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+ Messieurs, la lutte intellectuelle, qui se fait aujourd'hui dans le monde, est entre ces deux ordres d'idées et doit avoir pour résultat d’abêtir l'homme ou de le diviniser.
- Nous l'avons vu ; les partisans de la doctrine que nous combattons travaillent bon gré, mal gré, à l’abrutisse ment de ceux auxquels ils s'adressent.
! bien, nous qui voulons que l'homme atteigne la fin sublime pour laquelle il a été créé, nous devons
nous faire un devoir de les combattre
déclamation. La raison, la vérité, la science, c'est à nous. Aussi répétant | la parole célèbre de M. de Montalem- | bert je vous dirai : Fils des croisés, ne reculez pas devant les fils de Voltaire ; soyez fermes dans vos principes, affirmez les hardiment et vous verrez bientôt trembler devant vous les insuiteurs de vos croyances catho- | liques.
Préservons de leurs doctrines si pernicieuses notre société canadienne, si belle dans ses origines et ses développements. Sa gloire propre et distinc tive, ce n’est pas celle du commerce, de l’industrie, de l’art militaire, quoi- | que celle-ci ne lui soit pas étrangère.
La gloire de notre patrie, c’est l’héroïsme de ses colons, les saints et les saintes de ses premiers temps, le caractère religieux et moral de ses habitants, ses magnifiques institutions d'éducation et de charité, son dévoue.
| ment à toute noble cause, ses zouaves, | qui avant même d’avoir combattu ont | donné à son nom un si honorable re-
tentissement.
Sa gloire, elle la doit à la religiou.
Otez le catholicisme du Canada : iln’y a plus rien qui le distingue ; ce n’est plus qu’une colonie plus ou moins importante, mais enfin qui n’a rien qui lui donne un caractère national.
| Nous ne sommes un pe ple spécial | que par l'empreinte du catholicisme si fortement gravée dans notre histoire, nos institutions, notre littérature, nos mœurs. C’est ce que la religion a fait parmi nous elfa fait de nous, qui attire l'admiration des étrangers qui nous visitent. Conservons cette gloire, en maintenant la pureté de notre foi et par conséquent en repous- | sant avec énergie tout ce qui peut y
de tout notre pouvoir. Ne les redou- | Porter atteinte.
! tOns jas. S'ils parlent par ignorance, ‘parun manque de rectitude d'esprit, ds sont plus à plaindre qu'à craindre.
Joutefois redressons leurs erreurs pour leur avantage et celui des autres,
Opposons à leur témérité:. une. réphi.
énergique. Ils n’qnt pour, squteleur audace qu'un. ifiphissante
ls agissent sachant ce.àu'ils ‘foùt.*
Messieurs, laissez-moi exprimer, en | finissant, une idée qui a sans doute |oceupé vos esprits, mais que je suis | heuréux : de: manifester dans ce mo- 1177 11. SM ECS LE . dé jelte.hes
yeux. sur les pays qui
ss. L e ‘ .
portent aujourd'hui le nom de catloliques sur la terre européenne.
vois sans doute la foi glorieuse encore dans ces contrées, par l'empire qu’elle
Je suis de ceux qui croient à une
J'y | réaction plus ou moins générale de la
société en faveur de la foi, qui a fait sule la civilisation du monde. J’espè.
exerce sur une grande partie des popu- | re le règne de la croix sur les nations ; lations. Toutefois dans chacune d’elles |
jai à déplorer les ravages de l’incrédu-
ité dans les esprits et dans les cœurs; |
l'Eglis est blessée dans ses droits les plus chers; de hideux blasphèmes y font frémir les oreilles chrétiennes, et de nombreuses traces de cette dégradation intellectuelle et morale, qui est l'effet des doctrine irréligieuses, y affligent les regards ; et si deux héroiques nations: la noble Erin et la patrie de Sobiesky, ont la gloire d’une foi ierme jusqu'au martyre, elles ont eu à subir les suites de la persécution, funestes sous plusieurs rapports.
Je porte en suite mon attention sur les pays catholiques du Nouveau- Monde, sur l'Amérique Espagnole ; si la foi y domine les esprits, je ne sais si l'on pourrait dire qu'elle y exerce un empire moral qui rende sans tache la gloire de sa population.
Mais il est un pays au monde, où la foi s'est conservée dans toute sa vigueur, où elle anime toutes lesc!ässes de la société ; où les institutions dues
à son esprit prennent chaque jour un!
plus large développement: où les mœurs de tout le peuple sont en harmonie avec ses croyances : où le nom du Sauveur des hommes n’a point recu de blasphèmes publics; où la force de l'opinion catholique met un frein à ceux qui seraient portés à une attaque directe et avouée contre la foi générale. Oui, il est un peuple au inonde qui présente ce spectacle, et ce peuple, c’est nous. Oh! c’est une gloire dont nous devons être heureux, elle est grande devant Dieu et devant
les hommes. Qui de nous n’est prêt.
en ce fnoment, à jurer de la conserver |
par tous les efforts possibles ?
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je l’attends d’une intervention extraor:
dinaire fe la Provideuce, dont les signes me semblent éclater partout.
Portant mes regards sur un avenir qui ne me parait pas lointain, je vois les divers peuples, ramenés à l'unité catholique, venir rendre à lEglise l'hommage de leur soumission ; mais aux chants d’allégresse de leur retour ils mêlent les larmes du repentir pour leurs égarements passés.Et nous pleins d’une joie dont rien n’altère la pureté, nous disons glorieusement avec S$.
Paul: « Bonum certamen certavi, fidem servavi » [2 Tim. 2.7.] Nous avons combattu le bon combat, et victorieux, nous avons conservé la foi dans ses dogmes et sa morale. Et comme le mème Apôtre nous sollicitons la ré.
comperse, qui sera pour nous l’augmentation de la gloire et du bonheur que la religion à donné à notre patrie.
Est-ce un rêve ?...... Non les sen.
timents religieux qui dominent dans notre société, et dont nos compatriotes les plus distingués se font gloire de faire profession ; la vivacité de la foi et l’ardeur du zèle de la jeunesse catholique de notre pays, dont ici et ail.
leurs, on voit une expression digne de toute iuange ; le talent et le dévouement que presque tous les journaux mettent au service de l'Eglise quand les circonstances le requièrent ; et qu’on me permette d'ajouter, les applaudissements donnés, non à mes humbles paroles, mais aux doctrines que j'ai soutenues ; tout cela me fail croire que la douce espérauce, dont je viens d'offrir l'expression, sera, pour une génération plus ou moius pro chaine, une glorieuse rêalité.