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Il peut arriver, comme l'ont affirmé certaines personnes bien intentionnées, que ce bureau central a pu accorder des brevets d'enseignement à des personnes incompétentes. Mais n'a-t-on pas constaté bien des fois les mêmes erreurs commises pur les bureaux d'examinateurs représentant des corporations les mieux organisées, comme le Barreau, le Notariat, la Médecine, et n'avonsnous j as nous-même duns cette Législature, passé des bills privés pour permettre à plusieurs jeunes gens de pratiquer comme membres de ces différentes professions lorsqu'ils avaient négligé de satisfaire aux examens requis par les bureaux de ces différentes professions ?
On se plaint avec raison que nous n'avons pas assez d'écoles normales pour rencontrer les exigences du personnel enseignant. Comme je le disais, il
y a un instant, jusqu’en 1898, nous n'avions qu'une école normale pour les
jeunes filles. Les différentes administrations libérales qui se sont succédées depuis cette date, ont auginenté la subvention votée auparavant pour les écoles normales, et cela, pour en créer quatre nouvelles: celle de Montréal, fondée sous l'administration de l'hon, M. Marchand an déjà fourni de nombreux sujets au personnel enseignant ; celle de Rimouski, le sera bientôt et celles de
t'hicoutimi et de Sherbrooke, dont nous avons décidé la création, cette année, contribueront bientôt à subvenir aux besoins du personnel enseignant.
Sans doute, ces cinq écoles normales de jeunes filles, ne seront pas encore suffisantes pour alimenter le personnel enseignant. Aussitôt que les ressources de cette province le permettront, il faudra en créer de nouvelles, mais jusqu'à cette date, où devrons-nous recruter notre personnel, si ce n'est chez les personnes munies de brevets qu’elles ont obtenu de notre Bureau Central des
exaininateurs.
On se plaint de l'incompétence de nos institutrices et on blâme en même temps nos municipalités sculaires de ne pas les rétribuer davantage. Est-ce là le moyen d'encourager nos cominissions scolaires à augmenter le chiffre de leurs traitements, en dénonçant chaque jour leur ‘ncompétence? Ne vaut-il pas mieux encourager les progrès que de se borner à une critique facile autant que stérile et je pose la question. Ne vaut-il pas mieux avoir des institutrices médiocres que de ne pas en avoir du tout ?
Je passe maintenant aux plaintes contre l’état des maisons d’écoles.
On dit qu'un grand nombre de nos maisons d'écoles sont défectueuses sous le rapport de l'hygiène, et que les enfants et les institutrices y compromettent leur santé,
L'article 252 de nos lois Construire des maisons d'éc Par le surintendant de
oluires, oblige les Coiamissoire oles conformément l'Instruction publique,
set les syndics à AUX plans et devis üpprouvés
Cette disposition
a été intercalée dns nos lois scolaires tableau ci-de
ssous indique quels en ont été les résultats, Maisons construites depuis 1895 à 1905, approuvés par le surintendant : 1827. Détails :
, en 1895, et le
d'après des blans fournis et
Maisons construites en 1895,
MARNE deu. LD Maisons
Fe “ “ IS96, tirées 164 CL
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È x “ 1902. ess. 211 ff
ces 247 # +, A9: + 187 fe Valeur approximative et moye
Sommes payées en 190
nne des dites Maisons d'écoles 8800.00.
