‹ Discours sur la question Riel, prononcé le 17 mars 1886, à la Chambre des communes [microforme]Chapitre 9 sur 9 · EXTRAITS DU RAPPORT DU PROCÈS DE LOUIS RIEL · texte numérisé non relu

EXTRAITS DU RAPPORT DU PROCÈS DE LOUIS RIEL

AUX METIS, AUX SAUVAGES, AUX METIS ET AUX SAUVAGES Di FORT BATAILLE ET DES ENVIRONS.

Chers frères et chers parents, — Depuis que nous avons écrit, il s’est assé des chuses importantes. La pulice est venue nous attaquer. Nous ’avons rencontrée et Dieu nous a donné victoire. Trente Mêtus et cinq

sauvages ont soutenu le combat contre 120 hommes, et après 35 ou 40 minutes ils ont pris la fuite. Bénissez Dieu’ avec nous du succès qu'il a eu la charité de nous accorder. Soulevez-vous, faites face à l'ennemi et si vous le pouvez. prenez le fort B taille, détruisez-le, sauvez toutes les marchandises et les provisions et venez nous trouver. Le nombre que vous êtes peut vous permettre de nous envoyer un , détachement de quarante à cinquante hommes. , Tout ce que vous ferez faites-le pour l'amour du bon Dieu, sous la protection de Jésus-Christ, de la Sainte Vierge, de Saint Joseph de Saint Jean Baptiste, et soyez certain que la foi fait des prodiges.

Lours Davin Riez, Exovede.

Chers parents et amis, —-Nous vous conseillons de faire attention, tenez vous prêts à tout. Prenez avec vous les'sauvages, ramassez-les de tous côtés. Prenez toutes les munitions que vous pourrez, en quelques magasins que ce soit Murmurez, grondez, menacez, soulev:z les sauvages, mettez, avant tout, La police du fort Pittet du fort Bataille dans Pimpossibilité.

A NOS FRERES LES METIS ANGLAIS ET FRANCAIS DU LAC QU’APPELLE ET DES EUVIRONS.

Bien chers parents et amis.—Si vous n'avez pas encore appris, nous vous apprendrons queiles sont les raisons qui nous portent à prendre les armes. Vous savez que de temps immémorial, nos pères.ont défendu au péril de leur vie ce pays qui était le leur et qui est le nôtre. Le gouvernement d'Ottawa s’est emparé de notre patrie, voila quinze ans qu'ils se moquent de nos droits et qu’ils offensent le bon Dieu en nous accablant de mille et mille injustices. Les employés font toutes sortes de crimes. Les gens de la police montée scandalisent tout le monde par leurs mauvais discours et leurs mauvaises actions.

Ils sont tellement corrompus que nos femmes et nos filles ne se trouvent plus en sûreté dans leur voisinage. Les lois d’honnêteté ne sont plus pour eux que des sujets de railleries. O mes frères et mes amis tout nous invite à avoir confiance en Dieu, mais aujourd’uui que le mal est rendu à son comble, nous avons un besoin particulier de nous recommander à Notre Seigneur. Peut-être verrez-vous les choses du même œil que nous. On nous vole notre pays, et ensuite on le gouverne tellement mal que si nous laissons faire il nous sera bientôt impossible d’être sauvés. Les Métis anglais de la Saskatchewan sont avec nous franche: ment. Les sauvages nous arrivent et nous rejoingnent de tous côtés. Achetez toutes les munitions que vous pourrez. Allez vous en procurer,

s'il le faut, de l'autre côté des 'enez vous prêts. N'éco les offres que le gouvernement d'Ottawa va vouloir vous faire, ces offres sont des offres de voleur. Ne signez pas ni päpiers ni pétitions, fiez-vous sur le bon Dieu. |

Les Métis français, membres du gouvernement provisoiré de la Saskatchewan, se sont séparés de l'Eglise de Rome, et la grande masse du peuple en a fait autant. [ai AUS fs mel

Si nos prôtres onsentaient à nous aider. Jusqu'à co jour nos prêtres ont refusé d'abandonner ROme.

Ils désirent nous gouverner dans un sens opposé à nos intérêts, et ils désirent continuer, à nous gouverner selon les ordres. de. Léon XIII. Chers frères en Jésus-Christ, pour l'amourde Dieu, venez à notre aide, afin que nos efforts contre Rome soient couraunés de succès, et en Hit nous ferons tout en notre pouvoir pous assurer. nos droits poli ques. AR RARE NRA UE ur

Chers parents.— Nous avons le plaisir de vous annoncer que le 26 du mois dernier, Dieu nous a donné une victoire sur la police montée.

Trente cinq Métis et quelques cinq à six sauvages (Cris, :ont rencon tré cent vingt hommes de police et volontaires.

Grâce à Dieu, mous les avons défaits. Vous-mêmes, chers parents, soyez courageux. Faites ce que vous pourrez. Sice n’est pas fait, emparez vous des magasins, des provisions et des munitions. Et sans délai Met ici en aussi grand nombre que possible. Envoyez-nous des nouvelles.

Louis ‘ Davip ” RïEL.

Exovede

Moise Ouellette Damase Carrière.

J. Baptiste Boucher. Emmanuel Champagne.

Donald Ross. Pierre Heney.

Baptiste Parenteau. Pierre Gariépy.

Maxime Lépine. Albert Monkman.

Charles Trottier. Ambroise Jobin.

La police montéese prépare à une attaque, elle se rassemble en force, aucun délai ne devrait avoir lieu: Venez nous renforcer

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