‹ Discours sur la question Riel prononcé le 17 mars 1886, à la Chambre des CommunesChapitre 2 sur 5 · OrFAWA, 20 novembre · texte numérisé non relu

OrFAWA, 20 novembre

Mon cHzR ÜARO.— Vous dites que vous ôtes aocus6 d'être parti d'Ottawa avent que le gouverneur en boumil en arrivêt à une décisidh ‘au sujet de Louis’ Riot, ‘et comme pour éviter de participer à c2tte Géolsion. rs ." : PU et HU 5

Ce n'est pas lecas Le conseil est arrivé à la conclusion qu’il étalt néseaasalrs. e:. dans L'intérêt de la justios que Ja sontpnee fut exécutée, en voire présence, on voir: quauiÿé de membre du oonsell, ot àvant votré/départ pour Winnipeg. Doors Foi vor

Mais, va l’afidavit de M. Lemieux, que l'état mental de Riel s'8tmit changé pour le':pls après sa condamnation, 1! fut régolu, on votre présence, .qu'ane; engnôte sorait faits pour savoir si, depuis sn procès Hiël avait cessé de distinguer le bien-d'u mal, Et dans ca cas seulement l’oxécution de 14 séntence a 616 suspendue. ‘ Vôtre prérenue À ‘Wibuipeg 6teit absolument nécessaire pour rûgler:iss comptes de l'expédition ; militaire: résultant du: la rébellion. Do ti ti el ettepr DUC AfiDe CUT [Vôtre togidévoués. 1. 1 ei Cette lettre fait voir, M. l'Orateur, que quand'je suis parti.pour Win. nipeg, il avait été décidé en conseil dre la sentence davail fire exécutée, à moins que des rapports de médecins établissant que. l'état. ment-l de Louis Riel s'était changé pour le à PE depuis sa condaïnation .et. la..santence rendue contre lui. L'arrêté en conseil du 12 n'est aucunem,nt .en contradiction avec la lettre ci-dessus. Gette lettre dit qu'il avait été. décidé d'envoyer des médecins, et qu’en conséquence, le Conseil avait résolu que l’éxécutioü n’aurdit pas lieu le 10.novembre. . . ....

Lé rapport des médecihs est daté de Régina le 8, ot il était impssible qu'il arrivêt ici et que Pordre dé l'exécution fut transmis pour le 10. Cela était matériellemont iMmyossibie. Le magistrat accorda un sursis à Riel

ce Deere Peut à LOTS, 7 ch CE

jusqu'au 16, et un arrêté. du coñgeil du 12 EP nt la loi suivrait son ° cou Ainsi | jene vais re ne ont ; ET de a ae voir ie. LR EAU A APN Dar

| aus die iÉ A6GUtE À D iris rein "PTE 4 si viO pont agcusé à propos des pat ie que UD pe

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mn Ed 6:je-pavais que lexéquiioun'aurait - Fe nue Hi HAN AUX JP nr qe ai faites, tout homme.loyal er au- : ratdit ue Ar re QUE, os'ara. ‘aucuhe sympathie pour les Piles êt que je dé stals. Page elion.; :1B8t.ce une dl ciaration que:-maoi,

anadien français, vénant de la-province de Québec, je. n'aurais pas dû ‘faire ? Sont-ce là des paroles RL mes compatriotes ne devraient pas me “permettre. de prononcer soit à 'Winnineg, goit dans une autre partie du ‘pays, soit à l'étranger ? C'est: pour: cela que j'ai été attaqué. On 8 voulu séparer ma cause de celle de. mes. collègues qui;.je dois le dire et,J6 : suis ‘fler de le dire, se sont montrés si Joyaux : et.si fidèles envers moi ‘pendant oütes ces difficultés. Ceux qus m'ont attaqué disaient que nous avions sacrifié les:-droits de notre province, que nous'avions été traîtros envers

nos compatriotes, que nous les avions sacrifiés à Fox angisine : ‘et au pro testantisme.

