LE MINIMUM DE SALAIRES
Toute notre presse a applaudi à ea article écrit par Mme Dandurand, une de nos femmes-auteurs Les mieux connues, Le mal qu'ehe signale est réel, Ï] est indéniable, ül demande un p'ompt remède, Le système de pri-mes et de gratifications, aux meilleurs instituteurs et institutrices était un pas dans 14 wuane voile, La fixation d'un minimum de salaire était un autre moyen de venir er urle au corps enseignant, Cette measure 6tait demandée depuis longtemps.
Dès 1856, dans son premier rapport, M. Chauveau sollicitait le gouvernement ‘de fixer le minimum «du saléives des instituteurs et iustiiutrives.” Depuis cette Cpoque cette question a toujours été agitée.
On lit dans le rapport du surintendant pour l’année mil huit cemt quatre-vingt : * Une des premières rétormes que j'ai demandées est l'augiemtation du traitement des instituteurs...la seule manière de trancher l1 question est de fixer un minimum ac traitement. ?
Le 2$ janvier 1893, à la 103e réunion de la conférence des instituteurs de la circonscription de l’école normale Laval, sur proposition de M. Magnan, appuyée par M. J. Ahenrmn, il fut résolu :
“Qu'un minimum de salaire devrait être fixé par dla loi pour chaque classe d’instituteurs et institutrices des écoles primaires sous le contrôle des commissions scolaires ;
“Que l’association es instituteurs de la circonscription de l'école normale Laval prie respectueusement les honorables membres du comité ‘atholique du conseil de l’Instruction publique de recommander au gouvernement de présenter une loi dans ce sens à la législature aussitôt que pos- Sible. Cette motion £ut adoptée à l'unanimité.
‘Au congrès des inspecteurs d’é--coles à St-Hyacinthe en 1895, la résolution suivante fut aussi adoptée :
M. Vien propose, secondé par M. Du-puis : ‘“ Que ce congrès est d'opinion qu'un minimum de traïtement pour les instituteurs et les institutriccs devraït être fixé, dt il prie les zomités du conseil de l’Instruction publique de prendre cette réforme en leur plus
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