PIED-DE-CORBEAU ET SES CHEFS
André qui prouve d’une manière indiscutable que dans le dernier soulèvement les motifs de Riel étaient intéressés, qu’il agissait dans son intérêt personnel et qu’il a déclaré être prêt à sacrifier la cause des métis pourvu qu’on fit droit à ses réclamations contre le gouvernement.
Nous avons aussi, ce qui d’après moi est une preuve très impnrtante, le fait que le deux janvier, deux mois avant. le soulèvement, sir John a envoyé une dépêche à Nolin, qui l'a communiquée au Père André et à Riel; cette dépêche était au sujet du règlement des affaires des métis. Mais elle ne parlait pas d’une indemnité à Riel, et c’est pour cela qu'il a décidé de prendre les armes.
Nous avons en mains toutes ces preuves, qui ne peuvent pas être
réfutées, pour montrer pue quel point cet homme mérite le piédestal
sur lequel on voudrait le placer pour le représenter au peuple Canadien comme un héros.
Qui a oublié l'énorme influence dans le pays du sermon pron ncé par le père Dowd ? Voici un homme qui, en dehors de toutes les questions de parti, étranger aux considérations politiques, n'ayant en vue que les intérêts de son peuple, déclare positivement qu'il a eu une entrevue avec l’Archevèque Grandin et dit :
Il a eu l’avantage d’une entrevue spéciale avec Sa Grâce Ms Granûâin, archevêque des Territoires au Nord-Ouest. le théâtre de la dernièse rébellion. De la bouche mêms de Sa Grâce il a entendu le récit des atrocités qui ont 6t6 commises par les sauvages infdèles et les métis faciles à tromper, qui étaient poussés par un homme méchant et sans scruvoules ; <omment de pauvres missionnaires ont 6t6 massacrés presque sous les yeux de Sa Gràce ; comment les métis ont été poussés à la révolte, non seulemont contre le gouvernement du pays, me’s, par les conseils de leurs chefs pervers, ils avaient été amenés à renonc2r à leur foi et à renier un clergé dévoué pour suivre un homme qui voulait déposer le pape et renverser l’église et toute autorité religieuse et civile.
Mais il y a encore plus que cela. De tout ce qu’a fait ce malheureux, Je crois que rien ne méritait plus le sort qu’il a subi que la manière dont U a essayé d’entrainer les sauvages dans le soulèvement. J'ai en mains une lettre que lui adressait Faiseur-d'Etangs et autres, daté de Out Knife Hill, Le 29 avril 1885 :
A M, Louis Riel.
Je veux avoir der nouvelles des progrès de l'œuvre de Dieu, S'il est survenu quelque
Chose depuis que vos messa:9s sont venus. laigsez-le moi savoir. Dites-moi à quelle date les Américains at'eindront le chemin de fer Canadien da Pacifique. Donnez moi toutes 18 nouvelles que + Ous aves des autres places où votre œuvre fait des progrès. Gros Ours A terminé sa tâche. 1la pris le fort Pitt
Si vous voulez m'avoir, faites-le moi savoir de suito, dit-il, et je l’ai envoyé chercher im médiatement ”
Je serai quatre jours en route. Ceux qui sont allés le trouver se coucheront deux fois en chemir, fs ont fait vingt prisonniers, borné {6 commandant au fort Pitt. Ils ont ‘tué onse hommes, y compr's l'agent, deux prôtres et &ix blancs Nous sommes camipés près da cours d’eau immédiatement Au-deésons de Cut Kuife Hill, atteudant Gros-Ours. Les Pieds-Voirs ont tué solxatite honimés de police au Coude: Un métis qui servait d'interprête auprôs de la police, et qui ä survécu, bien que ble:86, nous a apporté cette nouvelle, Ici nous avons tué &ix bluñcs. Nous ne nous sommes pas encore emparé des Casernès, mais c'est 16 seul édifiée ds: Battleford qui soit encore entier, Nous avons capturé Lous ‘es chevaux et les bestiaux des environs. Nous avons perdu un homme, un Nez-Percë, qui a eté tué pendatit qu'il était seul, ef un autre a é6t6 biessé. Quelques soldats sont arrrivés de Swift Uurrent, mais je n’en connais pas le nombre. Nous avons des fusils et des carabines de toutes sortes, mais les munitions sont peu abondantes ; si c’est possi-ie, envoyez-nous des munitions de toute sorte. C'est la seule chose qui nous rend fainles, Vous avez fait dire que vous viendriez à Battleford dès que vous auriez terminé vos travaux au lac au Canard. Nous vous attendons encore, ear nous sommes incapables de prendre le fort sons side. Si vonsenvoyes des nouvelles, n'envoyez qu’un messager, Nous avons hâts de vous rejoindre Jela nons enconragerait beaucoup de vous voir, et nous donnerait plus de cœur à l'ouvrage. Jusqu'à présent tout à bien été ici, mais
vos
bei rt © pdf me Am
rétine:
nous nous attendons tovjours à une visite des soldats. Nous avons confiance que Dieu uous sera aussi favorabie dans l'avenir qu’il l’a été dans le passé,
son Nous, les noussignés, envoyons des félicitations à vous tous. ds (8igné,) FAISEUR-D'ETANGS OOPINOW-WAY-WIN, nte, MUSSINASS, n a MEE-TAY-WA Y-IS, dt à PEE-YAY-UHEW.
étis. Selon moi, cette lettre est d’une grande importance, car elle fait il a comprendre les dangers auxquels nous étions exposés grâce à cet homme.
