‹ Discours sur l'historie universelleChapitre 19 sur 89 · VI. FONDATION DU T£MPLE · texte numérisé non relu

VI. FONDATION DU T£MPLE

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diges inouïs, même en faveur des Israélites, °^^^' ^' ^' qu'il vouloit rappeler à la pénitence. Ils virent, isans se convertir, les merveilles d'Élie et dïlir séCj qui prophétisèrent durant les régnes d'A^ chab et de cinq de ses successeurs. En ce temps Homère fleurit \ et Hésiode fleurissoit trente ans avant lui. Les mœurs antiques qujls nous représentent , et les vestiges qu'ils gankt en- KTore , avec beaucoup de grandeur, de l'ancienne isimplicité, ne servent pas peu à nous faire en^ tendre les antiquités beaucoup plus reculées, et la divine simplicité de l'Écriture. Il y eut des spec tacles effroyables dans les royaumes de Juda et d'Israël. Jézabel fut précipitée du h^ut d'une 3120 884 tour par ordre de Jéhu. Il ne lui servit de rien de s'être parée : Jéhu la fit fouler aux pieds des jchevaux. Il fit tuer Joram, roi d'Israël, fils d'Aichab : toute la maison d'Achab fut exterminée, et peu s'en fallut qu'elle n'entraînât celle des rois de Juda dans sa ruine. Le roi Ochozias, fils de Joram roi de Juda, et d'Athalie, fut tué dans Samarie avec ses frères, .comme allié et ami des enfants d'Achab. Aussitôt que cette nouvelle fut portée à Jérusalem,, Athalie résolut de faire mourir tout ce qui restoit de la famille royale, sans épargner ses enfants, et de

' Marm. Arund.

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«onde. j. c. j.^gjjçj. pjy, \^ perte de tous les siens. Le seul Joas, fils d'Ochozias, enfant encore au berceau, fut dérobé à la fureur de son aïeule. Jésabeth , sœur d'Ocbozias, et femme de Joïada, souverain pontife, le cacha dans la maison de Dieu, et sauva ce précieux reste de la maison de David, .^lalie, qui le crut tué avec tous les autres, vivoiflkms crainte. Lycurgue donnoit des lois à Lacédémone. Il est repris de les avoir fait toutes pour la guerre, à lexemple de Minos, dont il avoit suivi les institutions % et d avoir peu pourvu à la modestie des femmes; pendant que, pour faire des soldats , il obligeoit les hommes à une vie si laborieuse et si tempérante. Rien ne remuoit en Judée contre Athalie : elle se croyoit affermie par un règne de six ans.

Mais Dieu lui nourrissoit un vengeur dans lasile sacré de son temple. Quand il eut atteint lage

3ta6 878 de sept ans, Joïada le fit connoitre à quelques uns des principaux chefs de Farmée royale, qu'il avoit soigneusement ménagés; et, assisté des lévites, il sacra le jeune roi dans le temple. Tout le peuple reconnut sans peine l'héritier de David et de Josaphat. Athalie, accourue aubruJt pour dissiper la conjuration , fut arrachée de lenclos du temple, et reçut le traitement que

' Plat, de Rep. lib. viii : de Leg. lib. i. Arist. Polit, lib. ii, c. 9.

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aes crimes méritoient. Tant que Joïada vécut, ™**" '^' Jôéis fit garder la loi de Moïse. Après la mort de ce saint pontife, corrompu par les flatteries de ses courtisans, il s abandonna avec eux à Fidolâtrie. Le pontife Zacharie, fils de Joïada, voulut les reprendre; et Joas, sans se souvenir 3 164 840 de ce qu'il devoit à son père , le fit lapider. La vengeance suivit de près. L'année suivante, Joas, 3 , es 839 battu par les Syriens, et tombé dans le mépris, fut assassiné par les siens; et Amasias son fils, 3179 8a5 meilleur que lui , fut mis sur le trône. Le royaume d'Israël, abattu par les victoires des rois de Syrie, et par les guerres civiles, reprenoit ses forces sous Jéroboam II, plus pieux que ses prédécesseurs. Ozias, autrement nommé Azarias, 3,0^ gjo fils d'Amasias, ne gouvemoit pas avec moins de gloire le royaume de Juda. C'est ce fameux Ozias, frappé de la lèpre, et tant de fois repris dans l'Écriture, pour avoir en ses derniers jours osé entreprendre sur l'office sacerdotal, et, cou tre la défense de la loi, avoir lui-même offert de l'encens sur l'autel des parfums. Il fallut le séquestrer, tout roi qu'il étoit, selon la loi de Moïse; et Joatham son fils, qui fut depuis son successeur, gouverna sagement le royaume.

Sous le règne d'Ozias, les saints prophètes, dont les principaux en ce temps furent Osée et Isaïe,

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monde. J. c. commencèrent à publier leurs prophéties par écrit ■ , et dans des livres particuliers , dont ils déposoient les originaux dans le temple, pour servir de monument à la postérité. Les prophéties de moindre étendue , et faites seulement de vive voix, s enregistroient, selon la coutume, dans les archives du temple, avec Thistoire du temps.

3238 776 Les jeux olympiques, institués par Hercule, et long-temps discontinués, furent rétablis. De ce rétablissement sont venues les olympiades , par où les Grecs comptoient les années. A ce terme finissent les temps que Varron nomme fabuleux, parceque, jusqu'à cette date, les histoires profanes sont pleines de confusion et de fables; et commencent les temps historiques, où les affaires du monde sont racontées par des relations plus fidèles et plus précises. La première olympiade est marquée par la victoire d^ Corébe. Elles se renouveloient tous les cinq ans, et après quatre ans révolus. Là, dans rassemblée de toute la Grèce, à Pise premièrement, et dans la suite à Élide, se célébroient ces fameux combats, où les vainqueurs étoient couronnés avec des applaudissements incroyables. Ainsi les exercices étoient en honneur, et la Grèce devenoit tous les jours plus forte et plus

' Osée,i. i.Is. I. I.

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