Le rapport quemon honorable ami a ‘déposé aujourd’hui sur le bureau de la Chämbre fait voir jusqu’à quel point nous avons été influencés par des considérations de.ce genre ; ef d' autres accusations. toutes aussi odieuses tomiberont d’elies-mêmes lorsqu'il nous sera possible de produire

d'autres documents. qui front. voir avec quelle. injustice nous avons. été ‘traités: s focnments qui feror tation. .: :

L'honçrable député de-Bellechasse M. Amyot, parlant de moi, disait que j'ai sa ma province et mes compatriotes. aux grengistes. Mais, M.

réteür, forsque.ces honorable: député, ce: pourquoi l'ai. admiré,.est

: ent noté offrir sés services et'ceux. dub qu'il commande : pour

2 aller-résrimertle: révolte, faigait-il plus que on devoir Ne faisaitil

. anenenn e8:due j'ai: fit dendant-fous ces. trdubles ? Lui, comme. 80 at -combattait: Tour gen pÉYS auprémirr rang ;'et moi revêtu. de; l'autorité

: ‘de ministre de la milice je faisaistous:mes- “efforts. pour qe ; ceux qui al- …Haietità l'énrierhi éusabnit tout Je .Sonf lé pos ile. de leur don-

... TD’ ailleurs j ° ne: demande pas à être ugé autreinnt que ‘je Yai ‘été par Crea ME lui-même. “Je référerai à quelques-unes des -let-

8e Green, a

ci sueur amet dt.

il exagère ce.

re Ms ” eue gap n du :

nérale à communiq get CES re Técla tions.

, te. Maues si rpiqer Jéb Putdaces .

.… D'ordinairs je n'ai pas la réputation de courir après les diners ou de me donner du trouble pour en avoir. Possédant un certain nombre d'amis, je puis toujours avoir un diner sans ävoir à le dernander. Mais on à dit dans les journaux, et quelqu'un à répété que ce banquet n'aurait pas réussi si je n'avais pas promis aux organisateurs que Lous Riel serait

ndu. N'est-ce pas aussi injuste pour ces messioursque pour moi-même

ue de prétendre v’après avoir envoyé uno invitation par le télégraphe à deux ministres de la couronne, ces mêmes personnes, qui sont des gentishommes, auraient ensuite monacé de rétirer leur parole à moins’ w’une promesse ne leur fut faite ? ‘Si quelqu'un était renü me. demander de lui faire une promesse, quelque insignifiante qu'elle put être, afin d’avoir un diner de fui ou d'aitres, je lui aurais dit : gardez vôtre diner, je poux m'en payer un; jo de veux pas m'assooir à la table d'on homme ui exige de moi uno promesse quelconque en échange de son hospitalité. J'ai ici des déclarations écrites qui m'ont été adressées par les organisateurs de cs banquet ; j'en lirai une, pour ne rs abuser du temps de la Chambre en les lisant toutes, mais si on veut mele permettre je les communiquerai aux Débats pour qu'elles puissent paraître dans le ra ort, car il est assez important pour moi qu'elles soient publiées. ocument que je vais lire est une déclôration de M. Scarth, qui est bien connu ici et encore mieux à Toronto, et dont l’honorabilité est au-dessus de tout soupçon. Sa déclaration se lit comme suit : | » Je, Vian Bain Fear, dela ile de Jrinnipeg, dans lecomts de Beikirk, ot daus ln 10 quil ent venn À MA CON NAÏSEANDOS qu'on a'fait oourir le bruit quele uet qui a été dx:06 à air À E Caron et & son collègue, le 10 novembre, sous Ics ausplopt l'association | cnrs maurait pas ou lieu si air A.P. Caron ne vous avait pas donné l'assurance quo

M. MILLS : Ecoutez, écoutez.

Sir ADOLPHE CARON :

20 Que ce rapport est faux.

L'honorable député peut dire maintenant : écoutrz, écoutez. Bien u'il soit mon adversaire, il doit être fi: r de voir que la réputation d’un de ses collègues dans cette Chambre a été vengée de cette manière. | ve 2 Ge FR a tn de PSE LG a tan

por banque! - .

