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évêqiîe de Gordoue, qiit p«^sîda au oomcUe.
Constantiiify prit sa séance, et en reçut les dé^ ^ioQs comme un oracle 4u ciel. Les Aric^ cachèrent leurs erreurs, et rantrèr^it daaos ses boimes ^acas eu dissimulant.
Fendant que &a valeur maintenoit Tempire 3i6 dan& une souveraine tranquillité, le repos de sa famille fut troublé parles artifiees de Fauste, sa femme. Crispe, fils de Constantin;, mais d'un aatre mariage , accusé, par cette marâtre ,^ de ravoir vouhi corrompre,, trouva son père infleodhle. Sa mort fut bientôt vengée, Fauste^ convaincue, fut suffoquée dans le bain. Mais GûBstantin , déshonoré par la malice de sa fem* ne j reçut en mêvEus temps beaiu^oup d'honneur par la piété de sa mère. Elle découvrit , dans les ràines de Tancteiune Jérusalem , la vraie croix fiéoonde en miracles. Le saint sépulcre fut afussi trouvé. lia nouvelle ville de Jérusalem, qu'Adrien avoit fait bâtir^ la grotte où étoit né le Sauveur du monde, et tous les saints lieux, fur rent conés de temples superbes par. Hélène et par Con^antin. Quatre ans après , lempereur a3o rebâtit Byzance , quUl appela Con^antinople, et en fit le second siège delçmpire.
L'Église^ paisible sous Constantin, fut cruellement affligée en Perse. Une infinité de maj:^
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336 tyrs signalèrent leur foi. L empereur tâcha ea vain d apaiser Sapor, et de lattirer au christianisme. La protection de Constantin ne donna aux chrétiens persécutés qu'une favorable retraite. Ce prince, béni de toute l'Église, mou-
337 rut plein de joie et d'espérance, après avoir partagé Fempire entre «es trois fils, Constantin, Constance, et Constant. Leur concorde fut bieur
^40 tôt troublée. Constantin périt dans la guerre qu'il eut avec son frère Constant pour les limites de leur empire. Constance et Constant ne furent guère plus unis. Constant soutint la foi de Nicée que Constance combattoit. Alors l'É^ glise admira les longues souffrances de saint Athanase, patriarche d'Alexandrie et défenseur du concile de Nicée. Chassé de son siège par Constance , il fut rétabli canoniquement par le
341 pape saint Jules I***, dont Constant appuya le décret '. Ce bon prince ne dura guère. Le ty-
350 ran Magnence le tua par trahison: mais tôt après , vaincu par Constance , il se tua lui-même.
35 1 Dans la bataille où ses affaires furent ruinées , 353 Valens, évêque arien, secrètement averti par
ses amis, assura Constance que l'armée du tyran étoit en fuite, et fit croire au foible empereur qu'il le savoit par révélation. Sur cette
' Socr. Htst. eccles. lib, 11, cap. i5. Sozom. lib. iii,^. 8. -
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fausse révélation , Constance se livre aux Ariens. Les évêques orthodoxes sont chassés de leurs sièges; toute l'Église est remplie de confusion et de trouble; la constance du pape Libère cède aux ennuis dePexil ; les tourments font succomber le vieil Osius, autrefois le soutien de ITi- 357 glise; le concile de Rimini, si ferme d'abord, fléchit à la fin par surprise et par violence ; rien 359 ne se fait dans les formes ; l'autorité de l'empereur est la seule loi ; mais les Ariens , qui font tout par là , ne peuvent s'accorder entre eux , et changent tous les jours leur symbole : la foi de Nicée subsiste; saint Athanase, et saint Hiiaire , évêque de Poitiers , ses principaux défenseurs, se rendent célèbres par toute la terre. - Pendant que l'empereur Constance, oo€upé des affaires de l'arianisme, faisoit négligemment celles de l'empire, les Perses remportèrent de grands avantages. Les Allemands et les Francs tentèrent de toutes parts l'entrée des Gaules ; 357 à 359 Julien , parent de l'empereur, les arrêta et les battit. L'empereur lui-même défit les Sarmates, et marcha contre les-, Perses. Là paroît la ré- 36o volte deJulien contre l'empereur, son apostasie, 36 1 la mort de Constance , le régne de Julien , son gouvernement équitable, et le nouveau genre de persécution qu'il fit souffrir à l'Église. Il exx
rleY*C ' ^^ PREMIÈRE PARTIE. LES ÉPOQUES.
entretint les divisions; il exclut les chrétiens non seulement des honneurs, mais des études; et, en imitant la sainte discipline de rÉgBse,^ crut tourner contre elle ses propres armes. Les supplices furent ménagés, et ordonnés sons d'autres prétextes que celui de la rdrgion. Les chrétiens demeurèrent fidèles à leur empereur:
363 mais la gloire , qull cherchoit trop, le fit périr; fl fat tué dans ta Perse, où 9 s'étoit engagé témérairement. Jovien , son successeur, zélé chiétien, trouva les affaires désespérées, et ne vécut que pour conclure une paix honteuse.
