‹ Discours sur la question Riel prononcé le 17 mars 1886, à la Chambre des CommunesChapitre 3 sur 5 · G. AMYOT · texte numérisé non relu

G. AMYOT

… Lorsque l'honorable député a jugé qu'il était de son devoir üe m'attaquer comme 1l en a parfaitement le droit si le cœur lui en dit, il n’aurait pas dû oublier qu'il avait lui-même exprimé une opinion sur Ce que j'avais fais pour les troupes, et il n'aurait pas dû me reprocher d’avoir attaqué le ième bataillon lorsque ses propres télégrammes contiennent au sujet de nos troupes une opinion que je ne puis comprendre. L’honorable député a aussi attaqué le major général qui commandait les troupes. Je vais lire à la Chambre {avec la permission du général) une lettre que l'honorable député a adressée au major général à l'occasion de l'élévation de ce dernier à la dignité de chevalier. Elle se lit comme suit :

“ Quenxo, % août 1686,

Sir Frxpruiok D. MiDDLETON, CO, CO. M.

Oitawa. L] , Le] M (e] t Lo

Caux Monsrsum, J'aurais dà vous écrire pour me jo ages au couoirt uuantwe de fl) citations qai vous arrivent de partout, mais ane absence &e invite m'en n,0m) ché IVo're 66vauon is dignité UORivalier me que: o juste reconn \1æmnñee

ER 29 DORE LOUER Que ru AV CRE ES ER DravonIe Parsoa oo ref : . ue vous OO ro sûrément guldéspar votre sxpér axe, ui tous ont LS ont bénéficié de ln scie . qne"

tairo. .

0 rogretts pi dément fes sttaques d’une press mallcieuse el mesquins contre “ notre genre ss votre réputation e sacez haut piacéepour que 068 notes e calomnies ne put

: Neniies me permettre, par votre entroufse, do présenter mes respect: à lady . Middieton, Votre ont dérons, G: AMYOT. M. RYKERT: Par”qui cette lettre était-elle signée? "+

Sir ADOLPHE CAKON ; Par l'honorable déquié de. Bellechasse M. Amyot. En ce qui concerne ls général, il est inutile que j'exprime ‘une opinion. déjà exprimée par tous ceux qui s’y connaissent en fait d'affaires militaires ‘au sujet des Services qu'il & rendus. En Angleterre et au Car nada ses services ont été justement appréciés et dans tous les cas l’hono: rable dépüté a bien mauvaise grâce d'attaquer le major. général ‘après avdir exprimé par écrit l'opinion que j'ai lue au sujet de ses serviCsa. Avant de terminer je désire éclaircir un point dont plusieurs honorables' députés ont parlé au cours du débat actuel. On 2. dit que Riel s'étant rendu, le gouvernement aurait dû lui pardonner. J'affirme— et je suis prêt à le démontrer que Riel ne s'est pas rendu. Je vais: d’abord lire uue déclaration faite par le major généralluimême. Cest un point important pour l'histoire, et cela a une portée très importante sur la

question controversée, et il sera très intresscnt pour Îes honorables

députés de voir l’inte rprétation que le major général donne à une cer taino lettre, Le major général dit :

LA

Je n'ai écrit qu'’und seuls lettre à Riel, le dernier Jourdu combat de Batoche, pour lui dire,'e n réponse à uné lettre de sa pari, apportés par M. Atlley, que s'ii vouinit mettre es lemmes ot les enfants de ae gons en nûret4, etme faire anvoir où se trouvait l'endroit, Je verrais à 08 qu'auonn coup de fou ne fut t'76 dans ooite directton,. Lornque Astley m'a spports cette lettre, 11 m'a dit que Riel était dans nn grand embayras, et qu'il croyait qu’il se rendrait, et 11 ne domanda quelles conditions il devait lui proposor à son retour. Mn répong fut: ‘Qu'il se rende sans oondition.”. Le second blllst de riel, me romerciant de ma lottre, m'a 6t6 livré au moment où, sous un feu très vif, nous nous frayinns un chemin EL ra CAMpagne Aux environs de Batoche, Actley me dit encore qu'il pensait que Riel go rendrait, mais jorépondis: “Trop tard maintenant, nous sommes presque arrivés, et 1l faut que je pousse en avant pour sauver les prisonniers.” Je n'ai envayé& Kiel, ln lettre offrant de le protéger, lui et son conseil, que Je 18 mai (le jour qui a suivi le dernier jour de v combat à Batoche), et je l'ai fait paros qu'un prôtrset un métis m'ont dit qu'ila savaient ou qu'ils croyaient savoir où ‘tait Riel, ajoutant que ce dernior s6 rendrait mais qu'il avait Péur d'être tué dans mon camp pair quelques ana do mes hommes, J'écrivis alors la lottre et'la remis an prêtre pour qu’il la lut portAt. £lne put sependaut trouver Riel, maïs le métis le trouva et la lui donna, De bonne heure, le 16 au matin, à la traverse Sarliépy, on m'informa que Riel et D.mont 6lalent à quelques milles près de-li Côle anx Bouleaux et J'envoyai le major Boglton et son infanterie à cheval, avec ordre de fouiller ie pays aux Cnvirons de Batoche, ce qu’il ft et Riel voyant qn'il y avait des trouges entre lui et Butoche se rendit aux trois éclaireurs Hourie, Armstrong et Diehl qui étairnt partis avec Boalton, mais qui avaient quitté son détachement st s'étant déployés avalent rencontré Riel avec une lettre dans sa poche. Dumont, qui était bien monts, réussit à g'échaps

