Discours sur la question Riel prononcé le 17 mars 1886, à la Chambre des Communes
pa intérvenir dans l'exécution de la sentence contre Louis Riel.' ‘M. l'Oratounr: je éonsidète que-c'ést mon devoir; de:plus, je considoit. posséder tout
ete 16 r6 siles mên manière, ; Je.sbis content de dires: M. l'Orteur, qüe: depuis lé commencement, sauf quelques exceptions, ce débat a ge conduit d'uns inanière digne de la gravité de la question, et dont nd É'aurons aucune raison de rougir.
En apportant une faible part à cette pl SD 60 et an exposant mes Opi-
nions, j’ uvoir suivre l’exémple donnéf par plusieurs; honorables À ut sd esnè por fhos séhilfnents sais biddser céux des persognés'qui différentidvéo mQl. |
paix au citoyens habitants de ce pa Je dis plus, Nous savons, d’apub parlement, quejle parti considérable du
trésor du Ganada nous avons affectée pour vi Ce) dans nos vastes et fertiles prairies de l'ouest l'excédant dé population des grandes villes d'Europe. Il est nécessaire, si nous voulons encourager les immigrants.à venir:s'établir dans notre pays, de leur montrer que le Canada peut. défendre ceux qui Jui canfient leur sort. IL faut que, nous montrions . que dans l’extrôme Nord-Ouest comme dans les viaillés provinces, le gonvernement canadien est assez fort pour nrotéger son peuple, maintenir l'orre, faire respecter la loi, Le ee, CL - Partant de ce point de vue ilimportait que l’action du gouvernement. fût décisive. Lt importait que l'on ‘sût à l'étranger et dans tout le Canada que la Gonfédération était assez forte, vastes comme sont ses. territoires,
port maintenir l'ordre dans: toütes les partis dés ses äomaines, Nots: aviins de plus, —et ceci, je crois, est un point important du débat— noûs avins, digje, des milliers de sauvages dans le Nord-Ouest. Je crois que tout homme qui désire ce Meet et la prospérité du.pays com
dre que,ays 2 éalant ‘suparsvant le D F e"devons" ôthe francs et léyaux hs re téction Nous av afis ce
fo ont le droit &’aiteifdre de. s Pre a les traités qu'ils ok
L8-COns di cons ent sd, que cle CÈ Dniment être les griefs, le peuple cu ne vit. Dr ge par dès moyens moque De
s à la {00 Re re etaux'arinés Dans ces circonstantii: aWÿas-cru qéil était dela plus haute nécecsité de laisser la loi ef Feu, dAsiele can dE ons da qu ont 8 l'exécution:
tes s eher les métis qu'ila sÿ
hautement trompés, et qui, pendant un moment, menacèrent de soulever.
FDA Coupa sauvages du Nord- Ouest, on ne peut nier que Riel se
ait coupable d’un des crimes les pl us atroces. Je considère qu'il à& : trompé son peuple e a il a cherthé à le vendre”eñ consentant à abandon-
ner sa causé;'et.à Le rà se8 roro ae der s’il recevait de l'argent
du gouvernement. Un agissant “il n'est pas digne des
Son qui ve de-csux:qui Puient études tas Duestion roidement et sans pas-
on, qui veulent Penvisagér au point de vue des intérêts du pays, ‘au point:
de vue po nebl du ss. Stoner Eee ceux mie res t des
Paule: TES ue se +R ne qui here de ‘les soulever où et de les déterminer à l contre le gouvernement ds son pays--qui, dis. je, après avoir considéré q quelles auraient pu être les conséquences dure
erre sauvage; ‘un:séul moment éprouver ue syinpathie pour fomoarement Aer a ie ù ous meVODS p ent qe Com
ie ÈS.
BèË
gant és. rer: let , AUX missionnaires qui urant: dos ont rayaillé ‘avéé éésintéréssement anx : intôsôte dé la nation:métisse/ quand nous considérons qu'au commencement. de Ex er est res victimesde Louis Riel furent deux missionnaires, le : ‘Merchant: ét le: père, Fafard, je me demande comment on$ peut ac: .
