Le Collège de Sherbrooke, en
Jls gratifièrent notre province de ce barreau, de cette magistrature intègre, éclairée et patriotique, qui nous à donné Îles Bédard, Îles Morin, les Papineau, les Vallières et les Lafontaine, qui furent toujours à l'avant-garde pour la défense de nos libertés.
Qu'il me soit aussi permis de mentionner parmi les communautés erseignantes qui contribuèrent largement à répandre l'instruction publique dans cette province :
Les Ursulines de Québec.
Les Dames de la Congrégation de Montréal.
Le Collège de st-Roch de Québec, fondé par Mgr Plessis.
Les Frères des Ecoles Chrétiennes.
Les Dames du Sacré eur.
Les Religieuses de Longueuil.
Les Sœurs de la Providence.
Les Frères de Saint-Joseph, et:plusieurs autres communautés dont la liste serait trop longue à énumérer.
Durant cette longue période, notre clergé, n08 communautés enseignantes seules, sans l'aide des Gouvernements, mais de leurs propres deniers, répandaient les bienfaits de l'instruction au sein de la population de nos villes et de nos campagnes:
dE *
Et pendant que je suis sur le sujet, qu'on me permette de répondre de suite à une accusation qu’on exploite contre nous.
Le parti libéral at-il jamais méconnu les services inappréciables rendus par notre clergé et ,n08 communautés enseignantes à V'instruction publique.
imérer.
gnantes , répanes et de
ondre de
s rendus
publique,
s'est-il jamais plaint du contrôle de notre clergé dans cette matière si impor tante de manière à justifier les craintes qui se sont manifestés depuis quelque temps dans des journaux publiés dans cette province.
M. l’Orateur, qu’il me suffise de rappeler ce que disait à ce sujet celui qui fut l’un des chefs les plus accrédités de notre parti, l'honorable M. Mercier, dans un {ivquent discours qu’il pror onçait à l'Assemblée législative en 1881, au cours d’un débat sur l'instruction publique, pour démontrer que ces craintes ne sont aucunement justifiées.
“On dit souvent ici, sans trop réfléchir, que le clergé canadien a accuparé l'instruction de la jeunesse et qu'il a trop multiplié les collèges classiques, C’est une erreur, M. le président, c'est même de l'ingratitude. Les institutions religieuses ont le contrôle de l'instruction supérieure, c’est vrai, mais à qui la faute et où est le mal? Qu'ont fait les laïques dans ce pays pour instruire la jeunesse ! Rien, ou presque rien. Et où en serait l'instruction dans notre province sans le noble dévouement de notre clergé? Elle n'aurait fait aucun progrès, Quels sont les citoyens qui auraient pu fonder ces institutions remarquables qu'on appelle “collège de Montréal ”, “collège Ste-Marie ”, “collège de St-Hyacinthe ”, de “ Nicolet 7, et de “Ste-Thérèse ” ? Cherchez-les et vous ne les trouverez pas. Sachons l’avouer et le reconnaître; nous ne serions pas honnêtes si nous ne savions pas être justes et francs. Il fallait le souffle religieux, il fallait le généreux désintéressement du prêtre pour donner la vie à ces grandes et belles institutions qui font la gloire de notre pays et dans lesquelles des professeurs, dont nous gardons un précieux souvenir, nous ont rompu le pain de l'instruction. Sans le prêtre, la plupart d’entre nous ne seraient pas instruits ou ne le seraient que d'une manière incomplète et insuffisante à la mission que nous sommes appelés à remplir. Respectons ces maisons qui ont fait de nous des citoyens utiles au pays et défendons les contre les attaques de la calomnie et de la médisance. Nous prouverons par là que nous ne sommes pas seulement des hommes instruits, mais que nous sommes de plus des hommes de cœur ”.
