‹ Discours sur l'origine, les progrès, les objets particuliers, et l'importance de l'économie politique. Contenant l'esquisse d'un cours sur les principes et la théorie de cette scienceChapitre 16 sur 31 · SECOND PRINCIPE · texte numérisé non relu

SECOND PRINCIPE

Le salaire^, par sa hausse ou par sa baisse, influe en seus cojitraire sur le profit du capitaliste et le règle au sens le plus strict.

Le résultat de la culture des terres inférieures pour celui qui les cultive est , comme nous venons de le voir , le renjbours des frais de production à répartir entre deux classes d'hommes, les capitalistes et les sa lariés. Si la somme de ces frais est toujour

( i6o ) la même, il est clair que la part du capitaliste croîtra toutes les fois que celle du salarié diminuera. Or celte constance de la somme des frais de production est établie démonstrativement selon les Ricardiens qui en font un principe secondaire.

Principe subordonné et qui fait -partie du précédent.

La somme des frais de production ne peut beaucoup carier.

Elle dépend , disent-ils , pour le cultivateur , d'un côté de la masse totale du produit, de l'autre de sa valeur. Mais ces deux quantités sont en raison inverse l'une de l'autre. En somme , les variations doivent donc se compenser. Si le blé abonde , il est à bon marché, et réciproquement.

S'appuyant sur ce principe secondaire , on peut donc établir généralement que le gain du capitaliste , ou ce qu'on nomme le profit , suit une marche inverse du gain de l'ouvrier, ou de ce qu'on nomme le salaire.

Le rapport du salaire au profit dépend de celui du capital à la population. Celle-ci a une tendance constante à croître plus que le capital qui la fait subsister. On peut donc,

( nil )

«rt ehvisogei'ïnt la cause constante de variation, dire avec propriété, que c'est /e sa- Jait e qui règle le profit (i).

Page 1