sympathie à laquelle on s’est efforcé de faire croire dans and nous étudinns toutes les circonstances" de ct
€ Révérend Pére Fafurd vote sn secours dés Pldesés, et est assassins par les sauvages, le J eudi “Saint à la sortie de l'église,
Ææ Révérend Père Marchand, assassinétpar les san: ge soulevés par Biol su momwent'où il allait
porter secours au Révérend Père Fafard qui venait d'être tué,
väévolte, quand nous arrivons à considérer la manière dont elle fut orgamisée et préparée, le nombre de vies perdues par le Canada, le trésor “épensé, je dis qu'il était temps pour nous de décider ai l’on ne devait pas prendre les moyens les plus énergiques possibles pour empêcher de semblables troubles de se répéter dans le Nord-Ouest. Mais M. l'Orateur,
Y'espère que dans l'enceinte de ce parlement il ne se trouvera pas un Æaoçgame pour dire, q 'éssematient à La lui de suivre.sgn cours, en n'in- “ tervenant pas dans l'ex ë ment frenoncée con- “ tre Louis Riel, le gouvernement @ #byr'et un héros. Je ne
vois pas comment cela est p "depuis quelques mois des articles de journaux indiquant metni qualqueruné de ces
Vin martyr. Je me demande en lisantile témoignage rendu dans cette “cause. et connaissant les circonstances du soulèvement, connaissant tout «<eaqu'il a fait dans le but de soulever les troubles dans le Nord-Ouest, je me demande comment il se peut que tout homme ayant à cœur les
intérôts qu pays, puisse considérer l'exemple de Riel comme digne de Jadmiration d’un peuple, ou puisse regarder Riel c mme un héros et un 'martyr. N'estal pas celui qui a soulevé une guerre sauvage avec toute ses horreurs ? N’est-il pas l'homme-qui a écrit au major Crozier qu'il . voulait commencer immédiatement une guerre d'extermination, et M. d'Orateur, ici j'aumerais à lire ua court extrait du témcignoge pris pen- “dant le procès et publié en brochure dd le gouvernement. À La page 168 voici-cette lettre adressée au major zier :— °
Baner-Amion, 21 MARS 1885
MAJou,— Len sonseillers du gouvernement prosisoire de la Saskatchewan ont l'hon- ‘neur de vous communiqner les conditions aulvanies de reddition ; Vous æ abändon-
traiter.
© Major, vous vous reapectons Que la causs Ge es revers que la marraise siminbération de
M. FO r, #olà un homme qui : cri
7e re 1 are osent of den ues COR ain. Péut-ôn se miépre sur lu significalion dé cette lettre ? Peuton ærétendre qme cet homms entrainé par son devouement à son peuple déssirait simplement uns agitation dans lo but d'obtenir ls justice qu’il “æéclamait depuis longtemps pour les métis, lorsque nous voyons parmi es papiers produits, formant partie de la preuve priso lors du procès,
mn Ÿ —
ue son fuf était despulevér une guerre d'extermination? c'était son fut d'avou une cure, 18 ous lermble de toutes les REROS, une “anerre indienne ä et cola os de re M na comme œlle du Nord-Ouest, qui est té0gtféft disberséé Aans ca paÿs, n6 vivant. fie, ghge le cotiins les popu 408 v1 dos Res prov En able, mais où les colons sont Da de par rs distances considéranles, s iles
sihlé dé se pôrter secours. ‘U'pst dans dû ‘felles
1 1e Ait dan? ia le ent de dénia-
Riel était un héros—comme je l'ai lu dans cettains journaux—et que et en avait fait un martyr. J’ailu une
éisphenient de quar , Pamour.du bon. Dian, sous Îs tan et 5 Baunt Jenc-Haptinte,
datée du
Voici un autre extrait de cette lettre que je voudrais aussi citer ;
J'adreme à l’hotiorable ministre de la justice une pôtfiion en favaur des métis cor1promia dans ootte regrüttable révolte, non que 36 l'aprouve, blen Join de là, mais ja sais positivement que es pauvres révoliés ont 6+6 odiéunoment,:trompér, on. na abnes do eur aimpliit6 et cn leur «fait prondre lens armes, saus presque qu'il s'en doutassent Un misérable avait capté 1 ur confiance, en n6 donnant comme un hommes divih ; ils ésaient convainous qu'il avait une puissance. presqne divine ; îlx redoutaient sè# co'breg et nos mennees, il surait ou Ia foudre en main qu'il ne ne serait pas lait rodonter davantage. Il n'en est pas vepu là tout d’un sue D & proñté de tout, de sa popularité d’aotrefols, de an réputation, de la confiance et de l'affection que ses corapatriotes lui portaient, de leur esprit vraiment religiéux et pariols superstitieux ; et surtout de lèurs griefs contre le gouvernement, comprenant pourtant que pour en dsvenir absolument maître, 11 avait besoin de la religion, 11 a oommencé nar faire des efforts pour se gagner l'appui du clergé, tout eù travaillant à aigrir les métis contre le gouvernement, Illui a 6t6 trop facile de réusair aux ce point, mais il n'a pu vonir à bout des prâtrer. Four obvyler à cet échec, 11 a travaillé 1ongte:npe, pour faire croire à ses compatriotes qu'il était un grand saint, 11 passait les jours et les nuits on prières, 11 juûnait souvent, et disait à tons qu'il avait une mission vraiment divine. J1a fini par se donner comme l'homme de Lieu, et dès lors rien ne le gônait plus Jouissant d’une autorité divine, 11 était snpériear au élergé et à tonte religton. Il n'avait à la bouche que ces mots : +: Il faut que la vo onté de Dieu s'scoompiissse.”’ Plusieurs de ses comp’iriotes ont 616 effruyées de sen excbs ;, comme les prêtres 118 ont voulu lul résister ; dans les disputes il les battali par 8es 1njures, ses mensonges ot sea menaces : il les faisait emprisonner, 11 lés condamriait à mort même, Comprenant qu’il était impossible de lui résinter, beaucoup se réfugièrent soit à Prince Albert, soit dans te bols. À lour retour ils se sont trouvés 1u1n6s comme les autres.