être | Je vais maintenant passer à un autre point de la question. Je destal # manderai à aucun député qui a suivi cette affaire, si le gouvernement ien s’est écarté du droit Chemin, s’il est sorti de :a plus stricte légalité en punissant Riel ? N’avons-nous pas appliqué l:s lois passées par ce même par parlement ? Pendant tout le procès, n’avons-nous pas, autant qu’il nous dus | à été Ca fait droit à t.utes les demandes de l'avocat de la défense ? tab | L'honorable éputé de Bellechasse (M. Amyot), en parlant dans cette FE: Chambre l’autre jour, a dit que le procès avait été injuste etdéloyal. Je | ne vois pas bien comment il peut prétendre cela ; dans tous les cas lui et | ses amis ne s'entendent pas sur ce point. Dans un discours prononcé par pes l'honorable chef de l’opprsition à Londen, je lis son appréciation sur la a et | manière dont le procès a été conduit, et je vois qu'il dit : les ; Je crois qu’il est juste de dire que dans mon opinion le gouverrement a bien agi en se àce ; ‘ chargeant de faire venir les témoivs du prisonnier ; et d’après ee que je conna s du principal at du avocat de la Couronne, je suis convaincu qu'il est iru possible que 1a cause ait été conduite de leur manière à cocétituer une injustice pour le prisonnier, ou à être dérogatoire à la haute répuné et tation dont jouissent 1es avocats de 1a Couronne et aux graves devoirs qu’ils avaient à remplir. Je n’exprime donc, pour le moment, aucun doute sur la justice du procès. D'après les h, renseignements que je possède tout s’est passé a vec équité. ais outre la question de justice, € il est aussi important qu’il y ait un sentiment de confiance publique, de conviction générale, eux, | que tout s’est passé aver justice et que toutes les mesures ont été prises pour rendre justice, jont et je crois que la question doit être examinée à ce point de vue des devoirs du gouvernement, ains Mais il y a encore plus que cela, toute recommandable que soit cette Cut volonté. ous avons aussi le témoignage d’un des avocats de la défense—le témoignage de M Fitzpatrick, qui a été interviewé à Montréal par un reporter du Star, je crois. Au cours de cette entrevue il dit quele procès a été équitable, qu'il a été conduit avec autant ae ane justice qu’il était possible dans les circonstances. outes \ Comme je l’ai dit, hier, notre responsabilité était bien grande, et je Ours crois que tout homme dans cette chambre ou au dehors, qui a véritablement à cœur les intérêts du Canada, admettra que dans une question de MReE | cette importance, il était du devoir du gouvernement de considérer quel fois serait dans l’avenir le résultat de la conduite qu’il allait tenir. ont En envisageant l'avenir du Canada, et dans l'intérêt de cet avenir, il upes | me-semble que le chef, celui qui avait causé deux soulèvements dans un def € si court espace de temps, deux révoltes qui ont couté tant d'argent au cette Ganada, et tant de vies précieuses, devait subir la punitiog du crime des qu'il avait commis. Ilétait important en vue de l’avenir, de donner une ir loçon à ceux qui ayant de prétendus griefs, ou qui prétendant avoir des ques riefs réels ou imaginaires, aur.ient eu envie de suivre l'exemple de vons iel en voulant se faire justice eux-mèmes, et en prenaut les armes QUE contre la constitution. L'exemple de ce malheureux qui a subi la auriez unition de son crime, sera certainement une leçon pour les autre+, et mes he: fera voir que si, à l'avenir, ils font corame lui, ils seront passibles Aou du même sort, et qu’à tout prix la Constitution et les institutions de ce
pays doivent être maintenues et uéfendues envers et contre tous.
Personne ne doutera, j'en suis sur, combien profondément nous avons ressenti le caractère pénible du devoir en infligeant la peine de mort.
Mais, M. l’Or teur, l'histoire de tous les pays nous enseigne que cette terrible pénalité, est après tout, le seul moyen que possède la société de se défendre contre ceux qui l’attaquent, qui refusent d’obéir aux lois et de respecter la constitution établie pour protéger cette société.
Deux fois, M. l'Orateur, Riel alevé l’étendard de la révolte, en 1870 et en 1885. Je demande à tout homme raisonnable, soit dans cette Chambre, soit au dehors, si nous n'aurions pas méconnu notre devoir si nous l’avions laissé impuni a: rès la répétition du soulèvement qu'il avait organisé en 1869-70 ? Ne l’aurions-nous pas, pour ainsi dire invité à organiser une troisième révolte ? N'’aurions-nous pas donné un exemple qui eut été probablement désastreux, dans l'avenir, pour le pays? Etsi nous n'avions pas exécuté la sentence qui a été rendue par le tribunal compétent, ne nous serions-nous pas trouvés dans la position de gens qui auraient déclaré au monde que le gouvernement du Canada tolérait un crime tel que celui de rébellion, avec tous ses meurtres affreux, et autres malheureuses conséquences ? Je crois que nous aurions manqué à notre devoir, nous aurions manqué à ce courage que, en notre qualité d'hommes publics et de ministres responsables de la Couronne, nous devons posséder, seulement au point de vue du devoir, si nous n'avions pas laissé la loi suivre son cours, sinous n’avions pas permis que la sentence fût exécutée. J'ai dit, M. l’Orateur, dans un autre lieu et dans un autre temps, que je détestais la Rss et que je n'avais aucune
sympathie pour les rebelles, et j'ai été violemment attaqué pour cette déclaration.
Eh bien ! M. l'Orateur, je prends la lib:rté de répéter, aujourd'hui, cette déclaration ; je veux la répéter de mon siège en parlement, et exprimer l'espoir que ceux qui me sont chers et porteront mon nom, se
laisseront toujours guider par le sentiment que j'ai exprimé en cette occasion.
J'irai plus loin et je crois pouvoir dire que la province de Québec, cette province dont je suis si fier, et qui est ma province natale, que cette province, ais-je, hait la rébellion et n’a aucune sympathie pour les rebelles. Ilest vrai que dans un moment de surprise, l'opinion publique, mais une partie seulement de l'opinion publique, peut s'être laissée égarer par des agitateurs, qui, pour un objet ou un autre, désiraient la tourner contre le gouvernement actuel. Ilest vrai que, pendant un moment, une partie de l’opinion publique a semblé désapprouver l’action du gouvernement sur cette affaire Riel, devenue historique. Mais, M. l'O: rateur, cette surprise n’a duré qu’uniicstant, et laréaction s'opère déjà; la réaction s'ac-entue de plus en plus chaque jour, et, quand sera venu le temps d'en appeler encore à cette opinion publique sur la ligne de conduite suivie par le gouvernement dans celte affaire, je connais assez ma province put être parfaitement sûr que son verdict exprimera l'opinion que le gouvernement a fait son devoir sous des circonstances les plus
pénibles, qu’il a fait son devoir envers le pays, et c’est ce que nous sommes tenus defaire ici,
J'ai été peiné, M l'Orateur,fde voir dans certains journaux publiés en Canada une accusation de déloyauté portée contre la province de Québec. Ceux qui ont lu l’histoire de notre pays, M. l’Orateur, ceux qu connaissent l’histoire de la province de Québec, savent très bien qu'er
Banner
sancmnéasisisétithe : manner om
ee D onmmmra none RS mx
avons rt.
ne que ède la l'obéir cette
te, en s cette devoir qu’il invité emple Et si ibunal è gens olérait ux, et anqué qualité nous Avions ue la dans icune cette
d'hui, nt, et
EE
1812, après que cette 5 ou le Canada français, comme elle était appelée, eut changé d’allégeance, et fut passée d’un drapeau à un autre, cette province, pt Canada français, resta fidèle à la couronne et résista à toutes les offres alléchantes qui lui fureut faites par la république amé. caine de s’unir à celle-ci dans sa lutte contre l'Angleterre, lutte dans laquelle on lui laissait entrevoir pour elle la possibilité d’une revanche.
Je prétends, M. l’Orateur,—et je crois exprimer l’opinion de tous ceux qui
sont en position de parler au nom de leurs compatriotes—que dans toute cette vaste Confédération du Canada, paami toutes les races qui l’habitent, parmi toutes les nationalités qui composent notre population et constituent le peuple canadien, il n’y a pas une nationalité 11 n’y a pas un peuple plus loyal et plus fidèle à la couronne d'Angleterre que le peuple de la province de Qnébec. Nous ne voulons, M. l’Orateur, rien de plus que ce qui nous est dù. Il nous importe peu d’être traînés dans les colonnes de certains journaux. Nous ne voulons rien de plus que nos droits ; nous ne voulons aucun privilège qui ne soit accordé aux autres ; mais nous voulons être traités sur un pied d'égalité avec tous les autres.
