LUE
Pour activer cette progression dans le traitement des instituteurs et institutrices et stimuler le zèle de nos muniripalités scolaires, nous avons décrété par un arrêté en conseil, qu'à même l'allocation additionnelle de $50, - 000, dont j'ai parlé plus haut, une somme de $10,000 serait dépensée chaque année pour accorder cinq prix dans chacun des quarante-cinq districts d’inspection, sous la surveillance des inspecteurs d'écoles, savoir :
RME NE ET Tonton con conne ... $60 00 UÜn/deuxième prix de. . 12: 2e smse cs .. 50 00
UE TOIRÈME DR Serre eee AUTO
Un quatrième prix de.....,....,..............,. 85 00
Et un cinquième prix de............. sessoses 8000 aux cinq municipalités de chacun de ces districts qui auront fait le plus de progrès durant l’année. Et l'inspecteur d'écoles pour décider quelles sont les cinq municipalités les plus méritantes, devra se bâser sur l’état de la maison d'école et du mobilier scolaire, sur le progrès des élèves durant l’année et sur le chiffre du traitement des instituteurs et institutrices.
Nous avons de plus ordonné par cet arrêté en conseil, qu'aucune municipalité dans ces quarante-cinq districts, ne pourrait concourir dans ces prix, si elle payait à ses instituteurs ou à ses institutrices, un traitement inférieur à ia somme de $100 par année.
Nous avons encore affecté à méme cette somme de 850,000 une autre
somme de $10,00€ Pour payer une prime annuelle de $15, à chaque institutrice ayant enseigné depuis au-delà de quinze ans et une somme de 820 à chaque institutrice ayant enseigné depuis au-delà de 20 ans,
Nous croyons que ces primes bien modiques, il est vrai, muis proportion nées à nos ressources, seront de nature à stimuler le zèle de nos municipalités scolaires pour rétribuer davantage nos institutrices e
t les encourager par là même à persévérer dans cette
carrière si ingrate de l'enscignement.
Mais il ne faut pas oublier que la modicité du truitement des instituteurs et institutrices, n'existe Pas seulement dans Ja province de Qu qu’elle existe même en France, où j'on s'intéresse Spécialement à tout ce qui peut accélérer les progrès de l'instruction publique,
Au cours d'un long article
CU, Diuls
sur le budget de l'instruction publique, M, Albert Petit, qui n’est Pas absolument un clérical, disuit dans le # Journal des Débats ” :
“I est certain que les traitements, étaient naguère tout à fait insuffisants.
famine ” et ils le méritaient bien,
surtout les traitements de début, On les à qualifiés de « traitements de Sans même remonter à la loi de 1875, qui allouait aux adjoints ct aux adjointes un traitement de début de 700 frs, (8140.00) et de 600 frs. (8120.00) ; il est clair que celle de 1889 était bien Parcimonieuse, Les Stagiaires débutaient à 800 frs (8160.00) et ils n'étaient même pas sûrs de devenir titulaires à 1,000 frs (8200) au bout de deux ans de services. Comme vers la même date la nouvelle loi militaire les astreignit à un an de caserne, alors qu’ils bénéficiaient, une-véritable grève de candidats se produisit. Le recrutement des Ecoles Normales devint précaire, le niveau du personnel tendit à s’abaisser, et la presse découvrit “ le péril primaire ” Les instituteurs avaient alors trois griefs ; l'insuffisance des traitements de début, la lenteur de l'avancement, va Je Pourcentage qui réglait les promotions sur les vides produits dans la classe supérieure, et le retard apporté aux mises à la retraite.
“ Depuis deux ans, des améliorations considé
rables ont été apportées à cet état de chose.
s. Le Pourcentage a été aboli et les Promotions ont lieu de droit au bout d’un certain temps d'ancienneté, sans préjudice de la part laissée au choix pour les class supérieures. En outre, le traitement de chaque classe à été relevé, notamment Je traitement de début qui a été porté à 1,000 ($200). Dès Maintenant, vers vingt-huit ans, un instituteur doit arriver normalement au traitement de 1,200 frs (8240.00) et vers trente-trois ans il parvient à 1,500 frs ($300.00). C’est encore modeste assurément, mais le logement n’est Pas Compris dans le traitement, et il s’agit là du traitement tout sec, sans aucun avantage accessoire, Les instituteurs de la génération
précédente n’atteignaient une pareille situation qu'au detour de la cinquantuine et beaucoup n’allaient pas audelà. Aujourd'hui, ils sont sûrs de prendre leur retraite avec le traitement de la première classe, soit 2,000 frs (8100.00).