ru Je mentionnais, il y a un instant, les obstacles qui entravèrent les progr ct la mise à exécution de nos premières lois d'instruction publique pendant près de dix ans, obstacles qui ne se présentèrent pas dans la province d'Ontario. Qu'on me permette de citer à ce su;et l'opinion d’un homme qui fait autorité en la matière, je veux parler de l’hon. P. J. O. Chauveau. Je cite textuellement de son ouvrage sur l'Instruction publique :
“ Le Haut-Canada qui porte aujourd'hui le nom de province d’Ontario, s’est peuplé surtout par des immigrés des Iles Britanniques, parmi lesquels
t dans le principe, un grand nombre d'officiers à demi solde, tant de
figuruien
l'armée que de la marine, et des soldats pourvus de petites pensions du gou-
vernement, auxquels on distribua des terres. Les colons arrivaient de la lus tard l'immigration se
presque tous instruits, et lorsque 1 l'industrie, principalement en
écoles paroissiales, il se
même patrie, ans les clnsses du commerce et de à un excellent système d’ familles apportèrent avec elles non seulement une d'instruire leurs enfants et
recruta Ecosse, où fonctionnait dé les nouvelles f
trouva que instruction pratique et solide, lonté de s'imposer pour ce Dès l'année 1807, lu loi établissait dans constituaient là province, une tcole dite de grammaire classiques et les mathématiques. Ces écoles étaient dotées
revenu annuel de $1,400.00, Antérieurement même à cette époque, On avait d'une université. En 1816, la législature du Haut-
la première loi sur l'instruction p maire et vota 824,000.00 par n'est cependant qu'après j'Union Législative du Haut développa le système actuel, mais les
mais encore le désir t objet les plus grands sacrifice chacun des huit districts qui ou s'enseignaient les chacune d'un
es. ”
la vo
pourvu à la création
Canada passa année pour cet objet. Ce et du Bas-Canada, que se fonda et se at été bien préparées.”
voies avaiel » 78, parlant des diff
Et pius loin, pag il dit :
“ L'agitation fut extrême en
l'incendiat et les pereéeutions de tous ge
és au peuple par un certain nombre d'hommes que le journalisme flétrit *. Je clergé catholique et la grande masse des hommes ux du Surintendant, qui montra une énergie Le clergé intervint directement, les
lui de Montréal, alla jusqu'à mettre
jcultés rencontrées dans la province,
certains endroits. La révolte ouverte, nres furent les moyens de résistance
suggér du nom d'éteignoirs intruits joignirent leurs efforts à ce et une persévérance dignes de tout éloge.
évêques publièrent des mandements, et ce sous l'interdit, une des paroises récaleitrantes.” Et plus loin encore, à la page 352, il rend cet éclatant témoignage à ceux ionnel et des
à qui nous sommes redevables de notre gouvernement constitut
institutions qui en découlent.
« À ceux qui les premiers se lancèrent avec les nouvelles lois de l’instruction publique, sur ces vagues populaires si facilement soulevées, si difficilepeuvent s'appliquer avec une justesse peu commune les vers si Horace à dédiés aux premiers et audacieux navigateurs ; à M. Morin et à M. Lafontaine qui firent voter les deux premières lois de l'Instruction Primaire, au Dr Meilleur qui fut chargé de leur exécution, le
pays doit une éternelle reconnaissance.”
ment apai £ ivent cités qu
tar ut Les
ce,
te, nce trit nes rgie les ttre
eux des
trucicilers si rs; à is de mn, le
1 faut bien admettre que par sa position particulière dans le Dominion, Par son isolement surtout, la province de Québec se
exposée à des difficultés du genre de celles que j ai re est bien constaté, mais nous devons remarque
trouvait nécessairement latées plus haut, Ce fait r que Québec n'est pas le seul endroit dans l'empire Britannique où des difficultés éduc fait sentir et se soient élevées, et tous les membres d pellent les difficultés qui se sont élevées, il y a deux ans à peine, en Ecosse et dans les pays de Galles au sujet de li contribution di
ationnelles se soient e cette Chainbre se r'ap-
«lissidents aux écoles publiques et les dénonciations violentes dont les lois du parlement de Westminster ont été l'objet,
Vous savez de plus, M. l'Orateur, que la province de Québe
a dû voter GS sommes considérables
non seulement pour la construction des voies ferrées locales, mais encore pour construire à ses propres trais le chemin de fer de la Rive Nord, depuis Québec jusqu'à Ottawa. Tout le monde sai quelle som:ne énorme a été engloutie dans cette entreprise lors du début sur la vente de cette voie ferrée, il a été démontré que r
loùus Y avions dépensé près de 18 millions.