45 Que le 50 septembre dernier. j'ai fait savoir à l'honorable Thomas Whl: ai était alors . 8 Winnipeg, que Y’rasocietion canservatrino désirait lui offrir un banquet ee étour on à travers le Manitoba etes territoires du Nord-Juent, et je lui démandai de me dire ia : probable de son ret’ ur, afin que l'association fut avertie à Loue 50 Que 16 du vers le 2% csiobre dernier, le dit honorable Thomas White, me telégraphia qu'il serait avr léjendi,8 novembre dernier. Ù . É ° 60 Que sur [on de 06 télégrarame, j'ai convoqué uns réunion de l'£ssociation, ot 11 fut alors décida d'offrir ua

banquet à l'honorable M. White, le 10 novembre, et comme 11 6tai Snnoncé que sir A. P. VAR à Wianipee 1 MINES à cette mors Lime bles EEE jen + aux doux miniaires, ir A. P. Caron et l'honorable Thomas White, à la date men- 70 Que les dépôches suivantes furent axvoy6es

ue - . : Wimnpsa, novemb 1885 A RO ndts ie US We Dingue à vous el a air AP. non ardi mis le, 10 { î] CG Ta:

courant Veullier télégraphier &i vous acceptez. : » 70.

Signé} : vw. B BÜARTEL,

Bu AP An Ce D om mn Débat vo 0 M VS mr soir, le 10-courant, Télégrapblez-ni vous seres prétent. . A

.fiené) ‘We RSOARTE,

‘, : .… Jeserai à Winnipeg, satnedi. Besuooup ds romerciémenuts & l'association consetrrattios .… Winni amabiité t un banquet à mon ouliègue et à mob" ."""" "" 2 WARIPN PORE D ARAEIHRE OIFAUR PAR E OR RE A, BOARON.

à Les Féponses-suivantes furent faites.

re

MonDEn, 8 rôvembre 1836.

. um. |

à Vosthes ranamettro à J'assoolation couserv atrios mon accœæpliation recounuissants da e ”

banqust qu'elle rue propose F CBlme) THOMAS WHITE.

So sur la foi do ces réponses, leg préparatifs commencbrent de suite et sans autres come mors: CE Piniation at qu'ils furent Conti. dés eans interruplion Jus qu’au jour du “uet, bien qu’il fur alors conun que Riel avait obtenu un sursis. -

8o Que Ja n'ai pas, étqu'à ma cONNAÎSANS, den res du comité, ni aucune sonne AYAD un controle aur les arrangements Aa Dit 'a parlé & sir A. P. Caron avant 1e banquet pour savoir si Riel serait pendu ou nôn, anus clierohé & obtenir do ir A. P. Caron la pronos qu'li serait pondu. aie à ‘ oo:

1, ni aucun membre du comité du banquet, À'Hie connaissance, n'avons obte au ÉLER TS avant le lanquer ds Rs à qe LS 1 ous Riel saralt pende 1 GE k A ere en re R1i

membre du comité à

Panque ettent ce quej'al PE rT ue Dons AE] “atlendre À ce ue Is loù serait Den administrée ot que nous POSIONR Ve confie

du eue qu gouvernement, qui svalt pendant siiongtepa administré ayes sagosse los affaires el” : ‘ pans : : : L

pour la suppression des sermants volontaires et extrajudiclairés,

(Signé] W. B SUARTH Prise devant moi à Winnipeg, dans lo comté de felkirk, le 80 rovembra 1886, S° . .

(Bigas] A: D. MOULENAGIHAN,

Commissaire pour recevoir lon afdavits Voici maintenant la déclaration de M. Gilmour :

