‹ Discours sur la Confédération prononcésChapitre 2 sur 2 · LE · texte numérisé non relu

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M: le Président et Messieurs,

Les dernières paroles de l’orateur distingué que vous venez d’entendre’ rendraient ma position extrêmement difficile, si je ne savais que lPauditoire n’a dû y voir qu’une de ces brillantes métaphores dont le savant orateur s’est servi pour donner encore plus de relief à son éloquence. [ Applaudissements.]

Je crois ne pas avoir l’honneur d’être connu par un grand nombre d’entre vous ; il y a déjà plusieurs années que j’ai abandonné la politique ; je devrais dire peut-être que la politique m’a abandonné. [Non, non, et rires.] Je puis dire cependant que cette décision n’a été influencée par aucun motif politique, mais qu’elle m’a été imposée par des raisons particulières ou personnelles qu’il m’a été absolument impossible de contrôler.

Aujourd’hui qu’il est du devoir de tout citoyen d’exprimer son opinion sur les changements constitutionnels que l’on veut faire, en nous les imposant, je n’hésite pas à enrégistrer mon protêt contre de semblables projets. { Applaudissements].

Du reste pourquoi ne dirai-je pas mon opinion sur un pareil sujet? Est-ce que je ne puis le faire? est-ce que je ne dois pas le faire ? [Vifs applaudissements]. Sans m’occuper des motifs des auteurs du projet de confédération que je ne voudrais pas scruter, même s’il m’apartenuit de le faire, est-ce que mon devoir n’est pas de répondre'à votre appel et d’exprimer franchement mon opinion ? [Vifs applaudissements].

Certes, je le dis ici de la manière la plus formelle et avec toute la sincérité possible, si je me suis rendu à Pinvitation qu’on a bien voulu m’adresser, on ne doit pas

en conclure que je sois décidé à rentrer dans la vie publique ; je dis seulement et sans fausse modestie que Je me crois tenu en conscience d’exprimer ma pensée dans un moment aussi critique pour mon pays. [Applaudissements]. |

La question a été traitée avec tant de lucidité et d’éloquence par le savant orateur qui m’a précédé, qu’il me reste peu de chose à dire, et après ce brillant discours que vous venez d’entendre, je dois être aussi brief que possible. Je n’entreprendrai pas de glaner dans le vastechamp que le savant orateur a parcouru sans presque y rien omettre. [Applaudisseiénts,] Il y a cependant quelques considérations que le savant monsieur n’a pas eu le temps de faire, et lorsque l’hon. monsieur a dit que ses remarques avaient été trop longues, je dois dire, avec toute la déférence possible, qu’il a été-—mais sur ce point seulement—seul de son avis. [Adhésion générale et applaudissements].

On nous parle dans les résolutions d’un projet de confédération. Il faut bien appeler les choses par leur nom, ou plutôt par le nom qu’on veut bien leur donner dans le langage officiel ; et voilà sans doute pourquoi ce nom a été généralement accepté. Mais quiconque connaît ce projet n’y voit qu’une union législative de toutes les provinces: [Applaudissements]. Et sur ce point-là la discussion peut être défiée sans crainte et sans hésitation. C’est si bien le cas qu’on ne s’est pas gêné de lé dire, là où on n’avait pas intérêt à le cacher. Ainsi dans le Haut-Canaca on l’a dit sans se gêver. [Applaudissements|].

Mais on se demande : Alors pourquoi tous ces gouvernements, toutes ces doubles législatures, toutes ces chambres d’assemblées dans les diverses provinces et que l’on revêt d’attributions aussi mesquines, aussi éphémères. [Applaudissements]. |

On a répondu aux populations du Haut-Canada, auxquelles on voulait faire accepter le projet, qu’il était impossible de faire autrement, que l’union projetée était de fait une union législative déguisée, mais que pour la faire accepter au Bas-Canada il fallait lui donner un autre nom. [Applaudissements]: On leur a dit ; ne vous

pressez pas; acceptez cela pour le moment, c’est une étape indispensable pour arriver à une union législative complète et non déguisée! [Vifs applaudissements].