per.

! FRED, MIDDLETON, major général Copie de la lettre envoyée à Riel et mentionnée ci-dessus :

Barocne, 13 mal 1885.

M, Riel,-Te suis prôc à vous recevoir vous et votre conseil et à vous protéger jusqu'à ce que le gouvernement f6d6ral ait décidé de votre sort, FRED. MIDDLETON, major-général, Commandant les troupes en campagne au Nord-Ouont,

J'ai aussi la déclaration des deux éclaireurs qui ont pris Riel. Elle est comme suit : | |

Canada, Territoires da Nord-Ouest.

Savoir:

$ Nous, William Dolhl ét Robert Armstrong, @s Prince-Albert, dans les territoires du ‘Nord-Ouest, déciarons individuellement at solennellement : , . k

1. Qüo pend nt le rébellion des mêtis et den sauvages qui seu 11 :u aar la Hagkatehewan au priniempr de 1885, nous avons ot6 dûment enzolés dans los volontaires de Princo- Albert et nous ayons servi en qualité d'éclalrenrs conjointement avec ces volontaires pen dant deux mois, : ‘

2 Nous evons dans certaine partie de la presse da Canada-Ëst l'assertion qne Louls Riel, le chef rebelle, après 1a bataille de Batoche, s'est rendu volontairement aut autorités et que le dit Louis Riel aurait pu factiemeont s'échapper du pays 811 l'ent vouln.

8 Nous, en compagnie d'un Lommé Thomas Hourie, étions trois des volontaires qui Out pris part à la rechorche qui a 6t6 faite de Louis Klel et autres rebelles qui s'étaient enfuis après leur défaite à Ia batal'le de Batoche,

4. Nous déclarons distinctament de plus que nous étions avec le dit Thomas Hourie, les trois éclaireurs qui ont capturé le dit Louls Ris1 et qni l'ont livré au général Middleton, Lorsque nous avons'opéré son arrestation, nous croyons st nous afirmons maintenant que le dit Louis Riel n’avait nullement l'intention de se rendre, mais qu'il se prénarait À uns

| alto précipitée. ‘Il était alors à la recherche d'un chevsl: il avait en sa possession une F4 æeile ot uno bride etil était bien arné Les deux métis en compagnie desquele 11 a été ” tronvé étatent ausai bien armés lea ussertions mentiennées plus hsût à l'effet que Louis

‘ Riol s'était rendu volontairemect à nous sont entièrement fonnsos. '

Et nous faisons individuellement cette déclaration solennelle la croyant consciencieus . sement: vraie, eten vertu ds l'acte passé dans la 87ème année du règne de Sa Majestà, in» titmé: “Acte por supprimer les serments volontaires et extrajudicialres”.

. WM DIESEL, . ‘ ROBERT ARSMTRONG.

” Déclaré individuellemant devant mo! dans ’. : . la ville de Prince Albert, dans les terri- * toires du Nord Ouest, ce 28 “me jnur de décembre, 4, D. 1886, oo .W. & Guxx,

Notaire poblie pour les trreitrres du Norë-Ouest.