Dans tous les cas, je puis dire que dansles rangs du parti conservateur, au moins, il n’y a pas d'hommes déloyaux. Que ce soit sur les rives du Saint-Laurent, ou que ce soit sur les bords de la Saskatchewan, quand nous prenons les armes, c’est dans le but de maintenir l'autorité de la loi et défendre le gouvernement du pays, et non pour fomenter la rébellion et donner de l’aide aux rebelles. Je dois dire, M. l'Orateur, que j'ai été surpris de lire une déclaration faite par l'honorable dèputé de Québec-Est
M. Laurier |, si cette déclaration a été bien rapportée. J'ai lu dans les journaux publiés à Montréal la déclaration suivaute :
Si j'avais ét6 sur les bords de la Saskatchewan, quénd la rébellion a éclaté, j'aurais pris les armss contre le gouvernement,
Or, M. l'Orateur, j'ai pu, quelque temps après avoir vu cette déclaration, lire le serment d'office que cet honorable député a prêté, le 8 octobre 1877, quand il devint membre du Conseil privé du Canada et ce serment se lit comme suit :
Je, Wilfrid Laurier, jure solennellement et sincèrement, fidèle et vraie allégeance à Sa Majest' la Reine Victoria, souveraine légitime au Royaume-Uni de la Grande-Bretagne, d'Irlande, et de la Puissance du Canada, dépendant du dit Royaume-Uni : que je 1a défendrai jusqu’au bout de mes forces cont e tout complot contre sa personne, sa couronne et sa dignité, et que je ferai tout en mon pouvoir pour faire connaître à Sa Majesté, ses héritiers et successeurs, toute trahison ou consriration et toute tentative que je saurai être faites contre elle, et je jure sans arrière-pensée et sans restriction mentale,
Je crois que l'honorable député qui réprésente Mégantic (M. Langelier), a déclaré que cette rébellion n’avait pas été fomentée contre la couronne, mais contre le gouvernement du Canada. Cet honorable monsieur est un avocat, et je n'ai aucun doute qu’il connait parfaitement bien ce que déclare l’Acte de l'Amérique Britannique du Nord, article 9. Cet article se lit comme suit :
4 À 1a Reine continueront d'être et sout par le présent attribués le gouvernement et le pouvoir exécutif du Canada, Qu'il considère comme 1l Le voudra, l'honorable député de Québec-Est verra que sa déclaration—que je suppose exactement rapportée, chose . que j'ignore cependant, vu que je n’étais pas présent à la grande assemblée evant laquelle elle a été faite—est extraordinaire. Je suis très heureux de dire que dans les rangs du part conservateur, nous ne possédons personne qui ferait une telle déclaration. J’ai dit que nous avions fait tout simplement notre devoir envers le Canada et envers la province de
Québec. Nous réclamons {pour notre peuple, pour les descendants des
hommes qui ouvrirent au “hristianisme et. à la civilisation le vaste:
continent de l'Amérique, nous réclamons pour eux: qu'ils soient/mis sur un pied d'égalité avec les autres nationalités qui habitent lé pays. Sur ce point nous ne ferons jamais de concessions. Pour ce qui me regarde, je n'en ferais aucune sur toute question d'égalité de dreits avec les autres provinces du Canada.
Dans tous les cas c’est notre intérêt d’avoir dans ce pays une loi criminelle, qui sappli ue également aux Français et'aux Anglais, aux Ecossais et aux Irlandais Ilne dit pas y avoir pour quelqu'un des lois qui diffèrent d'avec celles applirables aux autres ; il ne doit pas avoir une loi criminelle: qui s'applique à une: nationalité sans être applicable à une autre nationalité. Nous désirons former un peuple canadien, uni, heureux et soumis à la loi, et c'est seulement à cette condition que: nous pourons, je crois, réalisér, ou que nous pouvons essayer de réaliser ce que nous croyons être notre destinée sur ce continent.
Pour ma part, je n’essaierai jamais de faire naître au sein dela population de la province de Québec, un sentiment de chauvinisme qui nous serait fatal. Ce sentiment. s’il voulait prévaloir, ne produirait que l'isolement et la séparation de la province de Guébec des autres proviuces, et il furait naître contre la province de Québec:un sentiment hostil: dans les autres parties de la Confédération. En lisant cette discussion sur l'affaire Riel, j'ai aussi observé que certaines personnes supposent que le peuple de la province de Québec ne sympathisait pas avec les aspirations du peuple des autres provinces. Je puis assurer cette Chambre que ces personnes sont dans une complète erreur. si elles supposent, un instant, que la saine opinion publique dans notre province n’est pas d'accord avec la saine opinion publique dans les autres provinces. KÉlles se trompent aussi, si elles supposent un instant que le peuple de la'province de Québec sympañise avec le mouvement Riel. L'autre soir l'honorable député de Québec-Est ( M. Laurier ) a nié si Je l'ai bien compris, que l’on eût essayé d'organiser un parti national français sur la question Riel. Permettez-moi de citer le discours que l'honorable député a prononcé devant l’assemblée du champ de Mars ; or, d’après ce discours et celui de M: Mercier et autres déclarations que je possède, je désire savoir s’il est possible que l’honorable député de Québec-Esi. ignore le fait qu’une tentative ait été faite pour organiser un parti national français dans la province de Québec, pour que les démarcations de parti disparussent et qu’un parti national français fut organisé. Voici uniextrait du discours prononcé par l'honorable député de Québec-Est devant l'assemblée du
ren de Mars, tel que rapporté dans La Patrie du ?6 novembre 1885 :
Désormais il n’y a plus ni libéraux ni conservatèurs ; mais 16 grand parti national <omposé des anciens libéraux et des anciens conservateurs. S'il était appelé à faire l'historique des griefs des métis, il pourrait dire qu’ils ont été v'ctimes de toutes sor! d’exactions, et il croît qu'aucun de ses auditeurs n'aurait hésité, dans le même cas, à prend læ fusil pour fahe le coup de feu contre des spéculateurs éhontés.
M. Mercier, qui était aussi présent, à cette occasion, s’exprima, comme suit :
En face de ces crimes, en présence de ces défaillances, quel est notre devoir ? Nous avons trois c10868 à faire pour punir les coupables : briser l'alliance que nos députés'ont faite avec l’oranigisme, et rechercher, dan: une allianée! plus naturelle et moins dangereuse, la protection de nos intérêts nationaux. Nous unir ! ah !.que j6.me' sens à l'aise en
prononçant ca mot, Voila vingt ans que js demande l’uuion des forces vives de la nation,
ts des
is sur + Sur garde, autres
ne loi 8; aûx n des pas mes adien, )n que:
Baliser
de la ne qui it que iuces, * dans Di sur que le ations e ces istant, d avec peat ué bec até de n eût
Riel.
1oncé lui de il est d’une ins la nt et
vaste:
RU ei te mm
ne AE né ms > ah ares
Ab ee
Je crois, de plus, que peu après cette, grande assemblée et plusieurs autres qui ont été tenues pour ARRATIeR le parti national, des ouvertures, furent faites à mon honorable collègue et ami secrétaire d'Etat. On lui offrit la direction du nouveau parti national, et on lui promit que les libéraux et les conservateurs, qui devaient composer le nouveau parti national, l’accepteraient comme leur chef. Je remarque qu’en faisant cette promesse l'honorable député a cité quelque discours ; mais M. l’Orateur, le seul qu'il a cité est un discours de l'honorable député d'Hochelaga (M. Desjardins) un conservaleur à cette époque ; et en donnant ses explications au sujet de l’organisation du parti national français, il n’a certainement cité aucun des discours de M. Mercier, ou des discours prononcés par des libéraux en cette occasion.
