REVUES
Date de Circulation fondation, en 1905,
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Le nager du T. S. Sacrement. ..,,.,.,...
Le Bul ‘in Ecclésiagtique. .....,.,..,.,,s0evossoe Les Annaies de la Bonne Ste-Anne de Beaupré.
Le Messager de St-Antoine de Padoue...
Lu Revue Ecclésiastique.
Les Annales du T. S. Rosir La Bannière le Marie Immacu
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Les cultivateurs de cette province et de ln génération actuelle, sont-ils moins instruits et par conséquent inférieurs à ceux des autres provinces ? Voici ce que disait dans son rapport pour l’année 1908, l'honorable
ministre des Terres et Forêts, alors ministre de l’agriculiure, en parlant des progrès de l’industrie laitière en 1901 :
“ En 1901, les rapports du recensement démontrent que tandis qu'Ontario n'avait augmenté sa production dans le cours de la décade précédente que de 90 p. c., la province de Québec avait augmenté son rendement de 381 p. €. dans la même période. Aujourd’hui ce chiffre dépasse 400 p. c.
“ J1 y a actuellement dans la province de Québec, 2,500 beurreries et fromageries qui ont dû produire, en se bâsant sur les rapports faits au département, environ (43,000,000) quarante-trois millions de livres de beurre et (107,000,000) cent sept millions de livres de fromage, ce qui donne un total en évaluant le beurre à 2U cts et le fromage à 9 cts, de ($13,000,000.00) treize millions de piastres.”
L'un des paragraphes du discours du Trône qui a été si bien développé, il y a quelques jours par les éloquents députés qui ont proposé et secondé Vadresse, mentionne les progrès réalisés dans la culture et l'exploitation de la terre. Par!ant de l’industrie laitière, ils placent notre province au premier rang et expriment l'espoir que Québec sera bientôt à la tête de la Confédération, nonseulement dans la production du beurre, mais aussi dans celle du fromage. Donnons à l'éducation sa juste part de ces résultats.
Les progrès considérables que nous avons constatés depuis quelques années dans l’agriculture, principale source de prospérité pour notre province ; la hausse constante dans les produits de la ferme et spécialement dans l'industrie laitière, progrès qui doivent exiger une certaine dose d'instruction ; l’aisance qui régne aujourd'hui dans nos campagnes, prouvent encore plus que les statistiques que je viens de donner, les
grands services rendus par nos écoles primaires et, par conséquent, les progrès de l'instruction dans nos campagnes.
Je disais encore que les différentes administrations libérales qui se sont succédées dans cette province, s'étaient appliquées autant que n0$ ressources le permettaient, à accélérer les progrès de l'instruction publique. N'est-ce pas en effet sous l'administration Mercier, que, sur la somme de $400,000 payée par le Trésor de cette Province, en règlement final de la question desbiens des Jésuites, la somme de $140,000 fut attribuée à deux de nos institutions d’éducation supérieure savoir : $100,000 à l'Université Laval à Québec et $40,000 à l'Université Laval à Montréal ?
Ne devons-nous pas à la même administration libérale, la création des écoles du soir, qui ont contribué si largement, depuis, à répandre l'instruction dans la classe ouvrière de nos villes et de nos villages, la fondation des bibliothèques publiques spécialement pour la classe ouvrière ?
Nous avons dans notre budget, depuis l’époque de cette administration, un item spécial de 412,000 pour subventionner ces écoles.
En 1895-97, le nombre de ces écoles du soir qui était de 66 avec une assistance moyenne de 1485 élèves, s’est élevé durant le cours de la dernière année fiscale 1904-05 à 168 classes, avec une assistance moyenne de 3586 élèves.
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Si nous référons maintenant aux comptes publics, nous constatons que les différentes administrations libérales depuis 1897, ont augmenté le chiffre des allocations votées chaque année par cette Législature, pour aider au progrès de l'instruction publique dans cette province.
Ainsi, en référant aux comptes publics des années 1897-98 à 1904-05, nous constatons que la somme totale votée par cette Législature pour l’instruction publique, dans cette province, était de $443,860 pour l’année 1897-98, Elle s’est élevée, pour l’année fiscale finissant au 30 juin dernier, savoir 1904- 05, au chiffre de $180,760, soit une augmentation de $36,900. Ajoutons à cette somme celle de 850,000 que nous avons octroyée à la dernière session pour porter à $100,000 le montant affecté pour venir en aide aux municipalités pauvres, et nous arrivons à une augmentation de $86,900, représentant une somme totale de $530,760 votée par cette Législature, à la dernière session, pour l'instruction publique.