… L'antre éclaireur qui était présent lorsque Riel a été arrêté, était absent de Prince-Albert, et sa déclaration n'a pes 6t6 obtenue, mais il a dit à plusieurs personnes que j'ai vues depuis que son opinion était, en ? tout conforme à celle de ceux qui ont fait cette déclaration. Je lirai aussi: un extrait d’une lettre du major Boulton,, lettre que les journaux ont publiée, En ce qui concerne l'histoire de celte campagne, aucune opinion ne fait plus autorité que celle du major Boulton : °

ÆEn discutant aveo Astley 1a question de savoir a'il devyuit se rendre, Risl disait: “Il y a trois choses qui me sauveront. L'une est la politique, une autre c’est que j'ai assumé le caraotôre des prêtres, of la troisième est que les documents qui sonttous fel impliqueront lo conseil plus que roi.’ :

En cette ovcaston, it désirait se rendre etiennit beaucoup à allsr trouver le général en tonte ségurité, Cependant, 11 était trop tard, ot 11 lui a fallu se sauver lo mieux qu'il & pu Après la viototre, Astley, cependant, ne le perdit pas de vue et fit aigner au général ans lettre lui garantissant sa protection jusqu'à ce qu'il fat livré aux autorités civiles. Lorsqu'il eut regu cette irttre 11 était très anxieux d'aller en toute sûreté se mettre entire les mains du général et «6 rendit à l'éclairenr Honrie, .

Or, M. l'Orateur, je crois que sur ce point, la preuve est tellement convaincante queje ne vois pas comment il est possible de considérer, en présence de celie preuve, que Riel s’est rendu et qu’en conséquence il avait droit à la considération du gouvernement. En commençant lesquelques remarques que j'ai cru de mon dsvoir d'adresser à la Chambre, j'ai eu le plaisir de feliciter l'honorable député de Québec-Est sur le discours qu'il a prononcé, et sur ce point j'ai exprimé ma sincère opinion relativement à cet honorable député. Mais je dois exprimer le regret que cette éloquence, que je lui reconnais, ait été employée à défendre une rébelhon contre le Canada. L’honorable député à accusé le gouvernement d’avoir, par sa négligence, causé la rébellion. Eh bien, M. l'Orateur, je nie formellement et entièrement que cette accusation soit fondée, et je crois que tout homme impartial qui prendra la peine de lire le dossier arrivera à la conclusion que l: gouvernement n'est pas coupa-

* ble de la faute qu’on lui impute. Dans le iémoignage du Père André, nous trouvons ce qui suit:

. Q Voules vous dire sl, depuis l'arrivée de l’acousé dans le pays jusqu'au temps de La révolte, le gouvernement averit fait quelqne réponse favorable aux demandes et réciamations des métis ?—R Qui Je sais qu'ii avait aoquioscé À certaines demandes concernant

coux qui u’avaient pas eu de scrtpe dans le Manitoba, Un télég'amm, envoyé le quatre mars dernier, accordait lea acrips. -

Avant ce temps-là 7—R. Quant au changement de l'arpentage des lots le long de Ia riviëre, il y eut une réponse du gouvernemisnt disant qu'il l’accorderait, et c'était une question importante. a

Q Quelle question restait alors régler ?— Cello des patentes, Cette question aussi

è été rûglés en quelque sorte, car M. Duck futonvoyé, et je l'accompagnai en qu 1!16 d'in-

x A CT aatre question restait-1l ?--R, La aoule question du bols, du bots de cons

ruction. Le | .

Geci fait voir qu’une dépêche Jui fut communiquée, de même qu'elle

fut aussi communiquée, à Riel et aux autres, et disant que ces questions

avaient été réglées. Outre ce témoignage du Père André que je viensde fre, nous trouvons encore ce qui suit dans la déposition de Charles on : - : . .

@ Ces conditions ont-elles été acceptées pur. l'accusé ?-B, Ont TLajour suivant je rèçus .de-Maodonald une roponse à un télégramme; le 16l6gramme disait que le gouvorne- , Ft Sat faire j ratios Sux droits des métis, mais ne falsalt aucute rioütion de i'indemnité a Se Le Ce, | Le . : ‘ ‘ Q. Avez-vous cjontré cotte réponse & Biel ?—R. J'ai montré le diman“ho suivant ia Téponss que j'ai rerue =. : 7 Q; En qasi sun 3 était-e 2. En février, - Q. An commencement dumoist—R Oui Q: Que dit l'accusé 7 R, El r£poneé.r qe les Anglais volaient depuis 400 sns, qu'il o était temps d'y mattre nn termc, que dela avait duré eauez longtemps.

. quand ils refusèrent de prendre les armes. A' la page.6? on lit :

Dès qu'il fut itiformé que les réclemations'des métis étaient, réglées, et qu'il n'obtenait pas l'argent qu'il ‘voulait avoir du gouvernement, le mars, ilse décida à prendre lessarmes. Voyons ce que dit Charles Nolin sur.ce point : oi ue Due cie tele

BR. L'accuné vint m4 dilrp viaile, açoompagné 48 Gabriel Damont, . JL10e propossun plau qu'il avalt jatéaur une Raute de papier, IL avait décidé de prendre les armes 8€ d'in.

