‹ Discours sur l'Institut canadien [microforme]Chapitre 6 sur 8 · XXIV · texte numérisé non relu

XXIV

Si la minorité avait réellertent eu Pintétition de mettre la majorité en, des meure, elle n’eût pas mêlé à une proposition légitime en elle-même laffirmation du fuit même que cette Préposl io avait pour but obtensible de prouver.

On ne devait er justicé ‘affirmer qu’a-

près la preuve et non avant!

Que s’en est-il suivi ? à La minorité affirmant, quant A par ss motion, qué là bibisthe Go:

tenaifdes livres immorat%, ‘fa majorité affirma'le contraite parun amendi Ment

re

meure de l'en expurger ; ou, sion n’u-

. et.se rallier au corps. À.qui inçombait

très explicite établissant entre autres

{a Que lTnstitut Canadien avait, tou- “jours veillé avec la plus serupuleuse “ gollicityde à ce. que .sa bibliothèque

4, fpt exclusivement, composée de livres “ moraux, scientifiques, philosophiques,

“ou historiques, propres à nourrir. le “ cœur et à développer l’intelligence :

“ Que PTnstitut. saisissait cette. occa- “ sion de-repousser les calomnies et les

& insinuations lancées contre lui par des

3, peroppes malveillantes qui avaient & faussement avancé que: sa bibliothè- “ que contenait de mauvais livres, pro-

# pres à démoraliser la jeunesse : que |

‘“ Plnstitut déclarait formellement que “ sa bibliothèque n’avait jamais contenu “ de livres d’une vature obscène ou “'immorale ; et que ls différents comi- # tés permanents ou spéciaux ainsi que “ les bibliothécaires auxquels incom- & bait spécialemeñf le devoir de faire

° 4 rapport, de temps à autre, sur la na

& ture et l’état de la bibliothèque, n’a “ vaient pu, après des travaux longs et “ consciencieux,. depuis quatorze ans, “trouver sur ses rayons un seul livre “ d’une nature obscène ou immorale,’,

"Enfin l'Institut déclarait d’une moanière très cor vréhensible qu’il entendait être maître chez lui Cela pouvait crbsgaenes se dire;ans nous exposer ous au reproche de socialisme, ou de travers d’espnit ; car cette idée n’était pas, après tout, si nouvelle dans Île monde !: di

ER bien, devant cette emphatique déclaration, “ que la bibliothèque de Plnstitut n’avait jamais contenu de liyes: immoraux,” que restait-il à faire à Ja minorité, s’il n’y avait paseu un but non avouéchez les principaux promoteurs de la sécession ? Il n’y avait pas d’alternative : ou il fallait prouver la mauvaise foi de la majorité en citant les livres immoraux de la bibliothèque, et alors celle-ci se trouvait mise en de-

vait auoun livre à: citer qui eût ce caractère,.il fallait céder de bonne grâce

le preuve 1 Nécessairement à ceux qui se plaignaient ?

XXY :

S'il y avait des Livres immioraux dans la bibliothèque, il ne devait pas être si difficile de les indiquer! D'ailleurs, Messieurs, s’il y en avai chose serait d'autant plus remarquable que, depuis trois ans, les bibliothécaires et assistants - bibliothécaires. apparte-

éellement, la !

naïent presque tous à la section qui s’est \ séparée! ! .S’il y'avait tant de mauvais !

livres qu’on en pôt. faire une liste, d'a près l’expression de la motion, comment se fait-il : 1° qu’on ait attendu trois ans

pour faire la proposition d’expurgations |

2° qu’au moment même de la propositien, et quand la majorité niait énergiquément qu'il y eût des livres immoraux, la mémoire ait tellement été en défaut qu’on n’ait pas pu citer au moins:

quelqués titres de pareils livres ?

N’était-ce pas à ce moment-là même que l’on pouvait facilement donner une preuve ; que l’on était, par devoir, obligé de confondre ceux qui niaient l’existence des mauvais livres ?

Voyons, sérieusement, qu'est-ce qui pouvait em” $cher un membre de la mi:

norité de proposer que tel ou tel ouvrage fût retranché oi mis sous clé, pour n’è:

tre lu que sur permission ? Parce moyen en serait sorti des accusations vagües,. générales j on aurait porté le débat sur uu point tangible. Le nok'4c la majorité devait disparaître devant le oui prouvé de la minorité ! Un seul uuvrage cité, et le début était fini !

Œh bien non, va ne fait rien de cela !

Après avoir affirmé, on ne prouve pas ?

Après avoir essayé de compromettre: læ majorité par une proposition qu’en toute sincérité, je crois pouvoir qualifier d'in sidieuse, et se trouvaut en face d'une:

dénégation absoiue, on se retire sans rien citer à l'appui de ses affirmations, sans même éprouver le bon vouloir de la majorité en faisant uue proposition directe d'élimination ! NÉ -4

Onsignifie use espèce de-protôt,derér signation collective motivée,et qu’y trou ve-t-on ? Des déclarations généralisées.

autant que possible ; we allnsion à l'offre

d’une preuve, mais pas une citation,soit des livres immoraux;soit des opinions ré-

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“re = nectes ““Sruus ms irmsnnnet

‘voltantes que l’on prétendait.justifer | l’importante décision à laquelle on en-

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était venu! L'idée saillante du docu-ves que beaucoup de personnes croient , ment est que la tribune de l’Institut | encore, à l’heure qu’il est, qu'il y ayait, , était devenue une #ompette, au moyen | qu’il y a encore aujourd’hui des livres

ds"'laquelle on répanduit les idées les | infäines dans notre bibliothèque ! Crla plus ubsürdes en fait de religion de m0-|s’atfrms au déhors pur'certaites per: rale et de natignalrté 1! Quant à ln preü- | sonnes dont les intentions sont incontesve de’ ces assertions, elle est eneure à |tablement bonnes, et par d'autres qui

vénir !

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