Je me demande comment il est possible que notre population de la
‘ province de Québec puisse avoir de l’admiration pour Riel. Comme cela
est bien connu, cette population est sincèrement catholique ; elle est dirigée dans une grande mesure, par son clergé, vu le grand attachement qui existe entre elle et le clergé. Or, comment serait-il possible que le peuple de la province de Québec pût avoir une telle admiration pour Riel. Cet homme, pour réaliser ses fins, a abandonné sa religion ; il était prêt à abandonner ses RiNDIeS compatriotes et je le demande : comment cet homme aurait-il pu être un héros? La lettre de Mgr Grandin, que j'ai lue, fait voir la destruction effrayante dont le chef métis était responsable, et la misère qu’il avait causée à la population du Nord-Ouest. Quiconque lira les lettras que mon honorable ami le député de Montréal-Centre ( M. Curran ), a citées l’autre jour, et qui ont été publiées dans les Annales de la Propagation de la Foi, pensera comme moi, qui ai lu ces documents, et qui connais la condition dans laquelle se trouvaient les paroisses situées sur la Saskatchewan avant la rébellion; il se demandera comment il est possible d’avoir de la reconnaissance pour un homme qui a répandu la désolation dens presque tous les hameaux de la Saskatchewan ; comment il est possible d’avoir de l'admiration, au heu de n'avoir que de la haïne pour un tel homme.
Je n’ai jamais compris, et je ne puis comprendre encore que la cause de cet homme ait jamais été la nôtre. Je ne puis, pour ma part, consentir à le reconnaître comme le représentant de notre race. Il n’est pas le réprésentant de notre race et il ne l’a jamais été. Mon attention a été attiré, il y a quelques instants, par un honorable député qui connaît ce dont il parlait. Get honorable député me dit que le frère de Louis Riel a déclaré qu'il voterait pour n'importe qui plutôt que pour un Canadien français. Je désire savoir pourquoi nous, nous, le peuple de la province de Québec, sans avoir été consulté rs le chef métis, quand il entreprit l'agitation, qui se termina par la rébellion—je désire savoir, dis-je, si nous devons considérer sa cause comme la nôtre, et si nous devons le considérer comme le réprésentant de notre peuple ? Il n’est je le représentant de notre race, et, pour ma part,je ne consentirai pas à le reconnaître comine tel. Or, M. l'Orateur, je suis convaincu, si nous nous eussions entravé l'opération de la loi : si nous eussions empêché l'exécution de la sentence, qu’une clameur se serait élevée partout dans la province de Québec, si nous n'avions pas fait ce que nous avons fait, et si, après l’exécution de la sentence, uous eussions abandonné nos portefeuilles de ministres.
Maintenant, je demanderai l’indulgence de la Chambre, si j'aborde
un sujet, que l'on a beaucoup exploité contre moi, et qui a été intentionnellement mal interprété par mes adversaires, dans le but de me nuire
dans ma province. Je veux parler de ce banquet, si souvent cité, auquel j'ai assisté dans la cité de Winnipeg. l'ai été accusé d’avoir accepté un banquet le jour où Riel devait subir le châtiment üe son crime. L’honorable député de Bellechasse ( M. Amyot) qui, aujourd’hui, pense de moi bien autrement qu'auparavant a cru qu'il était de son devoir, en prononçant son discours, de mentionner ce banquet. ILa dit que J'étais allé à Winnipeg dans le but de boire du champagne sous l’échafaud de Riel. Or, M l’Orateur, comme je comprends, l'affaire est très simple et très façile à expliquer. J'étais allé à Winnipeg, comm: cela est bien <onnu, pour régler certaines réclamations résultant de la rébellion. Les réclamants avaient parcouru des centaines et des centaines de milles pour atteindre Winnipeg, afin d’être en état de produire les preuves qu'ils possédaient et d'obtenir un règlement de leurs réclamations. C'était au commencement de l'hiver, et quelsques-uns de ces réclamants dépendaient absolument de l'argent qu'ils avaient droit de recevoir du gouvernement, de que en fut le montant, pour supporter les rigueurs d’un hiver au Nord-Ouest. Sur ma route, je reçus un télégramme m'informant que mon ami le ministre de l’intérieur, qui avait visité le Nord-Ouest dans les intérêts deson département, et qui avait produit, comme il le fait généralement partout où il va, une impression des plus favorables, avait recu de ses amis de Winnipeg l'offre d'un banquet, et je fus invité à m'y joindre.
Or, M. l'Orateur, je quittai Ottawa, le 31 octobre, et en partant, en ma qualité de membre du gouvernement, je savais que Riel ne serait pas exécuté le 10 novembre. Je savais qu’une eommission médicale se rendait dans l’Ouest—de fait, les médecins partirent le même jour que moi. de lirai ure lettre qui me fut adressée par le très hnnorable sir John A. Macdonald, que l'honorable député de Québec-Est a lue. mais n’a pas lue en entier. Cettc lettre m'est adressée et est datée du 20 novembre 1885. La voici :
OTTAWA, 20 novembre 1885, Mon CHER CARON.—Vous dites que vous êtes accusé d’être parti d'Ottawa avant que le
gouverneur en conseil en arrivat à une décision ‘au sujet de Louis Riel, et comme pour éviter de participer à cette décision.
Ce n’est pas le cas. Le conseil est arrivé à la conclusion qu’il était nécessaire, e; dans j’intérêt de la justice que la sentence fut exécutée, en votre présence, eu voir: qualité de membre du conseil, et avant votre départ pour Winnipeg.
Mais, vu l’affidavit de M. Lemieux, que l’état mental de Riel s'était changé pour le pis après sa condamnation, il fut résolu, en votre présence, qu’une euquête sorait faite pour savoir si, depuis son procès Kiel avait cessé de distiuguer le bien du ma!,. Et dans ce cas seulement l’exécution de la sentence a 6t6 suspendue. Votre présence à Winnipeg éteit absolument nécessaire pour règler les comptes de l’éxpédition militaire résultant dé la rébellion.