93-1904, par les municivalités scolaires catholiques Pour construction d'écoles : 8325,000,00,
Nous admettons que dans bien des municipalités scolaires, il existe
tent pas les exigences de qui sont défectueuses sous le rapport de l'hygiène, Mais en tenant des progrès qui se sont réalisés Sous ce rapport et que nous constatons t jours, devons-nous aller plus loin et décréter immédiatement ]n démoli toutes ces vieilles Maisons d'écoles qui existent encore dar de nos Municipalités scolaires, Devons-nous forcer ces mêmes Municipalités à les remplacer immédiatement Par d'autres maisons d'écoles
et conformes aux règlements du département de l'Instruction publique ? Ne serait-ce pas imposer une charge trop lourde à Plusieurs munie trop pauvres Pour rencontrer J dépense Pas mieux s’en tenir à la loi actuelle, lorsqu'il s'agit de remplacer une de
Ces anciennes Maisons d'éc
encore des maisons d'écoles qui ne respec 08 lois scolaires et compte ous les tion de IS Un Certain nombre
plus Spacieuseg
ipalités scolaires # que cela entraincrait et, ne vaut-il qui nous donne les garanties suffisantes ces maisons d'écoles Par une nouvelle ?
ole disparaitront ainsi graduelle qu’il soit nécessaire d'imposer à nos municipalités scolaires des dép dérables Pour arriver à toutes ces améliorations immédiatement.
ment, sans enses Consi.
… Mais n'allons Pas Crüire que … cat seulement dans la province de Québee où l’on rencontre des maisons d'école défectueuses sous ce rapport. Il en existe même dans les vieux Pays comme la France, où l'on s'occupe pourtant de tout
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naarness ee ER
ce qui peut tendre à l'amélioration et au progrès de l'instruction publique. Voici ce que dit à ce sujet ‘ L'Avant-Garde Pédagogique ” publiée à Paris, dans le numéro de décembre 1904 :
Extrait de “ L'Avant-Garde Pédagogique.”
“ Les hygiénistes et les pédagogues s'accordent à dire qu'aucune classe ne devrait renfermer plus de quarante élèves et qu'aucune école ne devrait comprendre plus de sept classes (une classe par année de scolarité.)
“ En attendant que cette double réforme s'accomplisse—s'accomplira-t-elle jamais ?—les jeunes Français et les jeunes Françaises continuent d'être entassés dans nos écoles comme des harengs en caque. On me signale telles et telles classes disposant de 45 places officielles et comptant 75 élèves inscrits. En admettant qu'il y a chaque jour une dizaine d’absents, il reste encore un “supplément” de 70 élèves. Ce supplément, où le loge-t-on ? Si les tables appartiennent au vieux mobilier (tables à 4, 5 ou 6 places, sans dossier), on invite les enfants à se serrer, et il n'est pas rare d'en voir 7 ou 8 là où ils ne devraient se trouver que 4ou 5, Si, au contraire, c'est le nouveau mobilier qui existe dans l'école, on réunit les tables à 1 ou 2 places, dont il se compose, au moyen de simples planches formant banes. On revient ainsi à l'ancien mobilier, avee le pupitre en moins pour les allonges.
“ Les inconvénients pédagogiques et autres d'un pareil empilement sautent aux yeux. Résumons-les d'un mot : l'école n'est plus qu'une garderic, fatigante pour le maître et la maitresse, abrutissante pour les enfants (abrutisgante n'est pas élégant, mais c'est l'expression propre). Dans ces classes bondées, il ne peut se faire instruction ni éducation. L'instituteur où l'institutrice est presque exclusivement préoccupé du maintien de l’ordre et du gilence.. C’est un garde-chiourme |
Nous ne sommes donc pas les seuls à blèmer sous ce rapport et je crois que les honorables députés reconnaîtront que le gouvernement suit à l'égard de la construction des maisons d'écoles la seule conduite qui peut amener des progrès sans imposer des lourdes charges aux contribuables.
J'arrive maintenant au morcellement des municipalités scolaires.
L'article 112 de nos lois scolaires, donne aux commissaires d'écoles le pouvoir de diviser la municipalité en plusieurs arrondissements scolaires.
En 1897, on a inséré un nouvel article, savoir l'article 118, pour permettre aux commissaires d’éeoles de réunir un ou plusieurs arrondissements pour une geule école et en diminuer ainsi le nombre pour en arriver au 5ÿ8tème de la centralisation, leur donnant en même temps le droit d'adopter les mesures nécessaires pour faire transporter et ramener en voitures à une seule et même école, les élèves qui en seraient éloignés.