Je Thomas Henry Gtimour, du comté de Belkirk, dana la province du Manitoba, avocat, déclare solennellement : . ct ne lo Que je su:s ot qu'avant et depuis le ler novembre courant J'étais le secrétaire de l'association libérale conservatrice de Winnipeg ; 20 J'ai agi comme secrétaire du comité nommé par l'association pour offrir un banquet à Six. A. P. Caron ei-à l'honorable Thomas White à Winn’peg ie 10 novembre courant, et comme membre dé cs comité j'étais ex offleto secretaire «le tous les sous-somités nommés en rapport avuo ce banquet. 80 En ma dis qualité de storéiaire j'ét«iu présent à toutes les räunions du comité du banquet, et pendant les préparatiis du dit banquet et pendant environ douse jours avant 0e banquet, je suls venu on contact : journallier avoo les différents membres du comité au sujet des dispositions à prendrs pour le banquet. 49 J'ai rencontré six A. P. Caron, et j'ai cunyersé aveolei avant lo banquet, ot jamais Je n'ai entendu quelqu'un lui dire que le banquet n'aurait pes lien ai Risi n'était pas exGcuté, el je n'ai jamais entendu Sir À.:P; Caron dire où laisser. entendre à moi ou à d'autres ‘que Ble} serait pond, et jo ne l’al jamais entendu ‘fire-une promesse à ei efft., Lundi après-midi, le ÿ vovembre, ls veille du banquet, une réunion. du comité eutlirn pour, prendre les arrangements définitifs, ‘J'étais: present à : ‘cette réunion. et j'y ai aÿi comme récrétaire du comité, et à cette: date je ne savais pas, et . sa meilleur de ma oonnalssanos aucun membre du comité De navalt quelle serait 18 conduits du gouvernemcEt à légaiñd de Riel: un membre du comité ayant demandé si quelqu'un savslt al Riel sermit exGtuté on non, M. W.'E: Bvarth, le président de l'associntlon, qni occupait le-fsutouil, ‘déclara alors que tous les conservateurs devaient Gtre . convainous que le gouvernement sdapterait la meilleure ligne de cohdnite, quoiqu'il adyint, et qu'il croyait que ostio question ne devait en aucuns maniëro influer sut notre conduite ‘. & propos du banquet ;.6b jsqu'au momqut du banguet-#$ mbme aprai lé banquet je n'ai eu susun renseignement d’uns soûree ‘quiconque concermant Riel, ai.ce n’est qu'il avait

+ obtenu un suris jusqu'au 16 novembre, Je ne crois pas qu'aucun membie du comité du

“banquet ou de l’rasociation ait reçu à cette {poque aucun renselgnemmentda ir A. P. Carom . ©" quant à la conduite que’sondrait le gouvernement à égard de Riel. .

:.:"" Que les bruits el les rumeurs qu'on m'a dit ciroular . dans certains quartiers et disant que le banquet n'aurait pas eu lieu si la promasse n'avait été fiie que Hiel sernit exéeuté sont sans fondement et entiérement faux sh meilleur do mas oonnalssance Le soul :mobite des conservateurs était d'honorer deux den chefs dans Jsaquels 1ls ont confiance, Jo‘fais tie déslaration,: Ia croyant oünncièncieuioment vrais, ek on vertu de l'acte pamé *’dnns Ta S7éma année du règne déas Majent, Intitulé : 4 Aote pour le suppression des * ‘ ssrconts volontairesét oxtrajudiciaires . CR : : u

Prist devant Re ee |

@ ÆGILMOUR coaté: de rk:.06 308me —— |

msg à

Cés déclürations sont corroborÿes par dés lettres qus j'ai reçués. de : Mie ami Phçnorable député de frovenchor (M. Roval\ et da plusieurs | autres messieurs que j'ai vu pendant mon séjour à Winnipeg. et toutes déclarent positivement que les bruits gu’on a fait courir dans L but de .sns faire du tort sont complètement faux. , La lettre de M. Royal est en #rançais.et se lit comme suit : |

SAINT-BONIFAUX MANITOBA ‘80 novembre 1888,

Mon onem SR ADOLPHE,-—J'al regu voire lettre dn 44 etje m'empresse &'aMrmer ‘qu'il eat faux que le banquet conservateur du 10 à Winnipeg n'ait eu eu qu’à la suite d’une @u'rOovus que von auriez eus, vois et le ministre de l'intérieur, aveo une députation, au @ours de laquelle vous aurles promis que Riel scralt pendn: fi j'ai bonne mémoire, vous surles reçi votre invitaiion d'assister à 00 diner, organisg en l'honneur de White, à Saint Æaui,en ronte pour Winnipeg. ° . Ù