Votre tout dévoué, J. A, MACDONALD,
Cette lettre fait voir, M. l’'Orateur, que quand je suis parti pour Winnipeg, il avait été décidé en conseil que la sentence devait être exécutée, à moins que des rapports de médecins établissant que l’état ment’l de Louis Riel s'était changé pour le pis depuis sa condamnation et la sentence rendue contre lui. L'arrêté en conseil du 12 n’est aucunem nt en contradiction avec la lettre ci-dessus. Cette lettre dit qu’il avait été décidé d'envoyer des médecins, et qu’en conséquence, le conseil avait réso-
lu que l'exécution n'aurait pas lieu le 10 novembre. ù Le rapport des médecins est daté de Régina le 8, et il était impossible qu’il arrivât ici et que l’ordre de l'exécution fut transmis pour le 10. Cela était matériellemont impossible. Le magistrat accorda un sursis à Riel
uquel té un honose de ir, en j'étais ud de ple et t Lien . Les milles ‘eu ves ations.
mants oir du ueurs amme sité le oduit, 8 plus uet, et
artant, iel ne médimême hono- -Est a datée
que le ne pour
dans lité de
le pis te pour ÿ ce Cas p était | de la
ALI, Wincutée, ‘l de senit en é dérésossible
Cela Riel
jusqu’au 16, et un arrèté du conseil du 12 décréta que la loi suivrait son Cours. Ainsi je ne vois aucune, contradiction, comme quelques-uns ont essayé de le faire voir, entre là lettre que sir John m’adressait et l'arrêté du conseil auquel je réfère. RNA TER J’ai été aussi violzmment accusé à propos des paroles que j'ai prononcées à ce banquet. .Je dois, M. l’Orateur, répéter ce que j'ai dit à ce sujet : les quelques paroles que j'ai prononcées alors ont été publiées et je suis prèt à être jugé d’après ces paroles ;, n'est-il pas, évident, aussi que c'était dans le seul but de m'injurier qu'on a soulevé. cette tempête à propos du banquet de Winnipeg. : Puisque. je, savais que. l'exécution n'aurait pas lieu le 10, quelle raison avais-je de refuser une invitation qui m'était faite par l'association libérale conservatrice de Winnipeg, l’organisation portique denotre. parti, formée de citoyens qui sont dans lintimité des chefs du parti, qui offraieut un banquet à l’honorable M, White et qui m'ont fait la politesse de m’inviter ? Mon, acceptation: était donc une chose tout à fait ordinaire, puisque je savais. que l’exécution n’aurait pas lieu ; quant aux remarques que j'ai faites, tout homme loyal en aurait dit autant c’est-à dire que. je n'avais aucune sympathie pour les rebelles et que je détestais la rébellion. Est-ce une déclaration que moi, Canadien français, venant de la province de Québec, je n'aurais pas dû faire ? Sont-ce là des paroles que mes compatriotes ne devraient pas me permettre de prononcer soit à Winnipeg, soit dans une autre partie du pays, soit à l'étranger ? C’est pour cela que j'ai été attaqué. On a voulu séparer ma cause de celle de mes collègues qui, je dois le dire et Je suis fier de le dire, se sont montrés si loyaux et si fidèles envers moi pendant toutes ces difficultés. Ceux qui m'ont attaqué disaient que nous avions sacrifié les droits de notre province, que nous avions été traîitres envers
nos compatriotes, que nous les avions sacrifiés à l’orangisme et au pro testantisme.
Le rapport quemon honorable ami a déposé aujourd'hui sur le bureau de la Chambre fait voir jusqu’à quel point nous avons été influencés par des considérations de ce genre ; et d’autres accusations toutes aussi odieuses tomberont d’elles-mêmes lorsqu'il nous sera possible de produire d’autres documents qui feront voir avec quelle injustice nous avons été traités durant toute cette agitation.
L’honorable député de Bellechasse M. Amyot, parlant de moi, disait que j'ai vendu ma province et mes compatriotes aux orangistes. Mais, M. l’'Orateur, lorsque cet honorable député, ce pourquoi je lai admiré, est venu nous offrir ses services et ceux du bataillon qu'il commande pour aller résrimer la révolte, fasait-il plus que son devoir ? Ne faisait-il pas exactement ce que j'ai fait pendant tous ces troubles ? Lui, comme soldat combattait pour son pays au premier rang ; et moi revêtu de l'autorité de ministre de la milice je faisaistous mes efforts pour que ceux qui al-
laient à l'ennemi eussent tout le confort qu’il était possible de leur donner.
D'ailleurs je ne demande pas à être jugé autrement que je lai été par l’honorable député lui-même. Je référerai à quelques-unes des lettres et aes dépêches dans lesquelles il exprime une ‘grande amabilité à cette Hits exagérait mes mérites, comme aujourd'hui il exagère ce qu’il appelle mes fautes. Mais avant d'en finir avec cette question du banquet j'aimerais à communiquer à la Chambre certaines déclarations écrites qui m'ont été envoyées, et je voudrais aussi expliquer le but de ces déclarations: |
D'ordinaire je n’ai pas la réputation de courir après les diners ou de me donner du trouble pour en avoir. Possédant un certain nombre d'amis, je puis toujours avoir un diner sans avoir à le demander. Mais on a dit dans les journaux, et quelqu'un a répété que ce banquet n'aurait pas réussi si je n’avais pas promis aux organisateurs que Lous Riel serait. pendu. N'est-ce pas aussi injuste pour ces messieursque pour moi-même que de prétendre qu'après avoir envoyé une invitation par le télégraphe à
eux ministres de la couronne, ces mêmes personnes, qui sont des gentilshommes, auraient ensuite menacé de retirer leur parole à moins
u’une promesse ne leur fut faite ? Si quelqu'un était venu me demanspa de lui faire une promesse, quelque insignifiante qu’elle put être, afin d’avoir un diner de lui ou d’antres, je lui aurais dit : gardez votre dîner, je peux m'en payer un; je ge veux pas m'’asseoir à la table d'un homme qui exige de moi une promesse quelconque en échange de son hospitalité.
J’ai ici des déclarations écrites qui m'ont été adressées par les organisateurs de ce banquet ; j'en lirai une, pour ne pas abuser du temps de la Chambre en les lisant toutes, mais si on veut mele permettre je les communiquerai aux Débats pour qu'elles puissent paraître dans le rapport, car il est assez important pour moi qu’elles soient publiées. Le document que je vais lire est une déclaration de M. Scarth, qui est bien connu ici et encore mieux à Toronto, et dont l’honorabilité est au-dessus de tout soupçon. Sa déclaration se lit comme suit :
Je. William Bain Scarth, de la ville de Winnipog, dans lecomté de Selkirk, province du Manitoba. écuier, déclare solennellement :— » et dans la 10 Qu'il est venu à ma connaissance qu’on a fait courir le bruit quele banquet qui a é6t6 donné à sir A P Caron et à son collègue, le 10 novembre, sous les auspices de l'association conservatrice. n’aurait pas eu lieu si sir A.P. Caron ne nous avait pas donné l'assurance que
Riel serait pendu.
M. MILLS : Ecoutez, écoutez.
Sir ADOLPHE CARON :
20 Que ce rapport est faux.
L'honorable député peut dire maintenant : écout-z, écoutez. Bien qu’il soit mon adversaire, il doit être fi:r de voir que la réputation d’un de ses collègues dans cette Chambre a été vengée de cette manière.
80 Que je suis le président de l’association de Winnipeg, et que j'étais le président du comité Gi poQueE que jai aussi présidé à ce banquet, et que je Pa tous les | faits qui 50 nn portent à ce banquet.
40 Que le 30 s'heiopre dernier. j’ai fait savoir à l’honorable Thomas White, qui était alors a Winnipeg, que l'association conservatrice désirait lui offrir uu banquet au retour de son yes à travers le Manitoba etles territoires du Nord-Ouest, et 4 lui demandai de me dire la
te probable de son ret: ur, afin que l’associalion fut avertie à temps. ;
50 Que 1e ou vers le 25 octobre dernier, le dit honorable Thomas White, me télégraphia
qu’il serait à OHROE PRE novembre dernier.