Je constate de plus, par un tableau comparatif préparé par le Département de l’Instruction Publique, que le montant des taxes payées par les contribuables, qui représentait pour l’année 1897-98, une somme de $1,517,565, s'est élevé pour l'année 1904-05 à la somme de $2,199,371, représentant une augmentation de $8681.806, dans le montant des taxes payées par les contribuables de cette province, pour l'instruction publique.
En ajoutant à cette somme de $2,199,371, celle de $530,760, actuellement votée par cette Législature,nousarrivons à une somme totale de $2,730,131, représentant les différentes sommes dépensées pour l'instruction publique dans cette province et inscrites dans les rapports officiels du Surintendant.
En 1897-98, ces différentes sommes ne représentaient qu'un montant de $1,961,425. C’est dune pour cette période de 1898 à 1905 une augmentation de $868,606.
Et nous devons ajouter une autre somme importante qu’il importe de ne pas laisser de côté.
En référant aux statistiques générales du coût de l'enseignement dans cette province, statistiques publiées chaque année dans le rapport du Surintendant. sous le titre: “ Coût de l'entretien des institutions scolaires indépendantes subventionnées ”, cette contribution s’élèverait pour l’année 1904-1905 à une autre somme de $1,404,387.00.
Ces statistiques ne mentionnent pas le montant de la contribution des institutions non subventionnées, vû qu'elles ne font pas de rapport au Surintendant. Sans doute, nous n'avons pas de données précises et officielles, pour déterminer d’une manière certaine le chiffre de la contribution des institutions nonsubventionnées, mais nous pouvons affirmer, et il est généralement admis, qu’elles contribuent largement aux progrès de l'instruction publique dans
cette province. Et voici ce que disait, à ce sujet, l'honorable H. Mercier, dans
sa célèbre réponse au pamphlet des Equal-Rights :
“ Nos communautés enseignantes nous procurent aussi des avantages incontestables pour les fins de l'éducation. Je n'hésite pas à dire que dans nos couvents et dans nos pensionnats de jeunes filles, l'instruction ne coûte peutêtre pas la moitié de ce qu'elle coûte dans les institutions protestantes du même genre.
“ Les frères des écoles chrétiennes et plusieurs autres communautés donnent aussi aux jeunes garçons, un enseignement supérieur et presque pour rien, comparativement à ce que cela coûte ailleurs”.
En augmentant ainsi graduellement l'allocation votée peus l'instruction publique par cette Législature, de $443,860.00, à la somme de $530,760.00, les différentes administrations libérales depuis 1897, n'ont rien négligé pour accélérer les progrès de l'instruction publique dans cette province. Sous l'administration de M. Marchand, une nouvelle école normale pour jeunes filles, a été fondée à Montréal. Jusqu'à cette époque, nous n'en avions qu'une seule, celle des Ursulines à Québec.
C'est cette administration, qui a affecté une somme annuelle de $14,000.00 pour rencontrer les dépenses des conférences pédagogiques inaugurées à cette époque, conférences données annuellement depuis, dans chaque district d'inspection, par les inspecteurs d'écoles, aux institutrices sous leur contrôle, pour les rendre plus compétentes dans l’enseignement,
C’est encore sous cette administration, qu’une somme de $1,170.00 a été dépensée en 1598, pour la création d'écoles de coupe à Montréal, et une autre somme $800.00, en 1899, pour la création d'écoles semblables à Québec. Et en 1904-1905, une somme de $6,400.00, a été affectée pour subventionner de nouvelles écoles de coupe, créées successivement à Lévis, Charlesbourg, St-Ambroise de lu Jeune Lorette, St-Jean, I.-0., Trois-Rivières et St-Hyacinthe.
De semblables écoles de coupe ont été ouvertes cette année, à Fraserville, Montmagny, Victoriaville et Arthabaska. En subventionnant ces écoles de coupe, nous n'avons fait que suivre l'exemple que nous a donné la France, en
lorsqu’à cette date, elle mettait l’économie domestique parmi les matières de l'enseignement secondaire des jeunes filles.