D'un autre côté, aux populations du Bas-Canada auxquelles on voulait l’imposer, sans qu’elles en prissent connaissance, on a dit et répété à satiété dans les journaux ministériels : ne craignez rien, laissez faire, n’entreprenez pas de discuter un projet que vous ne connaissez pas; il sera toujours temps de le faire, lorsqu'on vous l’aura fait connaître. Voilà d’abord comment on s’y est pris pour aveugler le Bas-Canada. Et pius tard, lorsque le projet fut élaboré, on le publia dans les provinces d’en bas et il ne nous arriva que par ricochet : nous fûmes pour ainsi dire comme obligés de le dérober aux journaux étrangers. [ Applaudissements]. Et quand nous l’eûmes ainsi sous la vue, on eut le courage de nous dire encore, ce n’est pas là le projet officiel, malgré que ce même projet fût pour ainsi dire la copie exacte, en quelque sorte, du véritable projet ministériel qui nous fut plus 4ard communiqué, ou, pourdire plus juste, qui fut communiqué par le cabinet aux représentants du pays avec l’injonction formelle de ne pas le rendre public. De sorte que l’on peut dire que le cabinet n’a pas encore communiqué au peuple, à proprement parler, un projet par lequel on veut cependant changer sa constitution et bouleverser ses institutions. [Applaudissements prolongés]. Voilà comment de déceptions en déceptions on est arrivé à la session, sans avoir rempli envers la population de ce pays les devoirs auxquels on était tenu. Et aujourd’aui que le parlement est réuni, on va sans doute nous répéter un mot devenu bien célèbre dans l’histoire : {{ est est trop tard ! [Applaudissements].

On comprend que cela n’est pas de la saine logique, on compreud que ce n’est pas la ‘manière dont on doit décider des destinées d’un peuple. C’est plutôt la manière de le jouer. [ Applaudissements]. k

Ces expressions peuvent peut-être paraître hardies à quelques uns de mes auditeurs. On serait peut-être porté à me dire que Je traite un peu cavalièrement la question. Et cela me rappelle que lune des objections que l’on nous fait est celle-ci: Comment peut-on croire

. par

Er”, (ue

que des hommes d’Etat.comme ceux qui composaientla convention de Québec:se seraient fait illusion au point de ne-pouvoir discerner les éléments du juste et du vrai :et auraient montré une ignorance aussi complète que vous le:prétendez des devoirs de’leur position. je +

Qu'il me soit permis de répondre à ceux qui font cette objection, que je :n’accuse pas les motifs des auteurs du projet de confédération, j’accuse seulement les ministres et la majorité des membres de notre législature de s’être trompés. Ils ne sont pas les premiers qui aient commis des erreurs aussi graves. L’histoire de tous les pays constitutionnels, ou qui ont été soumis au régime

ementaire, qui n’est pourtant pas la pire des formes de gouvernement, en offrent plus d’un exemple, et ce qui est arrivé à des hcmmes tout aussi capables, sinon plus sapanJen que les auteurs du projet de confédération et les représentants qui sont prêts à accepter ce projet, peut, à mon idée, arriver. à nos administrateurs. Aussi, ne prendrais-je pas l4 peine de répondre à cet

rate, qui peut.avoir du poids aux yeux des gens qui n

e peuvent ou ne veulent penser par eux-mêmes, mais qui ne peut être du goût de ceux que l’esprit de

arti n’aveugle pas. (Applaudissements). Et je ne dois

es accuser que de s’être trompés ; je pense qu’ils sont dans l’erreur. Et, certes, quand des hommes aussi éclairés, d’une expérience aussi inconstable, ayant des connaissances, aussi vastes et dont le patriotisme et la sa.

essé-sont hors de tout doute ; quand des hommes, disje, dont la parole fait pour ainsi dire autorité es politique, parce qu’ils n’ont jamais été guidés par la passion du partisan et que leurs motifs ont toujours été l’amour de fa patrie et le désintéressement le plus complet... eb !: messieurs, il d’est pas nécessaire de vous dire que je fais allasion à l’hon. monsieur qui m’a précédé à cette tribune (applaudissements prolongés), à votre respers président et à plusieurs des messieurs devant esquéls j’ai honneur de parler..(applaudissements) alcrs il n’est bien permis de croire avec eux que le bon sens et la vérité sont bien loin d’être complètement du côté des auteurs du projet de confédération (applaudissements prolongés).