Ainsi honorable et cher monsieur, ls plupart des prisonniers de Kégina sont victimes da terrorisme surtout, {ls sont plus bôtes que coupables, et pour cette raison je demande qu'on soit indulgents pour eux, En demandant cette faveur au gouvernement je pnis dire que je serais appuyé prr toutes les personnes respectables du pays, de toutes nationalités et de toute dénomination religieuse. |
Régie vi l'évêque parle des conseillers qui ont aussi été emprisonnés à DA : E .
Pour ce qui est des conseillers de co nouveau Madhf, comment les justifier ? Hélas, cher monsieur, ces pauvres gens ont 6t6 chnixis poslityement à eaure de leur ignorance et de leur timidtté. Dans les assemblées, 1ls n'osaient pas ouvrir la boushe: on prenait les résolutions à leu: nés ot ils ne savaient pas même ce'dont 11 s'agisesll. Asjourd’bui, l'épouvante est chez tous les métis da district, je dirai même dans toute la nation, bien que 8e louant de 1a noble coridufte du général Midäleton qui, me disaient de pauvres mbres et des missiounairer, agissait plus en père qu'en véinqueur. . |
Toutes ces lettres nous donnent la preuve de ce qu'était Riel. . Plus
on étudie l'histoire de ce soulèvement, plus onexamiue.les documents qui s'y rattachent, plus il est difficile de comprendre comment.on a pu même essayer defaire un héros de RieL Je ne. possède. pas que Ces lettres que je viens de lire, nous en avons aussi d’autres que je ne lirai pas car elles ont déjà été soumises à la Chambre ; nous avons, celles des pères André, Moulin; Bouginville, Lecocq, et. du frère. Piquet.qni disent positivement que la révolte a, été l'œuvre, de. Louis Riel'et qu'il. était parfaitément sain d'esprit. Luis on Si c’était nécessaire pour compléter les témoignages, nous pourrions aussi donner la preuve des projets désastreux”que . Riel avait formés, et faire. voir..qu'il..6tait. dans. une :situation-:d'esprit qui lui. permettait d’exécuter:ses funestes desseins. Les écrits qW’il a publiés, son testainght, ses lettres d'adieu, oh abjuration de ses erreurs religieuses, tout Cela Sémontré. qu'il était sain d'esprit .et parfaitement responsable des actes dont il a-6té trouvé coupable. ‘© - - Do CCE Nots avons'aussi la preuve de ses intentions, car il à essayé d’entraîs ner les sauvages dans Le soulèvement ; il a eu avec Pied-de-Corbeau, uw chef des-sauvages, une entrevue qui a été publiée dans les journaux, ét qui prouve au delà de tout doute qu'il a ‘voûla faire pre de les armes aux sauvages. . Nous avons aussi la prouvé irréfutable qu'il a. tenté de soulever les sauvages en-1879.80 ; nous avons le témoignage du ’Père
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Audré qut prouve d’une manière indiscutable que dans le dernier soulèvement les motifs de Riel étaient intéressés, qu'il agissait dans son intérèt personnel et qu'il a déclaré être prôt à sacrier la Cause des métis pourvu qu’on fit droit à ses réclamations contre le gouvernement.
