‹ Discours sur l'historie universelleChapitre 30 sur 89 · VIII.LBS #UIFS RÉTÂBLItt · texte numérisé non relu

VIII.LBS #UIFS RÉTÂBLItt

statues à leurs libérateurs , et rétabliââent l'état ^"^^ ^ ^

j>opulaire. Htppias se jette entre leâ Ixraâ.de

Darius, <juïl trouva déjà disposé à entrepren»

dre la conquête de la Grèce, et nâ plus d'e^

pérance qu en sa protection. Dans le temps

qu'il fut cha^é , Rome se déik aussi de ses ;ty>-

rans. Tarquin le Superbe avoit rendu par sé^ *

yioleoces la royauté odieuse : f impudieité dte ^45 509

Sexte , son fils , acheva de la détruire, Lucrèce

déshonorée se tua ellenoiéme : son sang et les

harangues de Bmtus animèrent les Romaina^

Las rois furent bannis, et Tempire consulaire

6it établi soivant les projet» de Servius Tullius ;

mais il fut bientôt affoibli par la jalousie du y

peuple. Dès le premier consulat, P, Vdiérius,

consul, célèbre par ses viêtokes, deviqt »ispepi:

à. ses citoyens ; et ilfaUut^ pour les comtent^r,

établir la loi qui permit d'appeler au peuple,

du sénat et des consuls , dans toutes les causies

où il s'agissoit de châtier un citoyeui Les Tar-

quins chassés trouvèrent des défenseuirs : fesjroîs

voisins regardèrent leur bannissement comaie

une injure faite à tous les rots; et Porsena,.roi

des Glusiens, peuples dlÉtrurie^ prit les armes 247 ^^7

coulée Rome. Réduite à lextrénûté, et presque

prise, ette fut sauvée par la valeur d'Horadus

Codés. Les Romains firent des prodiges pour

d^* d^ ^ PREMIÈRE PARTIE. LES ÉPOQUES.

"^ * leur liberté : Scévola, jeune citoyen , se brûla la main qui avoit manqué Porsena; Clélie, une jeune fille, étonna ce prince par sa hardiesse; Porsena laissa Rome en paix, et les Tarquins demeurèrent sans ressource. Hippias, pour qui

254 5oo Darius se déclara, avoit de jneiBeures espéran-

• ces. Toute la Perse se remuoit en sa laveur, et

Athènes étoit menacée d une grande guerre.

Durant que Darius en faisoit les préparatifs,

-xQi 493 Rome, qui s*étoit si bien défendue contre les étrangers , pensa périr par elle-même : la jalousie s^étoit réveillée entre les patriciens et le peuple; la puissance consulaire, quoique déjà modérée par la loi de P. Valérius, parut encore excessive à ce peuple trop jaloux de sa liberté. 11 se retira au mont Aventin : les conseils violetits furent inutiles; le peuple ne put être ramené que par les paisibles r^nontrances de Ménénius Agrippa ; mais il fallut trouver des tempéraments , et donner au peuple des tribuns pour le défendre contre les consuls. La loi qui établit cette nouvelle magistrature fut appelée la loi sacrée ; et ce fut là que commencèrent les tribuns du peuple. Darius avoit enfin éclaté contre la Grèce. Son gendre Mardonius, après avoir traversé TAsie, croyoit accabler les Grecs

264 490 par te nombre de ses soldats : mais Miltiade défit

VIIL LES JUIFS RÉTABLIS. 67 ^«« Ans

' de dev.

cette armée inmiense, dans la plaine de Mara- ^^*' '''^ thon , avec dix mille Athéniens. Rome hattoit tous ses ennemis aux environs , et sembloit n Savoir à craindre que d elle-même. Coriolan^ zélé patricien, et le plus grand de ses capitaines, chassé, malgré ses services, par la faction populaire, médita la ruine de sa patrie, mena les 265 489 Volsques contre elle, la réduisit à lextrémité, 266 488 et ne put être apaisé que par sa mère. La Grèce ne jouit pas long-temps du repos que la bataille de Marathon lui avoit donné. Pour venger Taffront de la Perse et de Darius, Xerxès, son fils 274 480 et son successeur, et petit-fils de Cyrus par sa mère Atosse, attaqua les Grecs avec onze cent mille combattants (d autres disent dix-sept cent mille), sans compter son armée nUsale de douze cents vaisseaux. Léonidas^ roi de Sparte, qui n avoit que trois cents hommes , lui en tua vingt mille au passage des Thermopyles , et périt avec les siens. Par les conseils de Thémistocle, athénien , l'armée navale de Xerxès est défaite la même année, près de Salamine. Ce prince re^ jMisserHellespont avec frayeur; et, un an après, 275 479 ^n armée de terre , (jue Mardonius commandoit, est taillée en pièces auprès de Platée j par Pausanias, roi de Lacédémone , et par Aristide, athénien , appelé le Ji^ste. La bataille se donna

An. Ans gg PREMIÈRE PARTIE. LE8 ÉPO^^UES.

de ilev. ^

Home. j. c. j^ matin ; et le soir de cette fameuse journée, les Grecs Ioniens , qui avoient secoué le joug des Perses , leur tuèrent trente mille honmies dans la bataille de Mycale, sous la conduite de Léotychides. Ce général, pour encourager ses sot dats , leur dit que Mardonius venoit d être défait dans la Grèce. La nouvelle se trouva véritable, ou par un effet prodigieux de la renommée, ou plutôt par ime heureuse rencontre; et tous les Grecs de FAsie mineure se mirent en liberté. Cette nation remportoit par-tout de grands avantages; et un peu auparavant, les Carthaginois, puissants alors, furent battus dans la Sicile, où ils vouloient étendre leur domination, à la sollicitation des Perses. Malgré ce mauvais succès, ils n^essèrent depuis de faire de nour veaux desseins sur une île si commode à leur assurer lempire de la mer, que leur république affectoit. La Grèce le tenoit alors; mais elle ne regardoit que l'Orient et les Perses. Pausanias

■j 77 477 venoit d'affranchir Fîle de Chypre de leur joug, quand il conçut le dessein d'asservir son pays.

1178 476 Tous ses projets furent vains, quoique Xerxà^ lui promît tout: le traître fut trahi par celui qu'il aimoit le plus, et son infâme amour lui

a8o 474 coûta la vie. La même année Xerxèsfiit tué par

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