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Du reste, je puis bien dire, sans blesser les règles de la modestie, qu’un grand nombre d’entre vous sont aussi en état de juger de la question que la plupart des membres de notre Législature, qui n’ont peut-être jamais examiné sérieusement le nouveau projet de constitution et qui n’ont certainement jamais étudié les constitutions des différents peuples de la terre pour y apprendre com-. ment les nations se fondent et périssent ! [ Applaudissements.

Ed Messieurs, les législateurs ne sont pas en Chambre pour faire prévaloir leurs propres idées, mais les vôtres ! mais celles du peuple. [vi 8 applaudissemente.]

Ce n’est pas à eux à décider si l’on doit avoir une union législative, affublée du titre de confédération : mais à ceux qui les envoient au Parlement. Îl est de leur devoir d’accepter l’opinion de leurs constituants, tout en cherchant à l’éclairer si elle n’est pas la leur, mais ils ne doivent jamais faire prévaloir leur opinion sur celle de leurs constituants. [ Applaudissements.]

Voilà les véritables attributions des représentants du peuple, comme ce titre l’indique du reste, et vouloir lui en ne d’autres, ne serait ni plus ni moins qu’une absurdité. [Applaudissements.] Placés entre leur propre opinion et celle de leurs comimnettants, il faut qu’ils convertissent ceux-ci à léur eause, sinon qu’ils s’effacent, [Applaudissements.]

J’ai cru devoir insister sur cette objection, parce que je sais qu’elle est d’un certain poids aux yeux de quelques-uns, et je crois qu’il est encore temps, au moyen d’une forte agitation du peuple, non pas de faire revenir les auteurs du projet sur leurs pas, la mesure ayant été approuvée en termes généraux, mais d’exercer sur nos législateurs une pression salutaire et de nature à einpêcher la réalisation du projet. [ Applaudissements.] Etsi ceite agitation ne produit rien, si la Providence veut que notre sort soit placé entre les moins des ennemis des institutions et des intérêts du Bas-Canada, il ne nous restera plus qu’à faire tous nos efforts pour combattre les dangers dont nous serons plus que jamais environnés de toutes parts. [Vifs applaudissements.]

Et la confédération ne sera pas la goutte d’ean qui

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Mine petit à petit le rucher, mais elle sera comme le tot. rent impétueux qui entraîne tout au fond de l’abtme. [Applaudissements prolongés. !

Mais, je le répète, notre devoir commun cat d’insister et d’insister fortement pour qu’on nous accorde une dissolution et de protester contre la violation de tous les

rincipes vonstitutionnels dont vaudroit se rendre coupa-

le une législature qui prendrait sur elle de changer la constitution qui nous régit sans nous consulter. [ Assentiment général et vifs applaudissements.]

Où sont dpric les comtés qui ont été consultés par leurs représentants ? Le résultat des ::sserr lées qui ont eu lieu dans le Bus-Canada, n'a-t-il pas généralement prouvé que les populations sont hostiles à ce projet ? [ Applaudiseements) Les'"partisans mêr:e de la confédération sont forcés d'admettre que d’ap.s les manifestations qui ont eu lieu, il est impossible de prétendre que la population du Bas-Canada se soit montréc favorable au projet. Et si l’on nous objecte qu’un grand nombie de comtés bas-canadiens ne se sont pâs prononcés, comment peut-on prétendre connaître l'opinion de la population de ces comtés et comment peut-on agir comme si elie s’était déclarée favorablefau projet? [Applaudissements.]