Nous avons aussi, ce qui d’après moi est une preuve très importante, le fait que le deux janvier, deux .mois-avant.le soulèvement, eir John a envoyé une dépâche à Nolin, qui l'a commüniquée au Père André et à Riel; cette dépôche élait au sujet du règlement des affaires des métis. Mais elle no parlait pas d’une indemnité à Riel, et c’est pour cela qu'il a décidé de prendre les armes.
Nous avons en mains toutes ces preuves, qui ne peuvent pas être réfutées, pour montrer j "à quel point cet homme mérite le piédestal sur lequel on voudrait le placer pour le représenter au peuple Canadien comme un héros. n
Qui à oublié l'énorme influence dans le pays du sermon pron-ncé par le père Dowd ? Voici un homme qui, en dehors de toutes les questions de parts étranger aux considérations politiques, n'ayant en vue que les intérèts de son peuple, déclare positivement qu’il a eu une entrevue avec lPArchevèque Grandin et dit: | |
11a eu l’avniags d'uns entrevus spéciale avec Sa Grâce Mer Grandin, arohevôque des Territoires Au Nord-Ouest, le théâtre de is dernisse rébellion. De la boncho miôms de Sa race 11 à entendu le récit dax atrocités qui ont 814 coraraises par les sagdvyages infdbles et les métis faciles à tromper, qui Statent poussés pâr uu homme méchant éf sans scruoules ; Comment de pauvres missionnaires ont 46 massaorés presque sous liés yeux de Ba Grace ; comment les métis ont été poussés à in révolie, non ssalémant contre le gouvétnement du Paya, mais, par les conseils de leurs chefs pervors, lis aratent 616 amenés à rononosr à leur 161 et à renier un clergé dévous ponr suivre un homme qui voulait dépouer le pape et réuverser l'église ot touts autorité religieuse et civile, . Mais ii y a encore plus que cela. -De tout ce qu'a fait ce malheureux, Je crois que rien ne méritait plus le sort qu'il a subi que la mauière dont Ü a essayé d'entraîner les sauvages dans Îe soulëvement. J'ai en mains une lettre que lui adressait Falseur-d'Etangs et autres, datés de Cut Kaife Hill, le 29 avril 1885:
4, Æut
de: proir Gen nouveilés des proutes de l'œuvre de Dieu, #11 est survenu: quelque Éboss dép ts *LLCsERgUE par El lolsuez-le mot savoir. Dilos-mol à quélle date ‘les A ps de Ter. Canadien du Pacifique, Donnez 130! toutes 4 Ven dut nuETes oû votre œuvre fait des progris Gros Ours
nn
ut dite do Hattieford qui soit: x er, Nouk'avons
A a odinex des on irons. n'perdu un homuis, un
qui PUR QUE eË un autre a éôta biossé. Queiques
soidais sont arrrivés de Ewift Uurront, mais je n’en connais pas le nombre. Nous avons des fusils et des carabines do toutes sortes, mais les munitions sont pen sbondantes ; st c'est possible, envoyes-nous des munitions de toute sorte. C'est La seuie choses qui nous rond fatbles, Vous aves fait dire que vous viendricz & RHaitleford dès que vous auriez terrains vos travaux au lac au Canard. Nous.vous aîtondons eaoûrs, éar nous sommes Ancapables de prendre le fort sons side S1 vonsenvoyes des nouvelles, n'envoyes qu'un fatesager, Nous avons hâte de vous rejoindre els nous anocuragerait besnoonp de vous Voir, et nons donnerait plus de oœar 8 l'ouvrage. Jusqu'à présent tout & bien 6t6 ici, mails
pois nous attendons taviours À une vinite soldats. Mons avons copfanse que Die Hous sera acaël fivorab sérne Ll'ayanir quire ôte dans le passé. : Nous, les sousighés, ns @s foliditations à Loua,
t: AISE a CAR) COPIROW-WAT-WIN, ‘ MUBKINASS, MBE-TAY-WAY:I8, PEX-YAY-UHRW.