^^4 Après lui, Valentinien fit la guerre en grand
366 à 37 1 capitaine ; il y mena son fils Gratien dès sa première jeunesse , maintint la discipline militaire, battit les Barbares , fortifia les frontières de Fempire, et protégea, en Occident, la ftri deNicéc. Valens, son frère , qu'A fit son coU^^e , la perséctttoit en Orient; et ne pouvant gagner ii abattre saint Ba»le et saint Grégoire de Nazianze, il dése^éroit de la pouvoir vaincre.
Quelques Ariens joignirent de miuvelies erreurs aux anciens dogmes de la sede. Aarîos, préti^ arien, est noté ^lans les écrits des saints J^res comme Fauteur d'une nouvdle i^résie % pour
Epiph. lib. III, hçgr. ixiv; tom. i, />. 906. Aug. hœr, liii^ t^m, YiH, coL 1.8.
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avoir égalé la prêtrise à lepiscopat, et avoir jugé inutiles les prières et lés oblations que toute l'Église faisoit pour les morts. Une troisième erreur de cet hérésiarque , étoit de compter parmi les servitudes de la loi l'observance de certains jeûnes marqués, et de vouloir que le jeûne fût toujours libre. Il vivoit ^core quand saint Épipliane se rendit célèbre par son histoire des hârésies , où il est réfuté avec tous les aiutres. Saint Martin fut fait évêque de Tours, et rem- 3^5 plit tout l'univers du bruit de sa sainteté et de ses miracles, durant sa vie et après sa mort. Valentinien mourût après un discours violent cpx^il fit aux enneniis de l'empire; sôû impétueuse colère, qui lé faisoit redouter des autres, lui fiit fatale à lui-même. Sôû successeur Grafien vit sans eûvie l'élévation de son jeune frère, Valentinien II, qu'on fit empereur, encore qu'il n'eût que neuf atis. Sa mère Justine , protectrice des Ariens, gouverna durant son bas âge.
On voit ici, en peu d'années, de merveilleux événements: la révolte des Goths contré Valens ; ce prinée quitter lès Perses pour réprimer 377 les rebelles ; Gratren accourir à lui âprè&jàvoir 378 teiapotté une victoire signalée sur les Allemands. Valens, qui veut vaincre seul, précipite le combat , où il est tué auprès d'Andrinople ;fes
dcYc '^^ PREMIÈRE PARTIE. LES ÉPOQUES.
Goths, victorieux, le brûlent dans un village 379 où il s'étoit retiré. Gratien, accablé d'affaires, associe à l'empire le grand Théodose, et lui laisse TOrient. Les Goths sont vaincus -^ tous les Barbares sont tenus en crainte ; et ce que Théodose n'estimoit pas moins , les hérétiques ma* cédoniens , qui nioient la divinité du Saint-^E»^ prit , sont condamnés au concile de Gonstanti- 38» nople. Il ne s y trouva que FÉglise grecque ; le consentement de tout l'Occident, et du pape saint Damase, le fk appeler second concile gé» néral.
Pendant que Théodose gouvemoit avec tant de force et tant de succès , Gratien y qui n'étoit 383 pas moins vaillant ni moins pieux ,. abandonné de ses troupes, toutes composées d'étrangers, fut immolé au tyran Maxime. L'Église et l'em-» 386, 387 pire pleurent ce bon prince. Le tyran régna dans les Gaules, et sembla se contenter de œ partage. L'impératrice Justine publia, sous le nom de son fils, des édits en faveur de l'arianisme. Saint Ambroise, évêcpie de Milan, ne lui opposa que la saine doctrine , les prières, et la patience, et sut, par de telles armes, non seulemedPconserver à l'Église les basiliques que les hérétiques voidoient occupei:, mais encore lui, gagner \e jeune empereur. Cependant Maxi^iç