” duire Îd popütaufon 4 prendre les armes Ausal, et que le promier. devoir était de combattxe.

pour ‘l'&ioire de Dieu, pour l'honnéut de la religion et le salué de nos Amos, L'acousé dit

qu'il avait neuf noms aur son papier ot me demanda le mien. (J9 lui dis que son plan

n'était pas partait, mais que patsqu'il voulait combattre pour la glaire dé Dieu, je: prpose-

rais un Blind plus parfait, Mou plan était d'avoir des pribres publiques daus la chapelle catholique pendant meuf Jours, de se confonser et ds ooromunier, et enaulte d'agir suivant notre cons0lence, ‘ CL Le LT: Lu -

Voilà l’homme qu’on veut faire passer pour un héros et un patriote. Il est évident que tout ce qu’il voulait, c'était d’avoir de l'argent du gouvernement. A la page 97 on voit ce qu’il se proposait de faire avec cet argent, s’il avait pu l’obtenir. US

11 dit encore que s’11 recovait cot argent, 11 s'en trait aux Etats-Unis, établirait un jour mal et sonléveral: les antres nationalités des Etats-Unis : .

Il avait déjà organisé deux soulèvements, et après. avoir sacrifié les métis il voulait avoir de l'argent pour aller, disaitil, aux Etats-Unis soulever les autres nationalités et organiser une autre rébellion. Estil nécessaire de donner une meilleure preuve de la sagesse du gouvernement, qui n'a pas voulu intervenir dans la sentence pronohcée contre lui? . | Lo act 5

I dit : (Avant.que l'herbe ait attoint cette hauteur daun 06 pays, vous verres des ‘af. mées étrangères ici} Ildit: Je vals commencer par détruire le Manitoba, st ensuite je viendrai détruire le Nord-Quest et m'’emparer du Nord Ouest. 1, ‘ Lo cu,

Et on prétend que nous auriors dû être cléments envers cet homme. Atous ceux qui ont lu ces témoignages je. demande s’il à ét6 clément envers les prisonmers et les gens qui étaient à sa disposition. À la page 45 on trouve :. Don ua oc te ce noie se

11 vint à la porte de 18 cave et les premiers mots que J6' Pentendis bréncncér fareut cenx:oi :'Astley, Astley, vones ici, et allez dire & Middieton quo s’il mansacre-—masacre est, je croie, la mot qu'il a employé--nos femmes et nos enfante, nous allons vous MañsAcréer, vous, prisonniers.‘ | . | Lis .

. C'est lui qui disait à ces quelques personnes qu'il avait fait arrêter à cause de leur loyauté à leur pays, parce qu'elles avaient refusé de préndre part à la révolte, qu’il les massacreraient si quelque malheur surveuait à.ses gens ;-et.sans lui ces malheurs ne: seraïent jamais arrivés.

Sest-il montré bien clément envers McKay, lorgqu'il lui disait ce .qui est:

apporté à la page 19 du compte-rendu de l'enquête dans je procès de 1eli 0 DR us eg ce te ét CIE te

11 devint tres excité, ne leva et dit: Vous ne savez pas se que nous voulons. C'est du sanÿ { *

“du esng! nous voulons du sang? O’est une guerre d'ectermination: ous coux qui’ sont

contre nous seront chasse du-pays. X1y a deux fléaux dans lo pays, le sonvernerment et le: compagnis de 1s nale d'Hunsen, : .: -:.. ptit RE ° Pr LD, Ouit-n. lise tourna vers mol et dit que j'étais uatraître à san gouvernement, un apéculatour etune canaîlle;:un voleur, et je ne #ais qui 8n9S0I6, : DUR À D. ïTis'est servi d'expressions violentes à votre adresse ?=R Oui. IL4 fini psr dire. que était du sang qu'il lour fallait et que le premier song vorsé serait lo mien. : ‘Il y avait des petite plats sur la table, et Îl s’empara d’une ouitler, ét dit ; Vous n'avez Das Go sang, vous êtes un traître 4 vos compairiotes:. Voire sang est rigé @t 1e peu Qne vous'a7ez s0ra là dans cluq minutes, me mettant la cuiller près -de la Bgnre et moin montrait DRE

Se montra-til clément lorsqu'il comdamna à mort Nolin et Boyer.