Selon moi, cette lettre est d'une grande importance, car elle fait comprendre les dangers auxquels nous étions exposés grâce à cet omme. L
Je vais maintenant passer à un autre point de la question. Je demaänderai à aucun député qui a suivi cette affaire, si le gouvernement s’est écarté du droit Chemin, s'il est sorti de :a plus stricte légalité en punissant Riel ? N’avons-nous pas appliqué l:s lois passées par ce même parlement ? Pendant tout le procès, n'avons-nous pas, autant qu'il nous à été possible, fait droit à tutos les àemandes de l'avocat de la défense ? L'honorable député de Bellechasse (M. Amyot), en parlant dans cette Chambre l'autre jour, a dit que le procès avant été injuste etdéloyal. Je ne vois pas bien comment il peut prétendre cela ; dans tous les cas lui et ses amis ne s'entendent pas sur ce point. Dans un discours prononcé par l'honorable chef de l'appsition à London, je lis son appréciation sur la
manière dont le procès a été conduit, et je vois qu'il dit : Esmot L Pire vonir lee (ON Le PHROR Une 6 d'apile C0 go EOn a Au délnetpel maotére à constituer Une Injuatioe pour IS prissbniet One So déroatolre a le DR Fêpue tation dout jouissent Los avooata L'oburgnne ot aux graves Vatent & rem
. Je n’éxprimne dono, peur le moment, aucun doute sur la justice du procës, D'après los renseignement que je possède tout s'est énvec équité. Mais outre La question de juatioo,
que tout arest pme avôn j et je crois que Îs question doit être examinés à ce point de vue des devoirs da gouvernement,
Mais il y a encore plus que cela, toute recommandable que soit cette volonté. ous avons aussi le témoignage d'un des avocats de la défense—le témoignage de M Fitzpatrick, qui a été interviewé à Montréul par un reporter du Star, je crois. Au cours de cette entrevue il dit quele procès a été équitable, qu'il a été conduit avec autant 0e justice qu'il était possible dans les circonstances. |
Comme je l'ai dit, hier, notre responsabilité était bien grande, et je crois que tout homme daës cette chambre ouau dehers, qui a véritablemont à cœur les intérêts du Canada, admettra que dans une questivn de cette importance, il était du devoir du gouvernement de considérer quel serait dans l'avenir le-résultat dela conduite qu'il alluit tenir.
Ex envidigeant Pavenir du Canada, ét dans l'intérêt de cet avenir, il mws:semble que:le.chef, celui qui avait causé déux soulèvements dans un si court espace de temps, deux révoltes qui ont couté tant d'argent au Ganade, st tant de vies précieuses, devait subie la punition, du crime qu'il avait commis. | ait important en vue de Favenir, de donner üune kegon:à ceux qui ayant de prétendus griefs, ou qui prétendant avoir des . griefs réels ou imaginaires, -aur ieut eu envie de suivre l'exemple de
el en voulant se faire justice oux-mèmes, et en prenant les armes contre la constitution. L'exemple de ce malheureux qui a subi la gpnition de son crime sera certainement uns leçon pour les autre: et leur fêra voir que si, à l'avenir, ils font comme 1 | seront passibles du même.sôrt, et qu'à tout prix la constitution et les institutions de ce pays. doivent étre maintoñues et défendues envers et contre tous.
Personne ne doutera, j'en suis sur, combien profondément nous avons ressenti le caractère pénible du devoir en infligeant lu peine de mort.
Mais, M. l'Or:teur, l'histoire de tous les pays nous enseigne que cette terrible pénalité, est 2près tout, le seul moyen que possède la société de 86 défendre contre ceux qui l’attaquent, qui refusent d'obéir aux lois et de respecter la constitution établie pour protéger cette société.
Deux fois, M. l'Orateur, Riel alevé l'étendard de la révolte, en 1870 et en 1885. Je demande à tout homme raisonnable, soit dans cette Chambre, soit au dehors, si nous n'aurions pas méconnu notre devoir si nous l’avions laissé impuni après la répétition du soulèvement qu'il avait organisé en 1869-70 ? Ne l’aurious-nous pas, pour ainsi dire invité à organiser une troisième révolte ? N'aurions-nous pas donné un exemple qui eut été probablement désastreux, dans l'avenir, pour le pays? Et si nous n'avions pas exécuté ia sentence qui a été rendue par le tribunal compétent, ne nous serions-nous pas trouvés dans la position de gens qui auraient déclaré au monde que le gouvernement du Canada tolérait un crime tel que celui de rébellion, avec tous ses meurtres affreux, et autres malheureuses conséquences ? Je crois que nous aurions manqué à notre devoir, nous aurions manqué à ce courage que, en notre qualité d'hommes publics et de ministres responsables de la Couronne, nous devons posséder, seulement au point de vue du devoir, si nous n'avions pas laissé la loi suivre son cours, sinous n'avions pas permis que la sentence fÔôt exécutée. J'ai dit, M. l'Orateur, dans un autre lieu et dans un autre temps, que je détestais la rébellion, et que je n'avais aucune sympathie pour les rebelles, et j'ai été violemment attaqué pour cette déclaration.