60 Que sur la réception de ce télégramme, j'ai convoqué une réunion de l’association, et il
fut alors décidé d'offrir un banquet à l’honorable M. White, le 10 novembre, et comme il était annoncé que sir A. P, Caron venait à Winnipeg, il fut décidé à cette même assemblée, d'offrir le banquet aux deux ministres, sir A. P, Caron et l'honorable Thomas White, à la date men-
tionnée ci-dessus.
70 Que les dépêches suivantes furent envoyées,
A l'honorable THOMAS WHITE, Manitou, Man, L'association conservatrice offre un banquet 4 vous et à sir A. P, Caron, mardi soir, le, 10 courant. Veuillez télégraphier si vous acceptez. 3 (Signé) W. B. SCARTEH, WINNIPEG, 8 novembre 1 Sir A. P, CAFON, Ottawa, Ont. : n
L'association conservatrice de Winnipeg offre un banquet à vous etàa M. White mardi soir, le 10 couränt, Télégraphiez si vous Serez présent, (Signé) VW. B. SCARTH,
Les réponses suivantes furent faites.
WINNIPEG, 3 novembre 1885,
Cxi0AGO, ILL., 5 novembre 1885, A l'association conservatrice, Wiznipeg.
Je serai à Winnipeg, samedi. Beaucoup de remerciements à l’association conservatrice de
Winnipeg pour son amabilité offrant un banquet à mon collègue et à moi, [Signé] A, PCARON.
ers ou de n nombre der. Mais et n’aurait Riel serait.
moi-même légraphe à des gen- > à moins ne demant étre, afin "otre diner, in homme hospitalité.
les orgay temps de ttre je les ns le rapibliées. Le i est bien L au-dessus
rk, et dans la
uet qui a été e l'association assurance que
butez. Bien tation d’un nière.
sident du comits qui s0 rape qui était alors retour de son i de me dire 1a me télégraphia SO ciation, et il comme il était emblée, d'offrir à la date menn ovembre 1885.
ardi soir, le, 10 +, B. SCARTEH.
hovembre 1885, White mardi
r, B. SCARTH.
novembre 1885.
ronservatrice de A. PCARON.
or 10
MORDEN, 3 novembre 1885, Veuiliez transmettre à l'association conservatrice mon acceptation recounaissante du
A, W,. SCARTH.
banquet qu’elle me propose pour le 10 courart. { Signé) THOMAS WHITE.
So Que sur la foi de ces réponses, les prépa'atifs commencèrent de suite et sans autres communications aux promesse, des ministres, et qu’ils furent continués sans interruption jusqu’au jour du banuuet, bien qu’il fut alors connu que Riel avait obtenu un sursis.
90 Que je n'ai pas, et qu'à ma connaissance, aucun des membres du comité, ni aucune per sonne ayant un contrôle sur les arrangements du banquet, n’a parlé à sir A. P. Caron avant, le banquet pour savoir si Riel serait pendu ou non, on n’a cherché à obtenir de sir A. P. Caron RO qu atte pendu. tés PAR
ue ni moi, ni aucun membre du com u banquet, à ma connaissance, n’ au Anne avaat le banquet de sir À. P. Caron l'ansu?anoe ue Riel serait pende, og
1lo quela question de l'intervention du gouvernement dans l'affaire Riel fut mentionnée
ges un membre du comité à une réunion tenue, dans l’après midi ou la soirée dela veilie du an pet et tout ce que j'ai ait alors c’est que nous pouvions nous attendreñ ce tue la lok serait bien administrée et que nous pouvions avec confi-nce laisser l'affaire entre es mains: a TEA ca gouvernement, qui avait pendant si longtemps administré avec sagesse les affaires 120 L'association conservatrice n’a jamais nommé do députation ou de délégation
pour discuter la question Riel avec sir A. P. Caron, et par conséquent aucune discussion de cette nature n’ae lieu. Et je fais cette déclaration, la croyant Consciencieusement vraie ét en vertu de l’acte passé dans la 87me année du règne de Sa Majosté, int'tulé ‘ Acte pour la suppression des serments volontaires et extrojudiciaires,
[Signé . B.
Prise devant moi à Winnipeg, } hs pa dans le comté de Selkirk, le 30 rovembre 1885, [Sigaé] A D. MOCLENAGHAN,
27 Commissaire pour recevoir les affidavits, Voici maintenant la déclaration de M. Gilmour :
Je Thomas Henry Gilmour, du comté de Selkirk, dans 1 R déclare solennellement : : : En cel 10 Que je sus et qu'avant et depuis le 1er novembre courant j'étais le secrétaire de l'association libérale conservatrice de Winnipeg ; 20 J'ai agi comme secrétaire du comité nommé par l’association pour offrir un banquet à Sir A. P. Caron et à l'honorable Thomas Whtte à Winnipeg le 10 novembre courant, et comme membre de ce comité j'étais ex oficio secrétaire de tous les Sou"-coités nommés en rapport avec ce banquet. 80 En ma dite qualité de secrétaire j'étr1s présent à toutes les réunions du comité du banquet, et; pendant les préparatifs du dir banquet et pendant environ douze jours avant ce banquet, je suis venu en contuct journaliier avec les différents membres du comité au sujet des dispositions à prendre pour le banquet, 49 J’ai rencontré sir A. P. Caron, et j'ai conversé aveclui avant le banquet, et jamais je n'ai entendu quelqu'un lui dire que le banquet u’aurait pas lleu si Riel n'était pas exécuté, et je n’ai jamais entendu Sir A. P; Caron dire Ou laisser entendre à moi ou à d’autres que Riel serait pendu, et je ne l’ai jamais entendu faire une promesse à cet effet. Lundi après-midi, le 9 novembre, la veille du banquat, une réunion du comité eut lieu pour prendre les arrangements définitifs, J'étais present à cette réunion et j’y ai agi comme secrétaire du comité, et à cette date je ne savais pas, et au meilleur de ma connaissance aucun membre du comité ne savait quelle serait la conduite du gouvernement à l’égard de Riel : un membre du comité ayant demandé si quelqu'un savai t si Riel serait exécuté ou non, M. W. B. Scarth, le président de l’association, qui occupait le fauteuil, déclara alors que tous les conservateurs devaient être convaincus que le gouvernement adopterait la meilleure ligne de conduite, quoiqu’il ad vint et ,u’il croyait que cetie question ne devait en aucune munièrs influer sur notre conduite à propos du banquet ; et jusqu’au moment du banquet rt même après le banquet je n’ai eu aucun renseignement d’une source quelconque concernant Riel, si ce n’est qu’il avait obtenu un sursis jusqu’au 16 novembre, Je ne crois pas qu'aucun membie du comité du banquet ou de l’association ait reçu à cette époque aucun renseignement de Sir À, P. Caron quant à la conduite que tiendrait le gouvernement à l'égard de Riel.
Que les bruits et les rumeurs qu’on m'’a dit circuler dans certains quartiers et disant que le banquet n'aurait pas eu lieu si la promesse n'avait été faite que Riel serait exécuté sout sans fondement et entièrement faux au meilleur de ma connaissance: Le seul mobile des conservateurs était d'honorer deux des chefs dans lesquels ils ont confiance. 4 me ee ppp) sie En read op consciencieusement vraie, et en vertu de l’acte passé
ns 14 me année du règne desa Majesté, intitulé : ‘‘ ’ serments volontaires ét extrajudiciaires, SE É Signé .