Et ce qui prouve que les auteurs du projet n’ont jamais eu sincèrement l'intention de consulter le peuple sur la nouvelle constitution qu’ils veulent nous imposer ; ce qui a prouvé dès.l’abord que la promesse de consulter le peuple n’avait pour but que d’endorriir l’opinion ; c’est que, dans le même temps où les journaux du gouvernement répétaient dans le Bas-Canada que le peuple serait consulté, l’on répétait dans le Haut-Canada que la chambre ne serait pas dissoute ou ne le serait que dans des éventualités à peu près impossibles. [Applaudissements.]

: Mais on nous dit que l’histoire d'Angleterre ne nous. offre pas de précédents qui établissent qu’un appel au peuple doive avoir lieu.

Je me permettrai de vous dire à ce sujet qu’en général je tiens à bien peser les précédents anglais età les comparer aux situations auxqeiles on veut les appliquer, avant de les accepter. [Applaudissements]. Et je de-

manderai à ceux qui font cette objection, si jamais nn changement aussi radical a eu lieu er Aogleterre, sans entraîner, non pas ua appel au peuple, mais même une révolution ? [Applaudissements.I De pareils changements bouleversent tellement les sociétés qq’elles ont toujours été marquées en Angleterre même par destroubles sanglants.

Ce n’est certes pas là un précédent à invoqueret ceux qui demandent que le peuple soit consulté ne sont pas ceux qui veulent la révolution. [ Applaudissements.] Ceux qui veulent la révolution, sont ceux qui la font ! {Applaudissements prolongés] en changeant de leur, propre mouvement la constitution du pays. [Applaudissements. ]

Qu'est-ce, en effet, qu’une confédération ou une wnion fédérale ? Je ne prétends pas donner en ce moment une définition technique, mais je puis dire qu’une gnion fédérale n’est en définitive qu’une association dans laquelle toutes les parties sacrifient quelques-uns de leurs ‘droits, paur le bien commun, tout en se réservant ce qui ést nécessaire à la protection de chacune d'elles. [Applaudissements.] Je n’en connais pas d’autre, et je n’ai pas l’idée d’une confédération non pas d'états indépendants, mais d'états assujettis complètement à un seul gouvernement. Aussi ai-je eu raison de dire, il yaun instant, que c’est bien une union législative que l’on veat naus imposer.

Le projet d’une union qu’on nous propose est Îa chrysalide de l’union législative et le papillon ne seé‘fera pas longtemps attendre. [Vifs applaudissements.] """

. Eh bien! accepterait-on aujourd’hui dans le Bas- Canada une union de ce genre, et si on demandait maintenant à cette imposante assemblée, composée d'hommes appartenant à toutes les nuances politiques : ‘ Etes-vous prêts à accepter une union législative pure et simple?” je crois que pas un séul d’entre-vous n? consenfirait, [ Adhésion générale et applaudissements car personne d’entre vous ne voudrait se fondre avec les diverses populations de ces provinces et ‘renoncer à:son

ntonomie et à. sa, nationalité. . [Applaudissements,] Et ei l’on posait la même question au .Bas-Canads.en

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général, erait-on que l’on aurait une réponse favorable et.qu’il serait prêt à accepter une union législative ? Je n'hésite pas à le dire, le. Bas-Canada renpousserait avec indignation une pareille proposition. [ Applaudissements prplongés.]

Êh bien, il est inutile de se le cacher, l'union que l’on veut nous, imposer n’est rien moins qu’une union législative quelque peu déguisée, car elle n’a aucun des caractèras essentiels d’une.union fédérale, et en la rejetant, nous rejatons tout simplement l’union législative. [Applaudissements.]

L’une des conséquences immédiates de la confédération, continue l’orateur, sera de saper l’édifice de nos lois. Le parlement fédéral, qui nommera nos juges, nous en enverra parfois qui seront incapables d’interpréter nos lois, les ignorant à peu près absolument. Et puis, ajoute l’éloquent orateur, celui qui expose la loi devient la loi et la loi, comme on le sait par expérience, n’est que ce que le juge l’a fait. [Applaudissements.]

Du moment que la loi est méprisée par le juge, elle tombe en désuétude. D'ailleurs, il ne faut pas être un grand génie, ni avoir une immense expérience pour savoir que depuis grand nombre d’années on travaille à détruire l'édifice de nos lois.