Et dans cet ordre d'idées, je rappellerai aussi que la création des écoles ménagères est d'institution libérale. Celles de Roberval et de St-Pascal rendent d'éminents services aux jeunes filles qui se destinent à faire le bonheur de leurs époux et elles assurent aux heureux célibataires qui pensent à renon-
cer au célibat, des épouses modèles et des femmes de ménage accomplies. Cette idée devrait assurer au gouvernement libéral l'éternelle reconnaissance des deux sexes.
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C'est encore à l'administration libérale qui a succédé à celle de l'honorable M. Marchand, que nous devons la création d’une troisième école normale pour les jeunes filles, à Rimouski, ainsi que des allocations spéciales pour rencontrer les dépenses des conférences pédagogiques diocésaines, Ces conférences inaugurées depuis 1901, ont été données depuis cette date, dans les diocèses de Montréal, Québec, Sherbrooke, Nicolet et Trois-Rivières.
Une somme de $7,813.00, a été dépensée pour ces nouvelles conférences pédagogiques diocésaines, qui, d'après le rapport du surintendant de l'Instruction publique pe. r l'année 1904-1905, contribuent beaucoup au progrès de l'instruction publique.
C'est encore à la même administration libérale que nous devons l'augmentation du traitement des inspecteurs d'écoles, sujet sur lequel je reviendrai dans un instant.
La présente administration a cru devoir rivaliser avec celles qui l'ont précédée, en portant à $100,000.00, comme je le disais il Y un instant, la somme de -$50,000.00 destinée à venir en aide À l’enseignement primaire dans cette province. Et nous avons pu, grâce à cette augmentation de $50,000.00, subventionner plus largement les municipalités scolaires pauvres, dans les nouvelles paroisses de colonisation. Ainsi, pour l’année 1904-1905, une somme de $31,000 a été distribuée dans ces municipalités, lorsque : année précédente on n°y avait distribué que 822,165.
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Parmi les plaintes les plus sérieuses formulées contre notre système scolaire, la première porte sur l'insuffisance des salaires payés aux instituteurs et institutrices par nos municipalités scolaires. Ce reproche à leur adresse n’est pas nouveau. Depuis un grand nombre d'années, dans la presse et dans cette législature, l'insuffisance de ces traitements a été signalé bien des fois et nous avons toujours proclamé que ceux qui consacraient leur vie à cette carrière de l'instruction publique, n'étaient pas rémunérés en proportion des services qu'ils rendent à notre province.
Nous sommes tous unanimes à déplorer la parcimonie de nos municipalités scolaires à ce sujet, et je crois pouvoir affirmer que parmi tous ceux qui ont dénoncé avec le plus d’ardeur cette apathie ou cette parcimonie à l'égard
des instituteurs et institutrices, aucun n’a encore signalé un moyen pratique de faire disparaître ce mal que nous déplorons tous.
L'insuffisance du traitement ne résulte pas de notre système scolaire, car nos lois sur l'instruction publique donnent à nos commissaires d'écoles, élus par les contribuables, :e pouvoir de prélever sur leurs biens, au moyen de cotisations spéciales, une somme suffisante pour subvenir au maintien des écoles
4 et au traitement des instituteurs et institutrices. Si nos différentes municipalités scolaires n’ont pas jugé à propos, jusqu’à ce jour, de prélever des cotisations spéciales, suffisantes pour accorder à nos instituteurs et institutrices, le traitement, variant de $30 à $50 par mois, qui leur est alloué dans les différents états de la République Américaine, si j'en crois les statistiques publiées récemment dans “ Le Canada ”, par l'honorable député de la division St-Louis, —devons-nous revenir aux dispositions de la loi scolaire de 1841, c’est-à-dire au principe de la contribution coercitive ou forcée? Il faudrait substituer aux commissaises d'écoles élus par les contribuables, des officiers spéciaux nommés
{ par le gouvernement et chargés de percevoir eux-mêmes sur leurs biens, les montants nécessaires pour construire de belles maisons d’écoles et assurer aux instituteurs et institutrices des traitements variant entre $30.00 et $50.00 par
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À mois ? Je crois qu'il serait aussi difficile qu’en 1841, de mettre à exécution | une loi semblable, et que l’honorable député s’y opposcrait lui-même comme
tous les autres députés de cette Chambre.
