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ses ministres se prononcer ouvertement contre toutes ces vieilles gênes mereantiles si long-temps respectées.
Il est bon de remarquer que ces principes adoptés en Angleterre y ont favori&é la paix et l'harmonie. Jamais on n'y a vu tant de tranquillité dans toutes les classes; jamais les chambres n'ont présenté un accord aussi remarquable ; tant il est vrai , comme le dit notre auteur , que la connoissance répandue de l'économie politique « exerce la plus salutaire influence sur « l'humanité et persuade à tous, qu'il est « de leur intérêt de vivre en paix et de « traiter entr'eux sur des principes nobles « et purs ». (i)
Aussi les hommes d'Etat vraiment dignes de ce nom en font-ils maintenant l'objet de leurs méditations et de leur étude favorite; et l'on a vu des personnages distingués , tant par leur rang dans le ministère que par leurs profondes connoissances , suivre avec intérêt les leçons dont nous publions le discours préliminaire. L'amour*
(i) Voyez page \oG du Discours.
( VII 0 de la science , mais plus encore l'amour du bien , les amenoit à cette utile institution.
Ce Cours fut institué en iSaS. Les amis de M/ Ricardo, voulant honorer sa mémoire, ouvrirent une souscription pour la fondation à Londres d'un Cours d'économie politique (i). Cette souscription monta à
(i) Les arrêtés pris à l'assemblée des directeurs de la souscription méritent d'êlre rapportés ici en abrégé, à cause de la libéralité des principes que l'on y voit régner et des beaux résultats que l'on peut espérer d'une telle institution.
Dans la première assemblée ledue le i4 Octobre 1823, il fut arrêté : i." Qu'en considération des grands services que feu M.' Ricardo avoit rendus en contribuant fortement au progrès d'une législation éclairée et spécialement de l'économie politique, il étoil à souhaiter qu'un témoignage de respect fût rendu à sa mémoire. 2.° Que rien ne paroissoit plus propres ce but/soit pour proclamer ses qualités supérieures, soit pour servir en même temps au public, que l'établissement d'un Cours destiné à répandre la connoissance de la science à laquelle est pour jamais attaché le nom de Pâcardo. 3.° Qu'une souscription seroit ouverte pour fonder à Londres un Cours d'économie politique en l'honneur de feu David Ricardo.
Dans la seconde assemblée tenue le 27^ l^ovembre
( vin ) II 00 livres sterling. Une grande afïîuence d'auditeurs suivirent les leçons de M.^Mac Culioch, qui fut choisi pour les donner; et cette annëe il a été appelé de nouveau à remplir cet office honorable. Ses succès ont été tels que l'on vient aussi de l'engager à donner en même temps ce cours dans la Cité. Dans ce quartier, le plus actif de la capitale , l'impulsion vers cette science est si grande dans ce moment, que l'on s'occupe d'y établir une société d'économie politique sur le même plan que celle qui avoit été fondée, il y a quelques années, dans une autre partie de Londres, La conduite sage et éclairée du ministère inspire à tout Anglois le désir de connoître les
iSaS^ il fut décidé : i.** Que le cours proposé, quoiqu'il! limétnenl lié avec le nom de M/ Rioardo, e^ esseniiellement destiné à honorer sa mémoire, ne devoit poiul être considéré comme consacré à inculquer , sans examen, les opinions de cet auteur, mais bien celles qui après réflexion sembleroienl justes. 2.* Que l'institution éloit fondée pour dix ans. 3.0 Que le professeur rfce» ruit loo livres sterling poursoo cours. 4." Que It^s souscripteurs} auroienl une libre entrée ; et que les autres auditeurs paieroient chacun deux guiuées.