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On blâme les municipalités scolaires de ne pas se prévaloir de cet article et de multiplier inutilement les arrondisærents et les maisons d'écoles, au lieu de centraliser les élèves dans une où deux maisons plus spacieuses
Cette centralisation aurait pour effet, dit-on, de diminuer considérablement les dépenses qu'entrainent la construction de plusieurs maisons duns une mème municipalité et les salaires d'un plus grand nombre d'institutrives, ot pur là même, d'arriver sans surcroît de dépenses, à l'amélioration de nos écoles et à l'augmentation du traitement des instituteurs et des institutrices,
Cette centralisation dans notr province, où les hivers sont très rigoureux, où les habitations sont souvent très éloignées les unes des autres, est-elle praticables” Nos familles canadiennes-françaises—et c'est un orgueuil pour nons— sont nombreuses, Ceux qui sont en faveur de ce système de centralisation, ont-ils songé pour un instant, aux nombreuses difficultés qu'aurnient à surmonter les commissaires d'écoles pour se procurer les voitures convenables, spécialement durant la rude saison d'hiver, pour transporter et ramener chaque jour dans une où même dans deux où trois maisons d'écoles, par toute la municipalité, un aussi grand nombre de dépensesadditionnelles que devrait entrainer la surveillance de ces enfants, durant le trajet ? Ce sont ces nombreux inconvénients qu'il serait trop long d'énumérer, qui ont, sans donte, engagé nos commissaires d'écoles à ne pas se prévaloir des dispositions de cet article,
Cette contralisation peut-être pratiquable dans certains états de la république voisine, où le climat est plus clément, où la population est plus dense, Mais chez nous, il faut l'admettre, elle serait bien difficile et on en a vainement tenté l'application dans certaines parties de ln province, spécialement dans les Cantons de l'Est.
Ce que j'ai à dire sur ce sujet et qui prendrait inutilement le temps de lu Chambre, est résumé dans les deux lettres qui suivent et qui règlent, je croi la question.
Waterloo, Que., Dec, 12th 1905.
Honorable Rodolphe Roy, Provincial Secretary,
Quebec.
Dear sir,
In reply to your inquiry re working of art. 11S of the School Law in the municipality of the township of Shefford, 1 beg to say that in the only instance in which it was tried, the results were not satisfactory. There was too much difiiculty in engaging any one to take the children to and from school, as the people in the vicinity had other and more lucrative uses for their teams
in winter. The prices which we had to pay was far too much for the service, and the practice was discontinued.
I am, Sir, ; Your obedient servant, (Signed) H. E. ALLEN, Sec. Tres S. €. Township of Shefford.
Waterloo, P. Q., Dec. 18, 1905.
Hon. Rodolphe Roy, Provincial Secretary, Quebec.
Dear sir,
In replying to your inquiry regarding the working of article 118 of the school law for the municipality of the township of Stukely (South part), I beg to state that we have tried it and that the results were far from being satisfactory. It was too costly, too diff lt to engage any one to take the children to and from school. And for these several reasons, the system Was found impracticable and soon abandoned.
Yours respectfully, (Signed) W. K. KNOWLTON, Sec. Treas., School Municipality of South Stukely, Co. of Shefford.
On se plaint encore de la modicité du traitement de nos inspecteurs d'écoles et que leurs inspections annuelles sont insuftisantes.
Les inspecteurs d'écoles, d’après les instructions du Surintendant de l'Instruction Publique, doivent visiter chaque année, toutes les écoles situées dans leurs districts d'inspection.
Ils ne recevaient jusqu’à l'automne de 1904, qu'un traitement variant de 8700.00 à $800.00, et jusqu'à cette date, le montant voté chaque année par la Législature, pour rencontrer le traitement des inspectcurs d'écoles, s'élevait à la somme de $36,000.
