, ou l'Oint du Seigneur.

Jacob n'en parle expressément qu'au seul Juda , dont ce Messie devait naître : il comprend , dans la destinée de Juda seul, la destinée de toute la nation, qui après sa dispersion devait voir les restes des autres tribus réunis sous les étendards de Juda.

Tous les termes de la prophétie sont clairs : il n'y a que le mot de sceptre que l'usage de notre langue nous pourrait faire prendre pour la seule royauté ; au lieu que , dans la langue sainte, il signifie, en général, la puissance, l'autorité, la magistrature. Cet usage du mot de sceptre se trouve à toutes les pages de l'Écriture : il paraît même manifestement dans la prophétie de Jacob , et le patriarche veut dire qu'aux jours du Messie toute autorité cessera dans la maison de Juda ; ce qui emporte la ruine totale d'un état.

Ainsi les temps du Messie sont marqués ici par un double changement. Par le premier, le royaume de Juda et du peuple juif est menacé de sa dernière ruine. Par le second, il doit s'élever un nouveau royaume, non pas d'un seul |)euple, mais de tous les peuples, dont le Messie doit être le chef et l'espérance.

Dans le style de l'Écriture, le peuple juif est appelé en nombre singulier, et par excellence, le peuple^ ou le peuple de Dieu ^ ; et quand on trouve les peuples '^ , ceux qui sont exercés dans les Écritures entendent les autres peuples ,

i Is., Lxv, etc. Rom., x, 21.

2 Is., H, 2, 3; XLix, G, 18; li , 4, 5, etc.

160 HISTOIRE IMVERSELLE.

qu'on voit aussi promis au Messie dans la prophétie de Jacob.

Cette grande prophétie comprend en peu de paroles toute l'histoire du peuple juif et du Christ qui lui est promis. Elle marque toute la suite du peuple de Dieu, et TelFet en dure encore.

Aussi ne prétends-je pas vous en faue un commentaire : vous n'en aurez pas besoin , puisqu'on remarquant simplement la suite du peuple de Dieu , vous verrez le sens de l'oracle se développer de lui-même, et que les seuls événements en seront les interprètes.

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