VIII. LES JUIFS RÉTABLIS
nance, Zorobabel, accompagné de Jésus, fils de Josédec, souverain pontife, ramena les captifs, qui rebâtirent l'autel et posèrent les fon- 219 535 déments du second temple. Les Samaritains, jaloux de leur gloire, voulurent prendre part à ce grand ouvrage ; et sous prétexte qu ils adoroient le Dieu d'Israël , quoiqu'ils en joignissent le culte à celui de leurs faux dieux , ils prièrent Zorobabel de leur permettre de rebâtir avec lui le temple de Dieu ' . Mais les enfants de Juda, qui détestoient leur culte mêlé , rejetèi'cnt leur proposition. Les Samaritains irrités traversé rent lem' dessein par toute sorte d'artifices et de violences. Environ ce temps, Servius Tullius, après avoir agrandi la ville de Rome , conçut le dessein de la mettre en république, il périt au milieu de ces pensées, par les conseils 221 53^ de sa fiUe , et par le conmiandement de Tarquin le Superbe, son gendre. Ce tyran envahit le royaume, où il exerça durant un long temps toute sorte de violences. Cependant l'empire des Perses aUoit croissant : outre ces provinces immenses de la grande Asie, tout ce vaste continent de l'Asie inférieure leur obéit; les Syriens et les Arabes furent assujettis ; l'Egypte, si jalouse de ses lois, reçut les leurs. La 229 i25r
' I. Esd. IV. 2,3.
lîi' de"v ^4 PREMIÈRE PARTIE. LES ÉPOQUES.
Rome. J.c. conquête s en fit par Cambyse, fik de Gyms. Ce brutal ne survécut guère à Smerdis, son
232 522 frère , qu un songe ambigu lui fit tuer en secret. Le mage Smerdis régna quelque temps sous le nom de Smerdis , frère de Cambyse ; mais sa fom^be fut bientôt découverte. Les sept principaux seigneurs conjurèrent c(Mitre lui ^ et
a33 521 l'un d'eux fut mis sur le trône. Ce fut Darius, fils d'Hystaspe, qui s'appeloit dans ses inscription$ le meilleur et le mieux fait de tous les hommes '. Plusieurs mai*ques le font recoa-:
npitre pour.rAssuénis du livre d'Ësther, quoiqu'on n'çn convienne pas. Au commencement de son régne, le temple fut achevé, après dîverses» interruptions causées par. les S^imaritains ^. Une haine irréconciliable se mit eqtre les deux peuples, et il n'y eut rien déplus opposé que Jérusalem et Samarie. C'est du temps de. Darius queconunence la liberté de Rome et d'Athènes, et la grande gloire de la Grèce,
241 s 5i3 HarmodittsetAristogiton, Athéniens, délivrent leur pa4ys<l'Hipparque, fils dç Pisistrate, et sopt tués par se^ gc^rdes,. Hippias,; frère d'Hippar^
244 5 10 que^ 'tâche en vain de se soutenir. U est chassé : la tyrannie des Pisistratides est entièrement éleint^eir Les Athéniens affranchis dressent des
' Herod. lih. iv, c. 91. — ' /. KsJr. v. vi.