‹ Discours sur l'historie universelleChapitre 62 sur 89 · XI. CONSTANTIN. 167 j · texte numérisé non relu

XI. CONSTANTIN. 167 j

coi'e leur nom. Les Francs ne s'oublièrent pas : résolus de faire de nouveaux efforts pour s'ouvrir les Gaules , ils élevèrent à la royauté Pha- 420 ramond, fils de Marcomir; et la monarchie de France, la plus ancienne et la plus noble de toutes celles qui sont au monde, commença sous lui.

Le malheureux Honorius mourut sans en- 4^3 fants, et sans pourvoir à l'empire. Théodose nomma empereur son cousin Valentinien III, 424 fils de Placidie et de Constance, son second mari, et le mit durant son bas âge sous la tutelle de sa mère, à qui il donna le titre d'impératrice.

En ces temps, Célestius et Pelage nièrent le 4' »> 4'3 péché originel, et la grâce par laquelle nous sommes chrétiens. Malgré leurs dissimulations, 4^6 les conciles d'Afrique les condamnèrent. Les papes saint Innocent et saint Zozime, que le 417 pape saint Célestin suivit depuis, autorisèrent la condamnation, et retendirent par tout l'univers. Saint Augustin confondit ces dangereux hérétiques, et éclaira toute l'Église par ses admirables écrits. Le même Père , secondé de saint Prosper, son disciple, ferma la bouche aux demi -pélagiens, qui attribuoient le commencement de la justification et de la foi aux seules forces du libre arbitre.

dej. a

1 58 PREMIÈRE PÂB;nE* LES ÉPOQUES.

Un siècle si maUieureax à lempire, et où il s'éleva tant d'hérésies^ ne laissa pas d être hea<* reux au christiamsme. Nul trouble ne Tébran* la, nulle hérésie ne le corrompit. L'Ég^se, féconde en grands hommes, confondit toutes les erreurs. Après les persécutions, Dieu se plut à faire éclater la gloire de ses martyrs; toutes les histoires et tous les écrits sont pleins des miracles que leur secours imploré, et leurs tombeaux honorés, opéroient par toute la terre ^ Yi^

4o6 lance, qui s opposoit à des sentiments si reçuS| réfuté par saint Jérôme , demeura sans suite* La foi chrétienne s'affermissoit ets'étendoit tous les jours.

Mais lempire d'Occident n en pouvoit plus»

Attaqué par tant d ennemis , il fut encore affoî»

437 bli par les jalousies de ses généraux. Par les ar* tifices d'Aétius, Boniface, comte d'Afrique, da» vint su^ect à Placidie. Le comte, nuattraité^ fit venir d'Espagne Genséric et les Vandaieft^ que les Goths en chassoient, et se repentit trop tard de les avoir appelés. L'Ajfrique fîit Mée i l'empire.

L'Église souffrit des maux infinis^par la vio?» lence de ces Ariens, et vit couronner uneinfi*-

* Hier. cont. Viçil. tom. iv, part. 11, col: 282 et se^. Gen^ 4Mul. de Script, eccl.

de J. C

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