Depuis cette date de 1867, la province d'( Intario a été tionn( par Ottawa, non seulement pour la construction de ses différentes lignes de chemin de fer, mais encore pour ses travaux publics, lorsque la Pro-
vince de Québec n'avait que des miettes et qu'une grande Proportion de ses ressources était employée Pour subvenir à la construction de
largement subven-
voies ferrées, de chemin de colonisation où de grandes routes destinées à développer son territoire. Elle n’a Pu, en conséquence, accorder que de faibles subve l'instruction publique. Si nous ujoutons à ces désavantages, la rigueur de notre climat, la pauvreté de nos cultivateurs et les grandes distances séparant leurs habitations les unes des autres, nous pouvons ajouter que la province d’Ontario a toujours été dans une position supérieure à celle de Québec, pour répandre l'instruction publique.
ntions pour
Malgré tous ces désavantages et ces obstacles, notre système scolaire » + :!
donné depuis moins d’un demi-siècle—si l’on tient compte des obstacles qu’il
eût d'abord à rencontrer—des résultats satisfaisants, et sommes-nous aujour-
D PR d'hui au moins les égaux de nos compatriotes des autres provinces, sous le de V'instruetion publique ?
x statistiques que l'on trouve dans ja brochure publique dans la
Inst ruction m3 écoles fréquen
8,904 élèves.
890,261 âmes.
population
rapport ÿ l'on réfère au tées par
33,281 élèves et er Notre population, d'eprès le recensement de 1890, recensement de , Québec, 6 âmes.
En prenant pour
v'Instruetiont publique . la province de Québec :
5iT
dépe tement de
Le tuellement dans
de 1,620 97 par le
base les statistiques fournies 1904-1905, nous AVONÉ ac
pour l'année
Elèves.
dlémentaires Most
des..."
Ecole Ecoles mot Académies + +*°°"
pri des...
es dans la
Ce qui represente un
rés de n0% écoles primvir Ja d, rnière année.
d'élèves qui ont fréquenté les À donne
savoir 31,967, cela nous
fréquenté les trois deg
élèves qui ont province de Québec, durant le euitr# de Si nous 4, Je nombre
es et les académies inc
écoles modè 1 chiffre total de :
37,330 ÉLÈVES "écoles primaires sous contrôle et les écoles 6 1904-1905.
té fréquentés es classiques €
ul
durant
ant fréquent ies indépendantes ont un
4 académie es classiques qui ont é
ay
modèles € Nous avons de plus 19 collèg Ja même année par 6,269 élèves. Plusieurs de ces collèg cours commercial qui a été suivi par 9,574 élèves, représentant un autre chiffre de 8,841 élèves pour nos collèges classiques: Nous avons de plus trois universités, une catholique avec succursale à Montréal, Université Laval, dont les cours Ont ete quivis en 1902 et 190: 7 1131 élèves, et deux protestante, Y'université MeGill dont les COUrS on me 083 élèves, et le Bishop’s College, Pa ions d'édueatioi supérieure 1,16 cané y # !
pt
ete suivis € 108 élèves, représe élèves, Ce qui donné instant, Un tota! de 316
qurant la mè ntant pour avec le chiffre
493 élèves po
jui menti nos écoles n ot
rimaires,
aus le
mnté les # donne
les écoles
College, pe ieure, st À néily 8 4 écoles modi-
les et académies indépendantes, nos collèges classiques et nos universités, pour l'année 1904 et 1905,
Je crois que nous devons attacher une attention toute spéciale à la fré. quentation des écoles par les enfants, car elle indique de ln part de ces derniers, l'amour de l'école et, chez leurs paren’s, le désir de jes instruire.
