‹ Discours sur l'historie universelleChapitre 56 sur 89 · X. NAISSANCE DE J. C. 1^3 j^^*c · texte numérisé non relu

X. NAISSANCE DE J. C. 1^3 j^^*c

de retirer Dioclétien, son cpljlégiie, du jardin qu'il cultivoit à Salone. Au nom de MaXimien^ empereur pour la seconde fois^ les soldats de Sévère le quittent. Le vieij empereur le fait tuer y et en même temps , pour s'çppuy^r contre Gar lérius, il donne à Cpnstanti^ sa fille Fauste. Il falloit aussi de lappui à Galérius, après la mort de Sévère ; c'est ce qui le fit résoudra à nomnp^çr Licinius empereur ' ; mais ce choix piqua Masimiii,,qui, en qualité de césa^r, se croyo^t plus proche du suprême honneur. Rien ne put lui persuader de se soumettre à Licmius ; et il se rendit indépendant dans rOri^i^t. Il ne restoit presque à Galérius que llllyrie , où il s^étoit retiré après avoir été chassé ^d'Italip. .

Le reste de l'Occident obéissoit à Maximien ^ à son fils Maxence, et à son gendre Cçustaiitin. Mais il ne vo^uloit non plus , pour, couipa* gnons de Fempire, sç$ enfants que les étrange^rs^ Il tâcha de chasser de Rome son fils Ma^e^ce^ qui le chassa lui-même. Constantin , qui le reçut dans les Gaules , ne le trouva pas moins perfide. Après divers attentats, Maximien fit un dernier 3i« complot, où il crut avoir engagé sa Me Fauste contre son mari. Elle le trompoit; et Maximien, qui pensoit avoir tué Constantin , en tuant l'eur

" Lact. de Mort. Persec. c. 28, 29, 3o, 3i , 32^

^/j*C '44 PREMIÈRE PARTIE. LES ÉPOQUES.

nuque qu on avoit mis dans son lit , fut contraint de se donner la mort à lui-même. Une nouveUe guerre s*allume; et Maxence, sous prétexte de

^' ^ venger son père , se déclare contre Constantin , qui marche à Rome avec ses troupes ^ En même temps, il fait renvei^ser les statues de Maximien; celles de Dioclétien, qui y étoient jointes , eurent le même sort. Le repos de Dioclétien fut troublé de ce mépris; et il mourut quelque temps après , autant de chagrin que de vieillesse.

En ces temps, Rome, toujours ennemie du christianisme , fit un dernier effort pour Féteindre, et acheva de Tétablir. Galérius, marqué par les historiens comme Fauteur de la dernière persécution*, deux ans devant qu*il eût obligé Dioclétien à quitter lempîre, le contrai-

3o2 gnit à faire ce sanglant édit, qui ordounoit de persécuter les chrétiens plus violemment que jamais. Maximien, qui les haïssoit, et n*avoit jamais cessé de les tourmenter, animoit les ma* gistrats et les bourreaux; mais sa violence, quelque extrême qu*elle fût, n'égaloit point celle de Maximin et de Galérius. On inventoit tous

* Lact de Mort. Persec. cap. 42, 4^- — * Euseb. Hist. ecclcs. /t6. VIII, c. 16. De vita constant, lib. 1, c. $7. Lact, ibid. c. 9 et $eq.

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