CXVIII DISCOURS
En effet, les figures de ces zodiaques sont-elles les constellations, les vrais groupes d'étoiles qui portent aujourd’hui les mêmes noms, ou simplement ce que les astronomes appellent des signes, c’est-àdire, des divisions du zodiaque, partant de l’un des colures, quelque place que ce colure occupe?
Le point où l’on a partagé ces zodiaques en deux bandes est-il nécessairement celui d’un solstice ?
La division du côté de l'entrée est-elle nécessairement celle du solstice d'été ? |
En général, cette division indique-t-elle un phénomène dépendant de la précession des équinoxes?
Ne se rapporteroit-elle pas à quelque époque dont la rotation seroit moindre ; par exemple, au moment de l’année tropique où commençoit telle ou telle des années sacrées des Egyptiens, lesquelles étant plus courtes que la véritable année tropique de près de 6 heures, faisoient le tour du zodiaque en 1508 ans?
Enfin, quelque sens qu'on lui donne, a-t-on voulu marquer par cette division le temps où le zodiaque a été sculpté, ou celui où le temple a été construit? N’a-t-on pas eu l’idée de rappeler un état antérieur du ciel, à quelque époque intéressante pour la religion, soit qu'on l'ait observé, ou qu’on l'ait conclu par un calcul rétrograde ?
D'après le seul énoncé de pareilles questions, on doit sentir tout ce qu’elles ont de compliqué, et combien Îa solution quelconque que l’on adopteroit seroit sujette à controverse, et peu susceptible de servir elle-même de preuve solide à la solution d’un autre problème tel que l’antiquité de la nation égyptienne. Aussi peut-on dire qu'il existe à ce sujet autant d'opinions que d’auteurs.
Le savant astronome M. Burkard, d’après un premier aperçu, jugea
qu’à Dendéra le solstice estdans le lion; par conséquent de deux signes