La Législature de cette province devrait-elle insérer dans le budget une somme suffisante pour permettre au surintendant de payer à nos 5736 instituteurs et institutrices un traitement variant entre $400.00 à $500.00 par année, ce qui représenterait une somme d’au-delà de deux millions? Les revenus de notre province suffisent à peine à rencontrer les sommes que nous votons chaque année pour aider à l'instruction publique, à l’agriculture, à la colonisation, à l'administration de la justice, à nos asiles d’aliénés, à nos institutions de charité et autres dépenses inscrites au budget. Il faudrait donc une nouvelle source de revenus pour ajouter à notre budget une somme aussi considérable, et pour se la procurer, ne faudrait-il pas recourir à la taxe directe? Je ne crois
pas que les honorables députés de cette Chambre seraient disposés à adopter une mesure aussi rigoureuse, pour subventionner plus largement nos insiituteurs et nos institutrices. Quel autre remède existe-t-il pour leur assurer un traitement plus élevé ?
En 1898, le Conseil de l’Instruction, Publique recommandait à l'Fxécutif de cette province, d'imposer aux municipalités scolaires, l'obligation de payer aux instituteurs et institutrices, un traitement minimum de $100. et de refu-
ser à toute municipalité scolaire qui négligerait d’obéir à cette injonction, l'allocation qui lui est accordée chaque année sur le fonds des écoles publiques,
Cette recommandation du Conseil de l’Instruction Publique ne fut pas sanctionnée par l'exécutif, vû que plusieurs municipalités scolaires manifestà. rent immédiatement leur intention de renoncer à cette allocation bien minime, puisqu’elle représente aujourd'hui à peine $9.01 par 100 âmes, préférant se réserver le droit d'accorder aux instituteurs et institutrices, le traitement qu’elles jugeraient à propos. :
Donc, aussi longtemps que les ressources de cette province mettront le Gouvernement dans l'impossibilité sans recourir à la taxe directe—de contribuer lui-même Pour une quote-part aux traitements payés aux instituteurset institutrices Par nos municipalités scolaires, il ne reste qu'un seul remède, non pas de modifier notre système scolaire, puisqu'il donne à nos commissaireg d'écoles toute la latitude à ce sujet, mais desintéresser de plus en plus les contribu: :,.28 de cette province, à cette question si importante de l'instruction publicue.
Il faut leur faire comprendre que l'instruction est de plus en plus nécessaire, que pour instruire leurs enfants, ils ne doivent négliger ni temps, ni argent, mais qu'ils doivent s'imposer tous les sacrifices pour accomplir ce devoir sacré qui leur est imposé par la loi de Dieu et la loi des hommes
Notre clergé, qui a toujours favorisé et favorise encore de tout son influence, les progrès de l'instruction publique, sera un auxiliaire puissant À nos hommes publics, à notre presse ct à nos conférenciers agricoles pour activer le zèle de nos municipalités scolaires, Pour cette belle ct grande cause de l'instruction publique,
Il faut admettre cependant que depuis quelques années, si dans certains comtés de cette province, il n’y à Pas eu progression dans la moyenne du traitement payé aux instituteurs et institutrices, plusieurs autres comtés se sont fait un devoir de les rémunérer davantage et que nous avons constaté une Progression assez sensible en prenant la moyenne des traitements pay’s dans tous les comtés de cette province. Qu'il me soit permis de référer sur ce point, aux statistiques fournies par lhoncrable premier ministre de cette province, à la dernière session :
Moyenne des salaires des instituteurs et institutrices des écoles élémen. taires, démontrant la progression :
Ecoles Ecoles catholiques protestantes Oo -$ 93 00 $ 184 O6 1898... «+ 102 00 183 00 PRE ne nnine +. 107 00 182 00
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Faut-il attribuer cette amélioration aux progrès de l'agriculture dans cette province depuis quelques années, aux prix plus rémunérateurs accordés aujourd'hui aux produits de la ferme, prix beaucoup plus élevés qu’en 1895, tel que démontré par des statistiques publiées dernièrement dans “ Le Canada”
à l’occasion d’une élection partielle dans le comté de Compton ? Nos commissions scolaires comprennent-elles davantage que pour avoir de bons instituteurs et de bonnes institutrices, il faut leur payer un salaire raisonnable ? Quelle qu'en soit la raison, il faut reconnaitre le fait et s'en réjouir en espérant encore de nouveaux progrès.
A tout événement, je suis heureux de déclarer ici, sans crainte de contradiction, que le gouvernement a fait son devoir, en autant que ses ressources le permettent, pour améliorer le sort des instituteurs et aider les municipalités pauvres à accomplir des progrès dans la voie de l'éducation.