La fréquentation scoliire moyenne dans nos trois dégrés d'écoles prie maires, a été comme suit lepuis 1899 :
Moyenne de la fréquentation scolaire dans les trois degrés d'écoles primaires, depuis 1898-1899 F
1898-1899, ...,,... CCE uses 74,94 1900-1901, ..,.., … tesesseerssses 74,37 1901-1902, .,.... É .. 71,28 1902-1903... urnosou ss +. 74,54 LONDON Ne tes... 74,70 ADR OO SE ne RU esse. 76.07
Je crois qu’il est aussi bien important le constater les progrès qui se sont réalisés aans la durée de ]n fréquentation scolaire dans cette province :
Progrès dans la durée de la fréquentation scolaire :
En 1882 :
Fréquentation des écoles élémentaires. ..,,,,..... 170,858 Fréquentation des écoles modèles intermédiaires. . ..,,.,... 26,376 EDR rte tente ee 197,234 Donc, les élèves du cours modèle ne représentaient dans la fréquentation, que le septième du total des élèves des deux degrés élémentaire et modèle. En 1904 :
Fréquentation des écoles élémentaires... : , + 206,137
Fréquentation des écoles modèles intermédiaires. ...... : 84,767
A Tr ces. 290,904
Les élèves des cours modèles intermédiaires représentent donc pour cette
année 1904, un TIERS du total des deux degrés élémentaire et modèle au lieu d’un SEPTIEME qu'ils représentaient en 1882.
Donc, il est hors de tout doute que les enfants aujourd} : 1 1entent
l'école avec plus d’assiduité et plus longtemps qu'il Y a quinze :. vingt ans,
La raison en est que les écoles sont plus noinbreuses, plus faciles d'accès,
Sans doute le système de décentralisation scolaire et lt multiplication des maisons d'écoles dans nos campagnes 1 ses désavantages Une seule teole à laquelle toute la paroisse contribue sert nécessairement mieux outillée sous tous les rapports que cinq où six écoles, paree AE l'énergie, le travail et surtout lu dépense d'argent 8e trouvent concentrés Aur WI seul local, mais ces AVHN* tages sont perdus, Pie le fuit que les enfants disséminés dans toutes le parties de ln paroisse et dans tous les rangs, ne sont pus capables d'être assidus, et cest le grand aruntage dé décentralisation scolaire, de rapprocher l'école, de manière à ce que tou « enfants soient À même de ln suivre sans trop d'inconvénients et trop de fatigues.
La progression constante dans le nombre d'élèves fréquentunt nos institutions d'éducation supérieure, OS écoles modèles et acudémies catholiques et indépendantes, nos évoles primaires aux trois degrés, ainsi que dans lu durée de le fréquentation scolaire, 4 eu pour résultat de diminuer considérablement Je nombre des illettrés dans notre provinee. En effet, #i noux référons Au L statistical Year Book ” de 1903, page 630, nous constatons CE qui suit :
En 1891, le nombre des illettrés pour toute la population de la provine> de Québec, représentait 40 p. €
En 1901, ce chiffre est tomb à celui de 29 pe; done, dans cette période de dix ans, nous D VOIS réduit di ip ce le nombre des illettrés dans notre population.
En 1891, nombre des illettrés al doses de cinq 18e + °°° Dicerenss .26 p. €: En 1901, nombre des illettrés au-dessus de cinq ansessrerttt? A LT RS
Ontario :
En 1891, nombre des illettrés u-desstis de cinq anse.s.tt""" LE
En 1901, nombre des illettrés au dessus de cinq none eee ter 8 p. € Et pour rendre plus concluante cette comparaisons nous devons remarquer
qu'en 1871, dans notre province, sur la population adulte de 532,898, le noms
avons pas seulement les statistiques publiées à Ottewa, pour
bre des illettrés était de 191,562, soit un pourcentage de 35
Mais not prouver ja diminution rapide des illettrés dans cette province ; nous constatons
chaque jour cette dininution par la plus grande circulation de n0% grands journaux français quotidiens dans nos villes et nos campagnes je veux parler de le “ Presse *, du “ Canada”, de la “ Patrie ”, du « Soleil ” et de plusieurs autres journaux qu'il gerait trop long d'énumérer, ainsi que par le nombre des nouvelles revues publiées et répandues par milliers d'exemplaires dans nos villes et n0$ campagnes:
tus et irée ent , au
inc)
riode notre
pe € ÿ pe €
O p. €- 8 p. € narquer le nome
wa, pour
nstatons
>s grands ax parler plusieurs \e nombre aires dans
RE