ELLE
d'origines différentes de la nôtre, sous la fausse impression que nous n’avons pas fait de progrès dans l'instruction publique et que nous sommes aujourd’hui leurs inférieurs.
De plus, si nous avons encore beaucoup à faire pour la création d’écoles techniques et de hautes études commerciales. dont le besoin se fait de plus en plus sentir, il ne faut pas oublier que les membres de nos professions libérales peuvent rivaliser avantageusement avec ceux des autres provinces ; que notre députation à Ottawa, compte aujourd’hui des orateurs qui ont défendu durant les deruières ses: ions, dans une langue étrangère et avec une éloquence qui a provoqué l'admiration et les éloges de leurs collègues des autres provinces, les droits et privilèges des minorités.
Et pour terminer ces remarques, je répéterai ce que disait l’hon. P. J. O. Chauveau, en réponse à des statistiques défavorables à la province de Québec, sous le rapport de l'instruction publique :
“ Un calcul à faire, ce serait de trouver le nombre d'hommes ne sachant que lire et écrire, qu’il faudrait réunir, pour égaler la puissance réelle d'un homme véritablement instruit.”