Prise devant moi à Winnipeg, du le s San comté de &elkirk, ce 30ème jour de novembre 1885, J. W. E. l'ARBY, ccmmissaire pour recevoir les afidavits,
LT
NS
LU
Ces déclarations sont corroborées par des lottres que j'ai dx bee de man ami l'honorable député de l’rovencher (M. Royal) et de plusieurs autres messieurs que j'ai vu pendant mon séjour à Winnipeg. et toutes déclarent positivement que les bruits qu’on a fait courir dans l: but de me faire du tort sont complètement faux. La lettre de M. Royal est en français et se lit comme suit :
SAINT-BONIFAUE MANITOBA 80 novembre 1885,
Mon CHER SIR ADOLPHE, —J'ai reçu votre lettre dun 24 et je m’empresse d'affirmer qu'il eat faux que le banquet conservateur du 10 à Winnipeg n'ait eu lieu qu'à la suite d’une €n'revue que vons auries eue, vo18 et le ministre de l’intérieur, avec une députation, au æours de laquelle vous auriez promis que Riel serait pendu: 8i j'ai bonne mémoire, vous auriez reça votre invitation d'assister à ce diner, organisé en l'honneur de White, à Saint Paul, en route pour Winnipeg.
(Signé) J. ROYAL,
. On a prétendu äans certaines assemblées que mes propres compatriotes les Canadiens français du Manitoba avaient refusé de me recevoir ou d’avoir aucune relation avec moi, après le banquet. Voici une autre lettre que j'ai reçu de M. Royal à ce sujet :
Lorsque vous êtes vonu faire visite à Mgr Tach, en novembre daraier, je suis heureux de dire que noiseulement Sa Grandeur vous a reçu, mais Elle vous a fait visiver les institution de Saint-Boniface dans sa propre voitare, Monseigneur était avec vous, de même, lorsque avrès avoir quitté Saint-B mifacs, Sa Grandeur vous a cnnduit à Winnipeg “visiter le couvent des RR. SS. de Jésu:-Marie.
Je vousai vu à votre passage, le surintendant de l’é iucation, M. Bernier, et M. "aRivière, membre du cabinet provincial, vous accompngnaient également.
(Signé) J. ROYAL.
Ainsi ces messieurs qui m’avaient gracieusement offert l'hospitalité à Winnipeg, qui ont eu l’obligance de m’accompagner dans les différentes institutions qui rendent cette ville si intéressante, ont eu pour moi toutes ces attentions après ce fameux banquet; et j'aimerais à savoir si Ces hommes qui prennent autant d'intérêt aux affaires du Nord-Ouest qu'aucun de; agitateurs qui ont voulu soulever la province de Québec contre le g :uveri ment auraient eu pour moi toutes css attentions délicates si ma conduite avait été si repréhensible qu’on a voulu le faire croire ? Mais l’autre soir l'honorable député a a 1ssi dit que certaines dépêches avaient été adressées par moi à l'honorable premier ministre. En voici une; je ne sais pas si c’est de celle-là qu’il veut parler, mais elle a été publiée dans son propre journal et a ensuite fait le tour de la pis du pays,—je la cite telle que reproduite par le Mail. L’honorable député dit que Îe 8 novembre sir A. P. Caron télégraphia ce qui suit à sir John A.
donald :
La population est très excitée, Je crains que si nous ne laissons pas la loi suivre son ‘Cours, 11 y aura plus de trouble que nous ne nous y attendions, Jo ne peux donner aucune
preuve de cela, mais j’en sais certain,
Je puis dire à l'honorable député que je n’ai jamais envoyé une telle dépêche Cette dépêche n’a jamais été envoyée par moi à sir John A. Macdonald ou à qui que ce soit. L’honorable député s’apercevant qu'il y avait une contradiction dans le fait que ce télégramme aurait pu être en- Voyé par moi s’est repris et a dit: Non, ce n’est pas sir A. P. Caron qui l'a envoyé à sir John A. Macdonald, mais sir John A. Macdonald qui l’a ænvoyé à sir A. P. Caron. Quoiqu'il en soit, je n'ai pas attaché à cette affaire plus d'importance qu’elle n’en méritait, mais j'espère que le démenti que je lui donne aujourd’hui est assez formel pour empêcher cette rumeur de circuler dans le pays.
Maintenant je vais lire les lettres intéressantes du député de Belle- €hass? (M. Amyot) que j'ai promis de citer. Bien qu’il soit un de mes ad-
N Lery de plusieurs et toutes x but de al est en
d'affirmer suite d’une
utation, au
moire, vous ite, à Saint
YAL, 8 compa-
recevoir une autre
is heureux
visier les ec vous, de à Winnipeg
CaRivière,
)Y AL, ospitalité les diffépour moi à savoir si ord-Ouest uébec condélicates 6 croire ?
dépêches En voici elle a été at du éputé dit ‘John A.
)i suivre son iner aucune
une telle
John A.
nt qu’il y u être enaron qui Id qui Pa é à cette ue le décher cette
de Bellee mes ad-
versaires acharnés, il n'aurait pas dû pubiier, comme il l’a fait, que j'avais attaqué le 9e bataillon de Québec. Je laisse à qui que ce soit dans cette Chambre de décider si pendant ces regrettables événements du Nord- Ouest jen’ai pas profité de toutes les occasionsqui m'étaient offertes pour exprimer mon intime conviction que les deux bataillons français qui ont fait la campagne valaient aucun ds bataillons qui étaient dans le Nord- Ouest. Je demande à l'honorable député si, malgré le peu de temps à ma disposition par suite de l'encombrement des affaires qui requéraient continuellement mon attention, si je n’ai pas, lorsque je recevais une dépêche, ou er Lo chose qui put être utile à nos volontaires, que j'admirais tant pendant ces dures épreuves, saisi la première occasion d'en faire part à la Chambre et de faire leur éloge comme ils le méritaient ?
Comment aurais-je pu injurier ce bataillon que l'honorable député tient tant à défendre lorsqu'il n’est pas attaqué ? Comment cela serait-il sp en présence des lettres que j'ai reçues de lui et dans lesquelles il dit :
Merci, merci plusieurs fois pour cs que vous avez dit du 9ème bataillon,
Ceci ress-mble-t-il à une lettre adressée à un homme qui était hostile à ce bataillon? Si j loux que soit, et à just: titre, le député de Belle- Chasse, de l'honneur de son bataillon, cela ressemble.t-il à une lettre qui m'aurait été adressée si je m'étais montré injuste envers le 9ème bataillon. S'il en eut été ainsi m’aurai -il remercié? Ces lettres étaient alors très intéressantes et elles sont très utiles aujourd’hui. En voici une portant la date du 15 avril 1885 : s
Part: ut, on découvrait la ‘main amie du ministre et du département, qui me parais® salent avoir fait l’imposs ble pour remplr leur part.