Tous vous rappelez les faits t—R. il donna l'ordre d'aller faire prisonnier

ek-v

. sonniers f—R, Parce qu'ils ne voulaient pas prendre les armes …

+ ie dif putique char à que FA my mou- D np Er ne valet MAN pH Yemen Ds ni D SA MON LR Ve hd BU on go us $ é D pe dire qu'il devrait être fueilié, et LDY je GUn ot Boyer déträlent étre Hsitée— £'Oui, 4 Mes EU

L “dé D pondre a io : sim diet suce . … D. EF çela parce qu'ils he voulaient phs'se jéiñdte À 14 prise d'afrnes? —R, are Qu s Ne voulaient pas prendre. ! à ke Va: P° nee gai . FE be l'autre goir, et jé érois , ; Boit #6 féliciter de ce que le chef de l’opposition pour la pravince de GÜôbe soit exprimé aussi Voyiléme \* PA l'a faitén' cé tbe é vi rs à “fory était rès Int Tone, ét que’ lorsque in! Findemnité, Les toiibs devinrent défüyaux et signérent un appel on faveur de l'annexion aux: Etats-Unis. * L’honorable député à Sub , Sans doute de mentionner le fait que ce même manifeste qui, je l'admets, était sign per quelques conservateurs, était aussi signé par des hommes tels que ‘honorable A. À. Dorion, feu M. Doutre, M.

Holton, et autres chefs du parti libéral dans la province de Québec. Il se peut que ceux qui n'auraient pas connu ces détails, auraient pu croire après les paroles de l'honorable dépuié, que ce manifeste n'avait été signé que par des conservateurs et que pas un seul chef libéral n'aurait <onsenti à Ÿ apposer son nom.

. Mais l'honorable député sait que ce manifeste n’a pas 66 signé par "sir George Cartier, le chef du parti libéral.conservateur dans la province de Québec. En parlant de sir Ceorge Cartier, l'honorable député a été très éloquent et a exprimé beaucoup d’admiration pour cet homme d'Etat regretté ; mais, M. l'Orateur, lorsque, malheureusement pour le pays, sir George Cartier fut enlevé À ses amis et à cette carrière utile, (que nous conservateurs ne pourrons jamais oublier, et que nous nous rappelons tous les jours.avec boheur, a-t-on oublié que même alors, la presse libérale l'a attaqué brutalement, bien qu'elle le réclame. presque

aujoura'hui comme un-des chefs de-som 7

ti IL faut que l'honorable député ait Gublié la manière dont les libéraux

dans cette Chambre et daus tout le pays l'ont attaqué durant sa vie, bien

qu'ils tentent maintenant de faire son éloge, comme l'honorable député :

autre soir. : .

Si sir George Cartier était encore au milieu de nous, je dis et Je crois qu'il aurait agi comme nous l'avons fait, sur cette question Riel Pendant sa vie ne futil pas traité exactement comme nous sommes . traités aujourd'hui? N’aton dit qu'il était vendu aux oraugistes ?

: N'e-t.on pas dit qu'il avait vendu la province de Québec à sir John À |

Macäo et aux protestants d'Ontario ? N’a-t-on pas ditqu'il avait vendu sa province à l'influence anglaise ? |

: Mais il aimait assez son pays pour ne pas attacher plus d'importance

en fallait à ces insultes, qui étaient lanches Le oi comme

qu'i n’ ‘êlles sont lancées aujourd'hui contre nous, Sir Georges Carter a fait son

en ES RE TU

Papineau, M. Laflamme, M. |

. devoir, et mêrne après sa mort sa mémioire n’a pas 6té respectée par les

Taux.

Dans l'histoire dé feu M. Letellier.écrite par un député de l’opposi-

tion, l'honorable député de l’Islet (M. Casgrain], la mémoire de sir

George Cartier est outragée ; et lorsque le député de Québec-Est [M Laurier] parlait de lui en termes si élogieux et si éloquents je ne pouvais m'empêcher: de penser à la triste page que j'ai lue dans le livre dont je viens de parler. En autant que je suis concerné personnellement, et je

“ crois pouvoir dire la même chose de mes collègues, au milieu des plus

grardes difficultés, et dans les circonstances les plus pénibles nous avons fait ce que nous avons cru être notre devoir ; et je crois que ce que nous avons fait, sir George Cartier, dont le motto, qui est aussi le motto du parti conservateur : ‘franc et sans dol.” l'aurait fait dans les

mêmes circonstances,

Je dois m’extuser auprès de vous et de la Chambre, monsieur l’Orateur, d'avoir été si long et si peu châtié dans mes remarques ; mais les questions que j'ai traitées, je croyais devoir les soumettre à la Chambro et j'ai essayé de le faire de la manière la plus sincère possible,

se

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