Eh bien ! M. l'Orateur, je prends la lib:rté de répéter, aujourd’hui, cette déclaration; je veux la répéter de mon siège en parlement, et exprimer l'espoir que ceux qui me sont chers et porteront mon "om, se laisseront toujours guider par le sentiment que j'ai exprimé en cette occasion. |
J'irai plus loin et je crois pouvoir dire que la province de Québec, cette province dont je suis si fier, et qui est ma province natale, que cette province, uis-je, hait la rébellion et n'a aucune sympathie pour les rebelles. Ilest vrai que dans un moment de surprise, l'opinion publi.
ue, maïs une partie seulement de l’opinion publiee,: peut s'être laissée
garer par des agitatéurs, qui, pour un objet ov us *üutre, désiraientc la tourner contre le gouvernement actuel. 1lest vrai que, pendant un moment, une partie de l'opinion publique à semblé-dé:="prouvér l’action du gouvernement sur cette affaire Riel, devenue historique. : Mais, M. l'Orateur, cette surprise n’a duré qu’uninstant, et laréaction s'opère déjà; Ja réaction s'acventue de plus en plus chaque jaur, et, quand sera venu le temps d'en gppeler encore à cette spinion publique sur: la ligne de conduite suivie par le gouvernement dans cette affaire, je connais asser. ma province pout être parfaitement sûr que son verdict exprimera l'opinion que le gouvernement a fait son devoir sous des circanstances les plus pénibles, qu'il a fait son devoir envers Le pays, et c’est ce que nous sommes tenus defaire ici, |
J'ai ét6 peiné, M l'Orateur,fde voir dans certains journaux publiés en Canada une accusation de déloyauté portée contre la province de Québec. . Ceux qui ont lu l'histoire de notre.pays, M. l’Orateur, ceux qui connaissent l’histoire de la province de Québec, savent très bien qu'ex
4812, après que cette province, ou le:CGanada français, comme .elie était appelée, eut changé ’allégeance, et fut passée d'un drapeau à un autre, cette province, où Je Canada français, resta fidèle à la couronne et résista à toutes les offres alléchantes qui lui furent faites par la république amé. caine de s'unir à celle-ci dans sa lutte contre l'Angleterre, lutte dans laquelle on lui laissait entrevoir pour elle la possibilité d'une revanche. Je prétends, M, l'Orateur,—et je crois exprimer l'opinion de tous ceux qui sont en position de parler au nom de leurs compatriotes—que dans tonte cette vaste Confédération du Canada, paami toutes les races qui l'habitent, parmi toutes les nationalités qui composent notre population et consti. tuent le peuple canadien, il n’y a pas une nationalité, il n'y a pas un peuple plus loyal et plus fidèle à la couronne d'Angleterre que le penple de la province: de Qnébec. Nous ne voulons, M. l'Orateur, rien de plus que ce qui nous est dù. Il nous importe pou d’être traînés: dans les colonnes de certains journaux.. Nous ne voulons rien de plus que nos droits ; nous ne voulons aucun privilège qui ne soit accordé aux autres ; mais nous voulons être traités sur un pied d'égalité avec tous les autres.
Dans tous les cas, je puis dire que dans les rangs du parti conservateur, au moins, il n'y a pas d'hommes déloyaux. Que ce soit sur les rives du Saint-Laurent, ou que ce soit sur les bords de la Saskatchewan, quand nous prenons les armes, c’est dans le but de maintenir l'autorité de la loi -et défendre le gouvernement du pays, et non pour fomenter la rébellion et donner de l’aide aux rebelles. Je dois dire, M. l'Orateur, que j'ai été surpris de lire une déclaration faite par l'honorable dèputé de Guéblec-Est
M. Laurier |, si cette déclaration à é6t6 bien rapportée. J'ai lu dans les journaux publiés à Montréal la déclaration suivante : St j'avais 6t6 sue les bords de 16 Saskatchewan, quémd 18 rébellion a éclats, j'aurais pris lea arm:s contre ‘le gouvernement. ‘
Or, M. l'Orateur, j'ai pu, quelque temps après avoir vu cette déclaration, lire le serment d'office que cet honorable député a prêté, le 8 octobre 1877, .quand il devint membre du Conseil privé du Canada et ce serment se lit Comme sut: |