: (Signé) J. ROYAL,

. On a prétendu dans certaines assemblées que mes propres compatriotes les Canadiens français du Manitoba avaient refusé de me recevoir ou d’avoir aucune relation avec moi, après le banquet. Voici une autre lettre que j'ai reçu de M. Royal à ce sujet :

Lorsque vons êtes vonn faire visite à Mgr Taohé, on uoyembre dernier, je suis heureux de dire que no1seulement &1 Grandeur vous a reçu, mails ŒÆlls vousa fait visirer les institutions do Saint-Boniface dans sa propre voitars. Monseigneur était avec vous, de

même, lorsque avrës avoir quitté Saint-Bonifacs, Ba Grandeur vous a conduit à Winnipeg: “visiter le couvent des RR. 88. de Jésus-Marie.

Je vousal vu votro passage, te sarintondant de l’6 iucation, M. Bernier, et M, faBivière, mmerabre du cabinet provincial, voug socompagnalent également. . - | (Bent). | J. ROYAL

Ainsi ces messieurs qui m'avaient gracieusement offert l'hospitalité à Winnipeg, qui. ont eu l’oblig*ance de m'accompagner dans les différentes institutions qui rendent cètte ville si intéressante, ont eu pour moi toutes ces attentions après ce fameux banquet; et j'aimerais à savoir si Ces hommes qui prennent autant d'intérêt aux affaires du Nord-Ouest Qu’aucun de; agitateurs qui ont voulu soulever la province de Québec contre le g ruvernement auraient eu pour inoi toutes ces attentions délicates si ma conduite avait été si repréhensible qu’on a voulu le faire croire î Mais l'autre soir l'honorable député a a1ssi dit que. certaines dépêches avaient été adressées par moi à l'honorable premier ministre. En. voici une; je ne sais pas sic'est de celle-là qn'il veut parler, mais elle a été publiée dans son propre journal et ensuite fait lo tour de la presse du pays ie la cite telle que reproduite par le Mail. L’honorable député dit que e novembre sir À. P. Caron télégraphia ce qui suit à sir John A.

snald : : E . Dos

. .Læ population est très excti£e, * Je crafns que Ai nous ne lalenons : par 18 loi suivre son ovurs, 11 y aura plos de trouble que nougne nous y attendiohs, Jo ne peux donner aucune preuve de œla, mA j'en sais oartain, . DO . . Je puis dire à l'honorable député que je n’ai jamais envoyé une telle . dépêche Cette dépêche n'a jamais été envoyés par moï à sir John A. . - Macdonald ou à qui que ce soït. L'honorable député s’apercevant qu'il y avait une contradiction dans le fait que ce télégramme aurait & être en- +036 par moi s'est repris et a dit: Non, ce n’est pas sir A. P.. Garon qui Ta envoyé à sir John A. Macdonald, mais sir John. A. Macdonald qui l'a envoyé à sir À. P. Caron. Quniqu’il en soit, je n'ai pas attaché à cette

affaire plus d'importance qu’elle. n’en méritait, mais j'espère que le démenti que je lui donne aujourd’hui est assez formel pour empêcher cette zumeur de circuler dans le pays. : Le Maintenant je vais lire les lettres intéressantes du député de Belle- : . Chass® {M. Amyot) que j'ai promis de citer. Bien qu'il soît un de mes ad.

Ce TOUR ut LR a Dia et mére

vérsaires achainés, il n'aurait pas dû publier, comme it l'a fait, que j'avais: âttequé Le de batnillon de Québec. Je laisse à qui que ce soit dans cette Chambre de décider si pendant ces tegrettables événements äu. Nord Ouest jen'ai pas profité de toutes les occasionsqui m'étaient offertes pour-

exprimer mon intime conviction que les deux bataillons français ont fait la campagne valnent aucun d

Ouest, Je demande à l'honorable député si, malgré le peu de temps à ma disposition par suite de l'encombrement des affaires qui requéraient continuellement man attention, si je n'ai pas, lorsque je recevais une dépô- Che, ou quelque chose qui put être utile à nos volontaires, que j'admirais

tant pendant ces dures épreuves, saisi la première occasion d'en faire part.

à la Chambre et de faire leur éloge comme ils le méritaient ?

