‹ Discours sur la question Riel, prononcé le 17 mars 1886, à la Chambre des communes [microforme]Chapitre 7 sur 9 · WM. DIEHL · texte numérisé non relu

WM. DIEHL

ROBERT ARSMTRONG.

Déclaré individuellement devant moi dans | la ville de Prince Albert, dans les territoires du Nord Ouest, ce 28 me jour de décembre, A, D, 1886.

W. R. GUNN, Notaire public pour les t:rsitnires du Nord-Ouest.

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L'autre éclaireur qui était présent lorsque Riel à été arrêté, était absent de Prince-Albart, et sa déclaration n’a pas été obtenue, mais il a dit à plusieurs personnes que j'ai vues depuis que son opinion était en tout conforme à celle de ceux qui ont fait cette déclar:tion. Je lirai aussi un extrait d’une lettre du major Boulton,, lettre que les journaux ont publiée. En ce qui concerne l’histoire de cette campagne, aucune opinion ne fait plus autorité que celle du major Boulton :

En discutant avec Astley ia question de savoir s’il devait se rendre, Riel disait : “Il y a trois choses qui me sauveront. L’une est 14 politique, une autre c’est que j'ai assumé le caractère des prêtres, et la troisième est que les documents qui sont tous iri impliqueront le conseil plus que moi.’”’

En cette occasion, 1l désirait se rendre ettenait beaucoup à aller trouver le général en toute sécurité. Cependant, il était trop tard, et il lui a fallu se sauver le mieux qu'il a pu. Après la victoire, Astley, cependant, ne le perdit pas de vue et fit signer au général une lettre lui garantissant sa protection jusqu’à ce qu'il fut livré aux autorités civiles. Lorsqu'il eut reçu cette lettre il était très anxieux d’aller en toute sûreté se mettre entre les mains du général et se rendit à l’éclaireur Honrie.

Or, M. l’Orateur, je crois que sur ce point, la preuve est tellement convaincante queje ne vois pas comment il est possible de considérer, en présence de cette preuve, que Riel s’est rendu et qu’en conséquence il avait droit à la considération du gouvernement En comruençant les quelques remarques que j'ai cru de mon devoir d'adresser à la Chambre, j'ai eu le plaisir de féliciter l'honorable député de Québec-Est sur le discours qu'il a prononcé, et sur ce point j'ai exprimé ma sincère opinion relativement à cet honorable député. Mais je dois exprimer le regret que cette éloquence, que je lui reconnais, ait été employée à défendre une rébelhon contre le Canada. L’honorable député a accusé le gouvernement d’avoir, par sa négligence, causé la rébellion. Eh bien, M.]0Orateur, je nie formellement et entièrem=nt que cette accusation soit fondée, et je crois que tout homme impartial qui prendra la peine de lire le dossier arrivera à la conclusion que l+ gouvernement n’est pas coupa-

‘ ble de la faute qu’on lui impute. Dans le témoignage du Père André,

nous trouvons Ce qui suit :

Q. Voulez vous dire si, depuis l’srrivée de l’accusé dans le pays jusqu’au temps de la révolte, le gouvernement avait fait quelque réponse favorable aux demandes et réclamations des métis ?—R Oui. Je sais qu’ii avait acquiescé à certaines demandes concernant ceux qui n’avaient pas eu de scrips dans le Manitoba. Un télégramm:, envoyé le quatre mars dernier, accordait les scrips.

Q: Avant ce temps-là ?—R. Quant au changement de l'arpentage des lots le long de la rivière, il y eut une réponse du gouvernement disant qu’il l’accorderait, et c'était une question importante.

Q Quelle quastion restait alors à régler ?—R. Celle des patentes. Cette question aussi è été réglée en quelque sorte, car M. Dack futenvoyé, et je l’accompagnai en qu lité &’in-

erprète, e k LE Q'eile autre question restait-il ?—R, La seule question du bois, du bois de consruction.

Ceci fait voir qu’une dépêche lui fut communiquée, de même qu’elle fut aussi communiquée, à Riel et aux autres, et disant que ces questions avaient été réglées. Outre ce témoignage du Père André que je viens de LA nous trouvons encore ce qui suit dans la déposition de Charles

olin :

Q: Ces conditions ont-elles été acceptées par l’accus5 ?-R. Oui. Lejour suivant je reçus de Macdonald une rèponse à un télégramme ; le télégramme disait que le gouverneat ras faire j 1stice Aux droits des métis, mais ne faisait aucune mention de l’indemnité

Q. Avez-vous montré cette réponse à Riel ?—R. J'ai montré le diman‘he suivant la réponse que j’ai reçue.

Q, En quel mois était-ce ?—R, En février,

Q. Au commencement du mois ?—R. Oui.

Q: Que dit l'accusé ?—R, Il répondit q'e les Anglais volaient depuis 400 ans, qu'il était temps d’y mttre nn terme, que cela avait duré assez longtemps.

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