XI. CONSTANTIN. iSq
mté de mai^tyrs. Deux furieuses hérésies s'élevèrent : Nestorius, patriarche de Constantino- 429 pie, divisa la persoone de Jésus-Christ; et^ vingt :9ns après, Eutychès, abhé, en confondit les deux natures. Saint CyriUe, patriarche d'Alexandrie, s opposa à Nestorius, qiii fut con- 430 damné par le pape saint Gélestin. Le toncile d'Éphèse^ troisième général, en exécution de cette 43 1 £(^[;iteivce,.déposaNestorius,et confirma le décret de saint Célestin, que les évéques du concile appellent leur père, dans leur définition '. La sainte Vierge fut reconnue pour mère de Dieu, et la doctrine de saint Cyrille fut célébrée par toute la terre. Théodose, après quelques emb^irras., se soumit au concile , et baimit Nestor riife. Ejatychès, qui ne put combattre cette hé- 448 résie qu'en se jetant dans un autre excès, ne fut pas moins fortement rejeté. Le pape saint Léon le Grand le condamna, el le réfuta tout dw^ioble, par une lettre qui fut révérée dans tout l'univers. Le concile de Chalcédoine , qua- 451 trîème général, où ce grand pape tenoit la première place , autant par sa doctrine que par Ilautorité de son siège, anathématisa Eutychès, et Dioscore , patriarche d'Alexandrie, son pro-
' Part, n Conc. Eph. act. i. Sent, depos. Nestor, tom. m. Conc, Labh. col. 533.
Ans ^ J.C.
tecteur. La lettre du concile à saint Léon fait voir que ce pape y présidoit par ses légats, comme le chef à ses membres'. L^empereur Marcien assista lui-même à cette grande assemblée , à l'exemple de Constantin, et en reçut les décisions «vec le même respect. Un peu auparavant, Pulchérie lavoit élevé à Tempire en l'épousant. Elle fut reconnue pour impératrice après la mort de son frère, qui n'avoit point laissé de fils. Mais il falloit donner un maître à l'empire : la vertu de M arcien lui procura cet honneur. Durant le temps de ces deux conciles, Théodoret, évêque de Gyr, se rendit célèbre; et sa doctrine seroit sans tache, si les écrits violents qu'il publia contre saint Cyrille n avoient eu besoin de trop grands éclaircissements. D les donna de bonne foi , et fut compté parmi les évéques orthodoxes.
Les Gaules commençoient à reconnoitre les Francs. Aétius les avoit défendues contre Vhsh ramond et contre Glodion le Chevelu; mais Mérovée fut plus heureux, et y fit un plus solide établissement, à-peu-près dans le même temps que les Anglois, peuples saxons, occupèrent la
' Relat. S. Syn. Ghalc. ad Léon. Conc. part, ni, tom. iv, col. 837.