Comment aurais-je pu injurier ce bataillon que l'honorable député :

tient tant à défendre lorsqu'il n'est pas attaqué ? Comment cela serait-il possible en présence des lettres que j'ai reçues de Lui et dans lesquelles il dit :

Merci, merel plusiaurs fois pour ce que vous avez dit du 9ème bataillon. Ceci ressmble-til à une lettre adressée à un homme qui était hostile à ce bataillon? Si j-loux que soit, et à justa titre, le député de Belle- Chasse, de l'honneur de son bataillon. cela ressembie.t-il à une lettre qui

m'aurait été adressée si je m'étais montré injuste envers le Jème batail- .

on. S'il en eut été ainsi m'aurai il remercié ? Ces lettres étaient alors. très intéressantes et elles sont très utiles aujourd’hui, En voici une portant la date du 45 avril 1885 : °

Part u', on découvrait la "main amie du ministre et da département, qui mo parais” &alent avoir falt V’imposs ble pour remplir leur part,

YH dit encore : ‘

Merci pour ce qne vons avez dit on Chambre du 9èmo butaillon, J'ai un beau batallion..

Ce sont des hommes de cœur et, je Les prends par ia. : {Sigué] G. AMYOT

M. BERGERON : GC: sont des hommes d cœur.

Sir ADOLPHE CARON : C:sont des braves, et tous les braves sont des hommes de cœur. Dans un: autre lettre du 9 mai, l'henorable député dit:

Je dols voas déclarer, et vous pouvag le dire en mon nom, quelle ,urtemeont dela milice a, tout le tamps, fait l'impossible pour l’armée. [Blgné) G. AMYOT M. AMYOT: Je ne change rien à cela, .

Sir ADOLPHE CARON : Plus loin :

Au nord da lac Supirteur, là ‘ncors,-à chaque pas, on volt les efforts da département Pour nous aléger la mire, ete. Du reste, en condéntant à faire le voyagna on savait qu'on m'allait pas aux n°008 : L'esp”it, la santé tt le moral des troupes ie, sont excelients E1je retourne au pays, fr tâchotal d rend“é6 et faire rendre justice à conax qui, comms vou#, fout leur po sible pour que ler y dontaifea recoivant lé confort désirable, |

L'hônorable député est aussi en désaccord avec ce qu'il avait coutume.

de dire dans son joaroal et ailleurs en attaquant le général Midäleton, ” qui commandait Le troupcs. Eh bien, dans cette même lettre qu'il m'a ‘adressée, l'honorable député dit : .

Middistan, qui n'est jinsis vonu à l'ouest, aspaut rlény conunitre, Ilfait blenle .

possiblé et l'impossible, où 11 est, ot mirite los pins grands éloges. C'est un tvailiant æsnéral sujet pleine confiance ea Inl, mais il ne peut pas tont faire seul dans un pays vaste comme cslul.e . 7.

* A dit de plus :

-Ouimet et Strange demandent aussi des renforts. Je comprends LE 976 tout cèla va.

* “OOûtsr, mm Us & tout prix 11 faut vaincre, et vaincre une fois poux toutes.

% Dre Hi

es bataillons qui étaient dans le Nord

LE Fi.

— 24 — : ue “ DO PR outpéess ie ces st cit it ti it N :

. Or. je he nuls Soir cornmônt il est bossilils de. l'honorable ‘ député. qui ést payti à La tété de son a a bos décidé à vaingre, tree aujourd'hui à défentre les gens qui fôus oùt causé tant d'émabarras el tant de dépenées, et qui ont inis en danger la vié de nos ‘soldats. . Mais, M, l'Orateur, longtemps après que les troubles eurent cossé, il ‘à plu à Sa Gracieuse Majesté me conférér un titre. et longtemps après le retour . des troupes, l'honorable députéfa été "un des premièrs a m'envoyer une dépêche de félicitations ce dont $ lui suis très reconnaissant—dans laquelle il dit : “* Mes félicitations les plus cordiales de la dignité à laquelle vous avez été élevé et que vous avez si bien méritée.”

. M. AMYOT : L'honorable ministre aurait-il la bonté de donner la date de çette dépèche ? : .

