‹ Discours sur la théorie de la terreChapitre 67 sur 86 · CXXVI DISCOURS · texte numérisé non relu

CXXVI DISCOURS

lequel commençoit alors l’année sacrée en étoit un assez bon moyen. On comprendroit ainsi qu'il se seroit écoulé de 120 à 150 ans entre le temple d’Esné et celui de Dendéra.

Mais, dans cette hypothèse, il resteroit à savoir dans laquelle des grandes années ces constructions auroient eu lieu ; ou celle qui à fini en 138 après, ou celle qui a finien 1322 avant J.-C.,ou quelque autre.

Feu Visconti, premier auteur de cette hypothèse, prenant l’année sacrée dont le commencement répondoit au signe du lion , et jugeant d’après la ressemblance des signes, qu’ils avoient été représentés à une époque où les opinions des Grecs n’étoient pas étrangères à l'Egypte, ne pouvoit choisir que la fin de la dernière grande année, ou l’espace écoulé entre lan 12 et l’an 138 après dues Christ (1), ce qui lui semble s'accorder avec l'inscription grecque qu'il ne connoiïssoit pas bien encore, mais oùil avoit oui dire qu’il étoit question d’un César.

M. de Paravey vient de considérer ces zodiaques sous un point de vue nouveau, qui pourroit embrasser à la fois et la révolution des équinoxes et celle de la grande année. Supposant que le planisphère circulaire de Dendéra a dû être orienté, et que Faxe du nord au sud est la ligne des solstices, 1l voit le solstice d’été au second des gémeaux, celui d'hiver à la croupe du sagittaire, la ligne des équinoxes passeroit par les poissons et la vierge, ce qui lui donne pour date le premier siècle de notre ère.

D’après cette manière de voir la division du zodiaque du portique ne pouvoit plus se rapporter aux colures, et il falloit chercher ailleurs la marque du solstice. M. de Paravey ayant remarqué qu’il y a, entre tous les signes, des figures de femmes qui portent une étoile sur la tête et qui marchent dans le même sens, et obser-

vant que celle qui vient après les gémeaux est seule tournée en sens

(1) Traduction d’Hérodote, par Larcher, t. IT, p. 570.

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