Il dit encore :
Merci pour ce que vous avez dit en Chambre du 9ème butaillon. J'ai un beau bataillon. Ce sont des hommes de cœur et je les prends par {à. [Signé] G. AMYOT
M. BERGERON : C: sont des hommes d : cœur.
Sir ADOLPHE CARON : C:sont des braves, et tous les braves sont des hommes de cœur. Dans un: autre lettre du 9 mai, l'honorable député dit :
Je dois vous déclarer, et vous pouv2z le dire en mon nom, que le département de la milice a, tout le temps, fait l'impossible pour l’armée. [Signé] G. AMYOT
M. AMYOT : Je ne change rien à cela. , Sir ADOLPHE CARON : Plus loin :
Au nord du lac Sup ‘rieur, là "ncore, à chaque pas, on voit les effurts d1 département pour nous alléger la misère, ete. Du resta, en conséntant à faire le voyaga on savait qu’on n'allait pas aux n,ces L'esprit, la santé 'et le moral des troupes ici, sont excellent*, Bi je retourne au pays, j: tâchetai d rendre et faire rendre justice A coux qui, comm3 vous, fout leur po sible pour qu: les y :1ontaires reçoivent le cynfort désirable.
L’honorable député est aussi en désaccord avec ce qu'il avait coutume de dire dans son jourual et ailleurs en attaquant le général Midileton, qui commandait les troupes. ÆEh bien, dans cette même lettre qu’il m'a adressée, l'honorable député dit :
Middletn, qui n’est jimais venu à l’ouest, uspaut rien y connaître. Ilfait bien le possible et l'impossible, où il est, et mirite les plus grands éloges. C’est un ! vaillant général etj’ai pleins confiance ea lui, mais il ne peut pas tout faire seu! dans un pays vaste comme celui-ci.
I dit de plus :
Oùuimet et Strange demandent aussi des renforts, Je comprends c2 ave tout cela va “Coûter, mis à tout prix il faut vaincre, et vaincre une fois pour toutes.
Or, je ne puis voir comment il est possible que l'honorable député, qui est parti à la tête de son bataillon bien décidé à vaincre, tienne tant. aujourd'hui à défendre les gens qui nous ont causé tant d'embarras et tant de dépenses, et qui ont mis en danger la vie de nos soldats. Mais, M, l'Orateur, longtemps après que les troubles eurent cessé, il à plu à Sa Gracieuse Majesté me conférer un titre, et longtemps après le retour des troupes, l'honorable députéfa été ”’un des premiers à m'envoyer une: dépêche de félicitations— ce dont je lui suis très reconnaissant—dans laquelle il dit : ‘ Mes félicitations {ee plus cordiales de la dignité à laquelle vous avez été élevé et que vous avez si bien méritée. ”
M. AMYOT : L’honorable ministre aurait-il la bonté de donner la date de çette dépêche ? !
Sir ADOLPHE CARON : Le 19 août 1885. J’ai dit que c’était longtemps après la fin des troubles.
M. AMYOT : Ils ne sont pas encore finis.
Sir ADOLPHE CARON : Lss troubles les plus sérieux sont finis, mais je sais que les troubles que l'honorable député s'efforce de susciter et qui ne sont pas très sérieux, ne sont pas finis.
* M. AMYOT : Alors pourquoi cela vous trouble t-il à ce point ?
Sir ADOLPHE CARON : L’honorable député me rappelle, en demandant la date de ce télégramme, qu’il savait très bien que Riel était alors sous le coup d’une sentence de mort, et cependant il m'a envoyé ce téléglamme: flatteur, ce dont je lui suis très reconnaissant.
M. AMYOT : Parce que Ë Monde disait que Riel ne serait pas pendu.
Sir ADOLPHE CARON : L’honorable député sait que le premier devoir d’un soldat est de rester calme sous le feu et de ne pas s’exciter.
Eh bien, M. l’Orateur, mes amis de Québec, les principaux hommes de cette ville, se sont réunis pour me présenter une adresse de félicitations lorsque ce titre m’a été conféré, et l’un des premiers à signer cette adresse était encore l'honorable député, et naturellement il doit lavoir lu car je le counaïs trop bien pour croire qu’il voudrait signer une adresse de ce genre sans se donner,la peine de la lire. Dans cette adresse se: trouvait le paragraphe suivant :
Quelle reconnaissance le pays ne vous doit-il pas pour l’activité et le zèle que vous avez: mis dans l’accomplissement de vas devoirs importants pendant ces jours de troubles Nos soldats, dont l’héroique courage pendant la récente campagne est maintenant counu par--
tout, savent a pprécfèr à ‘sur juste valeur la promptitude avec laquelle vous avez agi, votre vigilance et votre sollicitude pour leur bien-être,
Ceci a été signé par l'honorable député. L’honorable député a affirmé en outre que j'ai attaqué les troupes. Ceci m'est plus pénible que tout ce qu'a pu dire l'honorable député, et j'en ai été très peiné dans le temps, car je ne puis, même aujourd’hui, exprimer la grande anxiété que j'ai éprouvée jour et nuit lorsque j'ai senti peser sur moi la responsabilité du bien-être des bataillons en campagne, et je-puis me rendre à me rendre à moi même la justice de dire que je crois avoir fait, avec ou sans succès, le mieux que je pouvais faire. Si quelque chose a pu laisser à désirer cela a dépendu de mon manque de compétence et non de mes intentions. J’ai fait tout ce que j'ai pu, comme l'honorable député a été ohligé de l’admettre, pour assurer à nos troupes la plus grande somme de confort possible, et pour leur épargner toutes les misères que j’ai pu leur épargner. Mais l'honorable député est allé à la frontière etil a exprimé son opinion sur les troupes qui étaient en campagne. Il a donné un avis de motion demandant de produire ses lettres et ses télégrammes, et vraiment je suis très heureux de pouvoir les produire. Mais, afin de lui
Lbarras et ts. Mais, a plu à le retour )yer une:
int—dans té à la-
onner la
ait long-
nt finis, susciter
en de- Riel était nvoyé ce:
as pendu, bmier deciter.
hommes félicitaner cette
’avoir lu
adresse resse se:
) VOUS avez:
ubles, Nos agi, votre
é a affirible que dans le iété que onsabili- | me renou sans ser à dées intenété ohlinme de | pu leur exprimé un avis et vrai-
de lui.
député, enne tant.
" Eclaireurs américains, sauvages et mé
donner un avant-goût de quelques-uns de ses télégrammes je désire en lire un ou don En voici un daté du Courant-Rapide le 25 avril 1885.
ten - Arrivés ici sains ét saufs. Trouvé général Laurie parfait soldat, mouvemen sant des onpoe de Midaloton prématuré conféquenee sors énorme, dépense Pnntle; V. rn ÿ re dy EL ee He, habitués à HADLdrE de combattre des rebelles, 2 vraient livrer les combats et attaquer. Partie de l'effectif de Middleton exposée à être mass crée. Moral des troupes excellent. Comptez sur ie 9ème,
C'est ce que j'ai fait. Maintenant voici un autre télegramme daté de Calgary, le 14 mai 4885 :
| batu e persiste à dire que cette guerre devrait être faire par des hommes com tant AR RER PS SOIBES que les rebelles. Les vorontaires sont spécialement adoptés à la protection des forts et des provisions.
Je ne sache pas que les provisions aient été en danger, et autant aque je puis en juger, les volontaires en ont eu bien soin. Mais le télégramme dit de plus :
Nos volontaires se Que massacrer, 600 éclaireurs valent 2,000 volontaires pour des combats de ce genre, Hommes pleins de courage.