Ce même reproche a été fait dans Ontario, car le 29 janvier 1906, le # Toronto World”, dans le cours d’un article éditorial, intitulé : Premier Whitney and the public schools ”, disait :
“ There can be no reasonable doubt that increased efficiency in the “ teaching staff, ‘ is not only desirable but absolutely necessary ”, but this is ‘ not due to the lack of satisfactory personel, but to the fact that the salaries and emoluments offered are insufficient in competition with those offerded by other business and professional openings. This state of affuirs calls for immediate attention and remedy ”.
Du ‘“ Toronto World ”, 29 janvier 1906.
Extrait d’un discours de l'honorable M. Whitney, prononcé à Kingston, le 27 janvier 1906.
# I was told by a prominent educationist not 24 hours ago, that he who thinks the publie schools are in as good a condition as they were 25 years ago, does not understand the facts, and it is true. (The statement was loudly applauded). “ While we will do all in our power for the high schools, the pupils in the public schools must be considered ”.
Une autre plainte porte sur l’incompétence des membres du corps enseignant.
Comme je le disais, à venir jusqu'à 1898, nous n'avions pour toute la province de Québec, que deux écoles normales de jeunes gens, savoir : l'Ecole Normale Laval de Québec et l'Ecole Normale Laval Jacques-Cartier de Montréal, et une seule école rormale de jeunes filles, celles des Ursulines de Québec.
Les traîtements si modiques accordés par nos municipalités scolaires, ont nécessairement détourné de la carrière de l’enseignement, la majeure partie des jeunes gens qui avaient suivi les cours de ces deux écoles normales et les ont dirigés vers d’autres carrières.
Nous n'avions done qu’une seule école normale de jecnes filles, à Québec, pour former des institutrices compétentes pour nos écoles primaires. Il est évident que cette unique école ne pouvait fournir près des 6,000 institutrices requises pour toutes nos écoles primaires et nous ne pouvions obliger les commissions scolaires à n’engager que des institutrices munies d’un diplôme de cette unique école normale, sans les obliger par là même à fermer la plus grande partie des écoles primaires de nos municipalités. Voilà pourquoi jus-
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qu’en 1898, des brevets d’'institutrices étaient accordés par différents bureaux d'examinateurs, à un grand nombre de jeunes filles qui n'avaient pu recevoir la formation pédagogique dans nos écoles normales. Nos commissions scolaires devaient les accepter comme institutrices, ne pouvant s’en procurer d'autres, ou sinon fermer leurs écoles. En 1898, sous l'administration de l'honorable M. Marchand, on a fait disparaître ces différents bureaux qui se montraient trop faciles dans le choix des candidats, pour les remplacer par un bureau central d’examinateurs, composé d'hommes offrant toutes les garanties sous le rapport de l'expérience et des capacités incontestables, pour accorder des brevets d’institutrices à nombre de jeunes filles qui, sans avoir suivi le cours de l'unique école normale de Québee, pouvaient cependant avoir les Capacités requises pour enseigner dans nos écoles primaires.
Il me suffira de citer des noms comme ceux de :
Mgr J. C.K. Laflamme, président.
M. le chanoine G. Dauth, de l’archevéché de Montréal.
M. l'abbé P, J. A. Lefebvre, supérieur du Séminaire de Sherbrooke,
M. l'abbé J. C. Vincent, professeur au Collège de Valleyfield.
M. John Tompkins, professeur d'anglais au Collège de Montréal.
. Calixte Brault, inspecteur d'écoles.
. John Ahern, professeur à l'Ecole Normale Laval.
+ C. J. Magnan, professeur à l’Ecole Normale Laval.
+ Chs. A. Lefèvre, professeur de dessin à l'Ecole Normale Laval,
M. J. O. Casgrain, professeur à l'Ecole Normale Jacques-Cartier.
M. J. N. Miller, secrétaire.
Et d’ailleurs, les statistiques que l'on trouve dans les rapports du surine tendant, nous prouvent que ce bureau central n’accorde pas de brevets d’enseignement à toutes les aspirantes, mais qu’en faisant un choix judicieux, ils en ont éliminé près de la moitié.
Voici un petit tableau qui fait connaître, en résumé, les travaux du bureau central :
Années. Aspirants. Brevets accordés. Brevets refusés,
ART be 8 3,086