Par un arrêté en € teurs d'écoles à été porté à la somme de $1,000 et à ! cet item du budget qui était auparavant de $36,000 à la somme
onseil en date du 15 octobre 1904, le salaire des inspeca dernière session, nous
avons porté
de $13,000, représentant une augmentation de $7,000 par année, pour augmenter ainsi leurs traitments. Nous n'avons que einq inspecteurs d'écoles nommés récemment, qui reçoivent un traitement inférieur à $1,000, savoir : un traitement variant de 8750 à 8900 et trois autres inspecteurs dont les dis tricts d'inspection sont plus importu*.t:: l'inspecteur des écoles pour le district de Chicoutimi et du Lac Saint” ü, distrier 1 jes étendu et le plus considé. rable, reçoit un traitement de 815.19 ar sunée,
Il est vrai que dans les autre. s107incss de a Confédération à l'exception de l'Isle du Prince Edouard, ou le salaire des suspecteurs d'écoles n'est que de $858.00 par année, et où les fonctions qu'ils ont à remplir, les emnêchent de s'occuper de toute autre chose, les traitements des inspecteurs d'écoles sont plus élevés que dans notre province. Ainsi dans la province de la Nouvelle- Ecosse leur traitemant est de $1,518.00 par année, avec en outre une allocation annuelle de 850.09 pour rencontrer leur dépenses de correspondance, Les fonctions qu'ils ont à remplir dans cette province, requièrent tout leurs temps, ‘ar en outre de celles attribuées à nos inspecteurs d'écoles ici, ils sont les secrétaires de 38 districts scolaires et chargés comme tels, de modifier euxmêmes les limites des arrondissements et de payer le traitement des instituteurs et institutrices.
Dans la province d'Ontario où la moyenne des traitements pour les “ County Public Schools Inspectors ” est de 81,500.00 par année et pour les # AT Public Schools Inspectors, Counties and Cities *, de $1,511.00 par année les fonctions qu'ils ont à remplir les emploient durant tout le temps de l’année.
L'administration libérale de cette province, a done augmenté de $7,000.00 par année l'allocation accordée à nos inspecteurs d'écoles, pour porter leur traitement à $1,000 au licu de $700.00 à 8800.00, bien que nos sources de revenus soient restées les mêmes et bien que nos dépenses pour l'administration de la justice, l'entretien de nos asiles d’aliénés, pour aider à l’agriculture et à la colonisation, augmentent dans des proportions considérables.
Cette augmentation a démontré, il me semble, tout l'intérêt qu'elle porte
au progrès de l'instruction publique dans cette province et, elle ne doit pas mériter aujourd’hui le reproche de ne pas rétribuer convenablement nos ins-
pecteurs d'écoles. Lorsque nos revenus nous permettront de les rétribuer aussi largement qu’ils le sont dans la province d'Ontario, à la condition toutefois de consacrer tout leurs temps à l'inspection des écoles et aux devoirs qu’ils ont à remplir, nous auront sans doute des inspections plus fréquentes et plus efficaces.
Mais ces différentes réformes ne
peuvent se faire tout d’un coup, mais graduellement et suivant l'augment
ation de nos revenus, »
* * Je crois avoir démontré dans ces les plaintes formulees au sujet de ] instituteurs et institutrice
remarques peut-être trop longues, que a modicité des traitements accordés à nos , de l'incompétence de notre personnel enseignant, de la médiocrité des brevets accordés par le Bureau Central des Examinateurs, du mauvais état d'un grand nombre de nos maisons d'éducation, sous le rapport du confort et de l'hygiène, du morcellement de n et de la décentralisation, de l d'écoles et par là même de l'ine sous quelque rapport,
os municipalités scolaires a modicité du traitement de nos inspecteurs ficacité de leurs inspections, bien que fondées sont parfois exagérées,
Je crois encore avoir démontré :