‹ Discours sur l'historie universelleChapitre 22 sur 89 · VII. FONDATION DE ROME. Sg · texte numérisé non relu

VII. FONDATION DE ROME. Sg

kace ou Orbace, que quelques uns appellent Pharnace , affranchit les Médes, qui, après une assez longue anarchie, eurent des rois très puissants. Outre cela, incontinent après Sardanapale on voit paroître un second royaume des 7 74? Assyriens, dont Ninive demeura la capitale, et un royaume de Babylone, Ces deux derniers royaumes ne sont pas inconnus aux auteurs profanes, et sont célèbres diins l'histoire sainte. Le second royaume de Ninive est fQn4é par Thilgath ouTheglath, fils de Phalasar, appelé pour cette raison Theglathphalasar, à qui on donne aussi le nom de Ninus le jeune. Baladan , que les Grecs nomment Bélésis , établit le royaume de Babylone, où il est connu sous le nom de Nabonassar* De I4 Fère de Nabonassar, célèbre chez Ptolomée et les ^ciens astronomes, qui comptoient leurs années psir le régne de ce prince. Il est bon d'avertir ici que ce mot d'ère signifie un dénombrement d'aimées commencé ^ un certain point que quelque grand événement f^it rem^u'qner. Achaz, roi de Juda, im- «4 74o pie et méchant, pressé par Razin, roi de Syrie, et par Phacée, fils de Romélias, roi d'Israël, au heu de recoiu:*ir à Dieu, qui lui suscitoit ces ennemis pour le punir, appela Theglathphalasar, premier roi d'Assyrie ou de Ninive, qqi

^" dly* 4^ PREMIÈRE PARTIE. LES ÉPOQUES.

orne. j.c. ,.^jui§i^ à lextrémité le royaume d'Israël, et détruisit tout-à«fait celui de Syrie : mais, en même temps , il ravag;ea celui de Juda qui avoit imploré sou assistance. Ainsi les rois d'Assyrie apprirent le chemin de la Terre-Sainte , et en résolurent la conquête. Ils commencèrent par le

3i 721 royaume dlsraël, que Salmanasar, fils et successeur de Theglathphalasar, détruisit entière ment. Osée, roi d'Israël, s'étoit fié au secours de Sabacon, autrement nommé Sua ou Sotis, roi d'Ethiopie , qui aroit envahi l'Egypte. Mais ce puissant conquérant ne put le tirer des mains de Salmanasar. Les dix tribus , où le culte de Dieu s'étoit éteint, furent transportées à Ninive, et, dispersées parmi les Gentils, s'y perdirent tellement, qu'on ne peut plus en découvrir aucime trace. Il en resta quelques uns qui furent mêlés parmi les Juifs, et firent une petite par-

39 715 tie du royaume de Juda. En ce temps arriva

la mort de Romulus. Il fut toujours en guerre, et toujours victorieux; mais, au milieu des guerres, il jeta les fondements de la religion et des

40 74 lois. Une longue paix donna moyen à Numa^

son successeur, d'achever l'ouvrage. Il forma la religion, et adoucit les mœurs farouches du peuple romain. De son temps, les colonies venues de Gorinthe et de quelques autres villes

VIL FONDATION DÉ ROME. 4^ aê' dt"

die Grèce fondèrent Syracuse en Sicile, Gro- °"*^' tone, Tarente, et peut-être quelques autres villes dans cette partie de Htalie, à qui de plus anciennes colonies grecques,. répandues dan^ tout le pays, avoient déjà donné le nom de grande Grèce. Gependant Ézéchias , le plus pieux et le plus juste de tous les rois après David, régnoit en Judée. Sennachérîb, fils et 44 710 successeur de Salmanasar, lassiégea dans Jérusalem avec une armée immense : elle périt en une nuit par la main d'un ange. Ézéchias , délivré d'une manière si admirable, servit Dieu avec tout son peuple plus fidèlement que jamais. Mais , après la mort de ce prince, et sous son fils Manassès, le peuple ingrat oublia Dieu, 56 698 et les désordres s y multiplièrent. L'état popu- 67 687 laire se formoit alors parmi les Athéniens , et ils commencèrent à choisir les archontes annuels, dont le premier fut Gréon. Pendant que l'impiété s'augmentoit dans le royaume de Juda, la puissance des rois d'Assyrie, qui dévoient en être les vengeurs, s'accrut sous Asaraddon, fils de Sennachérib. Il réunit le royaume de Baby- 73 68 1 lone à celui de Ninive , et égala dans la grande Asie la puissance des premiers Assyriens*. Les

Après Assyriens, dans toutes les éditions on lit ce qui suit: Sons son régne, les Guthéens, peuples d'Assyrie, depuis ap^

de dev.

Rome. J. C.

dT tT 4^ PREBOÈRE PARTIE LES ÉPOQUES.

Médes commençoient aussi à se rendre considérables. Déjocès , leur premier roi , que quelques uns prennent pour TAipliaxad nommé dans le livre de Judith ^^^ fonda la superbe ville d'Ecbatanes, et jeta les fondements d*un grand empire. Us Favoient mis sur le trône pour couronner ses vertus , et mettre fin aux désordres que Tanarchie causoit parmi eux '. Conduits par un si grand roi, ils se souteooient contre leurs voisins; mais ils ne s'étendoient pas. Rome s'accroissoit, mais foiblement. Sous

pelés SamaritalDS, furent envoyés pour habiter Samarîe. Ceux-ci joi^irent le culte de Dieu avec celui des idoles, et obtinrent d'Asaraddon uu prêtre israélitc, qui leur apprit le service du dieu du pays, c'est-à-dire les observances de la loi de Moïse. Dieu ne voulut pas que son nom fût entièrement aboli dans une terre qu'il avoit donnée à son peuple, et il y laissa sa loi en témoignage. Mais leur prêtre ne leor donna que les livres de Moïse, que les dix tribus révoltées avoient retenus dans leur schisme. L^s Écritures composées depuis, par les prophètes qui sacrifioicnt dans le temple, étoient détestées parmi eux ; et c'est pourquoi les Samaritains ne reçoivent encore aujourd'hui que le Pcntateuque.

Pendant qu Asaraddon et les Assyriens s'Otablissoient si puissamment dans la grande Asie, les Médes, etc. On a vu, dans la Notice mr les éditions de cet ouvrage, la raison de cette suppression.

* Vâr. Au lieu de que quelques uns.... de Judith, on Ht dans la première édition : nommé Arphaxad dans l'Ë^criturç^

' Jférod. /i6. I, c. 96.

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