Sir ADOLPHE CARON : Le 19 août 1885. J'ai dit que c'était longtemps après la fin des troubles. .

AMYOT : [ls ne sont pas encore fims. : , Sir ADOLPHE CARON : Lss troubles les plus sérieux sont finis, mais je sais que les troubles que l’honorable député s'efforce de susciter et qui ne sont pas très sérieux, né sont pas finis. M. AMYOT : Alors pourquoi cela vous trouble til-à cé point? Sir ADOLPHE CARON : L'honorable député me rappelle, en de- . mandant la date de ce télégrarane, qu'il savait très bien que Riel était alors sous le coup d’une senteacs de mort, et cependant il m'a envoyé ce téléglamme flatteur, ce dont je lui suis très reconnaissant. M. AMYOT : Parce que le Monde disait que Riel ne serait pas pendu. Sir ADOLPHE CARON : L’honorable député sait que le premier de-voir d'un soldat est de rester calme sous Le feu et de ne pas s'extiter.

: Eh bien, M. l'Orateur, mes amis de Québec, les principaux hommes de cette ville, se sont réunis pour me présenter une adiesse de félicitations lorsque ce titre m'a été conféré, et l’un des premiers à signer cette adresse était encore l'honorable député, et naturellement il doit l'avoir lu car je le connais trop bien pour croire quil voudrait sigoer une adresse de ce genre sans se donner,la peine de la lire. Dans cette adresse 8e trouvait le paragraphe suivant : . Le

“Quelle reconnaissance Je pays ne vousdolt-i pas pour l'aotivité et je sèle que vons avesi * mis dans l’accomplhssement de vos devoirs importants pendant ces jours de troubies Nos soldats, dont héroïque courage pendant la récents campagne est maintenant connu pare tout, savent #pprécfèr à leur juste valeur ia promplitude avec laquelle vous àves agi, votre vigilance et votre sollioitude pour leur bien-être..." PA al Ceci a été signé par l'honorable député. . L'honorable député a affirmé en outre que j'ai attaqué les troupes. Ceci: m'est us pénible qué tout ce qu'a pu dire l’honorabic député, et j'eir ai ét6’très peiné, dans . le. temps, cér je ne puis, même aujourd’hui, exprimer la grande anxiété que j'ai éprouvée jour et nuit lorsque j'ai senti peser sur moi la responsahilit6 du bien-être des bataillons en campagne, et, je’ puis me réndre à me ren. dre à moi même la justice de dire que je crois avoir. fait, avec ou sans. succès, le mieux que je pouvais faire. Si quelque chose a pu laisser à dé sirer cela a dépendu de mon manque de compétence et non de mes intentions. . J'ai fait tout ce que j'ai pu, comme l'honorable député à 6t6 ob. géde l’admettre, pour assurer à nos troupes la plus e‘'semme dé confort possible, et pour leur épargner toutes les misères que j'ai pu {eux épargner. Maïs l'honorable député est allé à la frontière etil a exprimé son opinion sur les troupes qui étaient en campagne, la donné un avis. de motion demandant de ‘produire ses Isttres et ses télégrammis, et vrai" ment je suis très heureux de pouvoir les produire. Mais, afin de lui :

E Los eo ee nou at

M | mn 25 : . Ut ch ce, \ !

donner un avant-waût de quelques-uns de ses télégramemns je désiro on

16 \moi = Airlvee of atnn ét AU. Téouve général Laitio patifih soldat, mouvement sn ca Miatieton Lot Env GS Aile, Vos . érerireg ASrtient être em ù drinre | oonéq se Rene pee Dre, LV re quon nets à Me de Coma ENS d'etre name

| Non. omptes sur le ose. ‘ C'est ce qué j'ai fait. Maintenant voici un autre télegramme daté 4u

J'ajoute et Je persiste à dire que oette guerre devrait être falie par des hommes combat tant FE esse eruioee guet TD. Leu A UTRtr à Et k Béolnlsæent adoptés à ls Je ne sache pas que les provisions aient été en dangér, et autant que je puis en juger, les volontaires en ont eu bien soin. Mais le télégramme

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