X. NAISSANCE DE J. C. l4l ^^j^ç
élevés à ce haut rang. Les quatre princes soutinrent à peine le fardeau de tant de guerres. Dioclétiea fuit Rome , qu'il trouvoit trop libre, 297 et s établit à Nicomédie , où il se fit adorer, à la mode des Orientaux. Cependant les Perses, vaincus par Galérius , abandonnèrent aux Romains de grandes provinces et des royaumes entiers. Après de si grands succès, Galérius ne veut plus être sujet, et dédaigne le nom de ce' sar. Il commence par intimider Maximien. Une longue maladie ayoit fait baisser lesprit de Dioclétien; et Galérius, quoique son gendre, le força de quitter l'empire \ Il fallut que Maximien suivît son exemple.
Ainsi l'empire vint entre les mains de Con- 3o4 stantius Chlorus et de Galérius ; et deux nouveaux césars , Sévère et Maximin , furent créés en leur place par les empereurs qui se déposoient. Les Gaules , l'Espagne , et la Grande-Bretagne, furent heureuses, mais trop peu de temps, 30US Constantius Chlorus. Ennemi des exactions, et accusé par là de ruiner le fisc , il montra qu'il avoit des trésors immenses dans la bonne volonté de ses sujets. Le reste de l'empire souffroit beaucoup sous tant d'empereurs et tant de cé-
' Euseb, Hist. eccl. lih. viii, cap. i3. Orat. Gohst. ad Sanct. cœt. aS. Lact. de Mort. Persec. c. 17, 18.
de^*C *4^ PHEMIÈRC PABTIE. LE» ÉPOQUES.
«ars : les officiers se multiplioient avec les prior ces; le$ dépenses et les exactions étoient infinies.. .
. Le jeune Copstaotin, fils de Gonstantius Gklor^^ se rendoit illustre ' : mais il se trouvoit entre les niiGuas de Galérius. Tqus les jours cet enorpereur^ jaloux de sa gloire, lexposoit à de nou-. veaux périls. Il lui falloit combattre, les^ béte$ farouches par une espèce de jeu : mais Gale-, rius n!étoit pas moins à craindre qu'elles. Ckmstantin, échappé de ses mains, trouva son père.
306 expirant. En ce temps ^ Maxence, fils de Maxinûen, et. gendre de Galérius, se.fit empereur à, Rome, malgré son beau-^père; et les divisions intestines se joignirent aux autres maux de YÉtat. L'image de Gonstantin, qui venoit de suci-v céder à son père, portée à Rome, selon la coutume, y fut rejetée par les ordres de Maxence. La réception des images étoit la forme. ordinaire de reconnoitre les nouveaux princes* On
307 se prépare à la guerre de tous côtés. Le ^ésar. Sévère, que G^érïus envoya contre Maxence, leiit trewhler dans Rome ^. Pour sedonner de Tappui dans sa frayeur, il rappela son père Maximien. Le vieillard ambitieux quitta sa retraite , où il n'étoit qu'à regret , et tâcha en vain
' l4act. de Mort. Persec. c. 24. — ^ tact. ihid. c. 26^ 37.