Je, Wilfrid Laurier, jure solennstlement st siucèrement, fldèle et vrale allégeance à Sa Majest' la Reine Victoria, souveraine légitime Ga Royaume-Uni de ls Grande-Bretagne, d'Lrlande, et. de in Pulsianoe du Canada, dépendant du dit Royaume-Uni : que je in -défenûrai Jusqu'au bout de mer forces count 6 tout complot contre sa personne, #8 couronne et: sa dignité, ot que Je ferdt tout sn mon pouvolr pour faire connaître à Be Majesté, ses héritiers et sucoosseurs, toute trahison ou conspiration et toute tentative que je saurai être faites contre elle, et je jure sans arrière-penséo et sans restriction mentale. . : Jecroisque l'honorable député qui réprésente Mégantic (M. Langelier), a déclaré que cette rébellion n'avait pas été fomentée:contre la couronne, mais contre le gouvernement du Canada. Cet honorable monsieur est an avocat, et je n’ai aucun doute qu’il connait parfaitement bien ce que . déclare l’Acte de l'Amérique Britannique du Nord, article 9. Cet article se lit comme suit: De 7 # À 1 Relne continueront d'ôtte et sont par le présent attribués Le gouvernement et le pouvair exécatif dn Canada, ” LU LS Dre … Qu'il considère comme 1l le voudra, l'honorable député de Québec-Est verra que sa déclaration—que je supposé exactément rapportée, chose use j'ignore cependant, vu que je n'étais pas présent à La grande assemblée evant laquelle elle a 6t6 faite-—est extraordinaire. Jé suis très tieureux . de dire que dans.les rangs du part conservateur, nous ne possédons personne qui ferait une‘tellé déclaration. J'ai dit que nous avions fait tout simplement notre devoir envers le Carada et envers,la province de
Québec. Nous réclamons [por nôtre peuple, pour les:descondants dès! hommes: qui .ouvrirent au christianisme ei: à le! civilisation: le’ vaster continent.de l'Amériqué, hous MOT Ven DE ne l'priit ste: un pied d'égalité avec les-autres nationalités qui:habitent:lé pays: Sur ce:point ndus ne férons jamais de concessions, Paut:0e Qui me rogarde, : je n'en ferais aucune sür-toute question d'égalité de dreits avec les di | provinces du:Cahada. . Le Fe bre JL ee
Dans tous: les. cas. c'est, notre: intérêt: d’avoir dans: co‘pays une loi: criminelle, qui DE Me ‘également aux Français ebtdux: Anglais, aux Ecossais .et aux. Irlandais, Ilne dait. pas y aveir pour quelqu'un: des lois qui différent d'avec celles. applirables “dux auérès:;: il na: doit pas y avoir une loi criminelle qui s'applique à wne: nationalité: dans être: polie cable à une autre nationalité. . Nousdésirons former ux:pouple éanadien, uni, heareux et souinis àila'loi,'et c'est seulement:àrcétte condition que: nous pourons, je crois, réalisér, où quenous pouvois essayer de réaliser : ce que nous croyons être notre destinée sûrce continent. .
Pour ma part, je n'essaierai jamais de: faire” naîtré au sein dela: population de {a. province de Québec, un sentiment de chauviniame qui nous serait fatal. Ce-sentiment, sil si ne ‘produirait que l'isolement.et-la *6paration: dé: la prevince de Québec:des autres praviaces, et il ferait naître: contre'la province de Québec-ün sentiment hostile dans: les autres parties de la Confédération. En lisant: cette: discussion sur l'affaire Riel, j'ai aussi'observé queicertaines pérsonnes'aupposent que le
euple dela province de Québec.ne sympathisaitpâs:avec les: aspirations ëu peuple des autres provinces.: Je-puis ‘assurer tette Chambre que ces personnes sont dans une complète erreur, si elles suppesent, un instant, : que la saine opinion publique dans notre province:n’est pas d'accord avec la saine opinion publique dans les autres provinces: Elles se trompent: aussi, si-elles supposent un-instant que.le peuple de la'province de Québoc sympahise avec Québec-Est ( M. Laurier ) à nié si je l'ai bien compris, que l'on. éût. essayé d'organiser un parti national français sur. la question. Riel. Permettez-rmoi.de citer fe, discours que l'honorable député a prononcé devant l'assemblée duchamp de Mars ; or; d’après ce discours et celui de M: Mercier et autres déclarations que je possède, je-désire savoir s’il'est possible que l'honorable député. de Quéhec-Est. ignote le fait qu'une
e mouvement Riel. L’autre.soir l'honorable député de.
tentative ait été faite pour. organiser. un parti nahonal. français province de Québec, pour que les démarcations de parti disparussent et qu'un parti national fréûçais fut organisé. . Voitiun:extrait du discours prononcé par l'honorable député de Québéc-Est devant l'assemblée du. champ de Mars, tel:que rapporté: däans':La: Patrie du :26 novembre Désormais 21 n'y splûs ni Mbérhux ni cobservéiéans : mals-16 grér paril riationut: composé des anciens Hbéraux et des anciens conservateurs S'il Gtait appeléà faire:
Rrmpriqne ‘les. griefs dea métis, 11 pourrai Giro gn'Hls.ont 6t6 v'otlron de toutes 2 d’oxsctions, et il croit qu'aucun és ns ia hésité, use RudLAS Can, à PET GE 6 fusil pour fabe 16 coup de feu contre des spéculateurs 6hontés .