11 me semble qu’il suffit de signaler le danger que courront nos lois lorsqu'elles seront’soumises au contrôle d’un gouvernement.dans lequel on ne sera représenté que par une infime minorité, pour se dresser contre ce danger et ceux qui le créent avec leur projet machiavélique. N’attendons donc pas que le sacrifice soit accompli; et ne nous exposons donc pas à nous eniendre dire un jour ces paroles fatales : vous avez attendu trop tard.

Je me contenterai, Messieurs, des quelques observations dont je viens de vous faire part ; d’autant plus que je ne m'étais pas rendu ici avec la certitude de prendre la parole. À ceux qui seraient tentés de me dire que je réprouve le plan de confédération qu’on veut nous imposer parce que je n’ai pas partagé jusqu'ici les opinions politiques dè ses auteurs, je ne ferai que cette simple réponse : Il m’est impossible de condamner la mesure et d'élever en même temps jusqu'aux nues ceux

qui la soutiennétit, Les hommesne mé doni rien ; mais je trouve leur projet excessivement dangereux pour nos institutions civiles et religieuses et je le repousse sans hésitation.

Dans un moment aussi solennel que celui-ci, messieurs, les rancunes et les animosités de parti doivent s’effacer, il devient urgent que chacun mette la main à l’œuvre pour repousser avec l’énergie que donne le patriotisme le projet désastreux qu’on cherche À nous mposer. [Applaudissements prolongés.]

nais nos sans

esvent in à e le nous

DISCOUR DE M. G. E. CLERK

(Editeur du True Witness)

M. Clerk, rédacteur du True Witness, prit{la parole après M. le juge Laberge, et fit justice des quelques arguments spécieux qu’on invoque en faveur du plan de confédération. 11 fit voir le danger que couraient nos institutions civiles et religieuses sous ce système de gouvernement. 1°?

11 définit les attributions mesquines qu’on donnait comme une espèce de charité aux législatures locales ; il flagella avec feu la lâcheté des ministres catholiques du cabinet qui ont remis entre les mains du’purlement fédéral, c’est-à-dire à une majorité protestante, la préro- : gative de scinder la famille en lui permettant de décréter le divorce.

Il fit justice de l’argument si’spécieux, qu’unis anX provinces maritimes nous serons tout puissants contre nos ennemis, comme sifcette union même n’ajoutait pas à notre frontière, déjà si considérable et si difficile à défendre. Les provinces maritimes auraient comme nous leur frontière à défendre en cas d’invasion et il est suprêmement ridicule de croire qu’ils viendront couvrir la nôtre de leurs bayonnettes pendant que la leur sera exposée aux coups de l’ennemi commun. Nos communications avec Québec et les provinces seraient coupées trois jours après une déclaration de guerre par les Etats- Unis : les chemins de fer fqui nous relientavec Québec étant placé sur la rive sud du St, Laurent, rien ne serait plus facile que de le couper à cent endroits’différents et cela sans difficulté aucune.

Rien de plus ridicule que de venir dire: sous la

sonfédération nous serons infiniment fplus forts qu’au-

er Bi

jourd’hui, car le gouverneur-général sera placé à la tête des milices de toutes les provinces, et pourra:les commander comme; bon lui semblera, Cet.argument est aussi ridicule qu’il est possible de le débiter. “Ceux qui le donnen. oublient peut-être sciemment qu’aujourd’hui même le gouverneur-général — Lord Monck—est commandant en chef de toutes les troupes et milices de PAmérique Britannique du Nord et qu’il peut tout aussi bien commander et appeler sous les armes les milices et les troupes régulières du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Ecosse, et de l’Ile du Prince Edouard, qu’il pourrait le faire sous la Confédération, : : )..

M, Clerk ditique le peuple du. Bas-Canadadevait, protester en massé et que cette :protestation aurait peutêtre: pour.effet de faire reculer, nos ministres devant la, faute qu’ils étaient à la veille de consommer,, Ii-fut,sonvent interrompu par des applaudissements enthousiastes.

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