Es prononçant, ce mot. . Voila vingt ans que j5 demande l'auion des forces vives dé la nation, s Léo ". nantes à
Je croi 6 .peu APEÈS. e,assemblée et plusieurs.
autrgé qu où 1 es po oran ET TE des ouvariursg furent pes À xaon.hpnorable collègue et ami, secrétaire d'Etat.
offrit la diréction du, nouveau parti national, er on. lui promit que. les.
|. consérvateure, qui. devaipnt co ser le. nouveau parti
national, l'aceptamaient comme leur chef. Ja rémarque qu'en faisant
Y t6 quelque discours jrs M.
£ ja -de. l'honorable. député:
teur à :
donnant ses, explicatiqhe Bu, ve de. l'organisation du paris national. i 7
me di c ph. il est possible que.
: porn 40 Québee pplase 6 te l'abrratiqu
pulation, est
fon .
«population de la
rovinte de Qu Riel. Comme cale
“est bién, connu, cetie
om à était grèt à ADañdprner 888 FR res compatriotes et. je le demande : comment cèt homme auraitil p
pour ur homme qui a répandu
de Québec, sans avoir ét6 consulté par le chef métis, quand il entreprit N behion je äésire savoir, dis-je, si nous
notrs race, et, pour ma part,jé nô conseñtirai pas à le reconnaitre comme tel. Or, M. l'Orateur, je suis convañicu, si nous nous eussions ‘entravé
Maintenant, je demanäèrai l'indulgence de 1a Chambre, si j'aborde un sujet, que lon a beaucoup exploité, contre . moi, ét qui a été inten-. tionnellement mal interprété par mes adversaires, dans le but de me nuire.
j'ai assisté dans La cité de Winnipeg. ‘: l'ai 6t6 accusé d’avoir accept un banquet le jour où Riel devait aubir le chätimérit de son Crime. . L’hono-. rable député de Belléchasse’ { M. Amyot } qui, aujourd'hui, pense dé. moi bien autrement ‘qu'auparavant ‘a crü qua était de s6n devoir, en prononçant son'discouts, de mentionner cè! ne EL'a'dit que J'étais allé à innipeg dans lé but de boire du champagne sous l'échafaud de Riel. Or, M l’Orateur, comme je comprends, l'affaire esf très simple et très façile à expliquer. J'étais ‘allé à ‘Wintipeg, compi: cela est Eida connu, pour régler certaines réclamations résultant de lätréballion. Les réclamants avaient parcouru des’ centaines ct des centaines dé milles pour atteindre Winnipeg, afin d'être en état de produire les preuves w’ils possédaient et d'obtenir un règlemént dé leurs rétlamations. ’étoit au commencement de l'hiver. et quelsqués-uns de Ces réclarmants dépendaient absolument de l'argent qu'ils avaient droit de rétevoir du gouvernement, quel que en fut Ie montant, pour supporter les rigueurs d'un hiver au Nôrd-Ouest: Sùr ma route, je reçus un télégramme m'informant que mon ami le ministre de l'intérieur, qui avait visité le. Nord-Ouest dans les'iutérêts déson département, ét qui avait produit, comme il le fait généralement partout où il va, une impression des plus’ fävorables, avait reçu de se8 ämis de Winnipeg l’offré d'un banquet, et’ je fus invité à m'y joindre. LT in Or, M. l'Oratsur, je quittai Ottawa, le 31 octobre, et en partant, en ma qualité de membre du gouvernement, je savais que Riel ne serait pas exécuté le 10 novembre. Je savais qu’une eommitsion médicale se rendait dans l'Ouest--de fait, les médecins partirent le même jour que moi de lirai une lettre qui me fut adressée par le très hanorable sir John A. Macdonald, que l'honorable député de Québec-Est a lue, mars n’a pas lue en entier, : Cettc lettre m'est adressée et est datée du 20 novembre 1885. La voici : |
dans ma province. Je veux parier de:ce banquet, si souvent cité, auquel peg.