EN LUI ADRESSANT MON MANUSCRIT
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Le travail qu'on a l'honneur de soumettre cette année à la bienveillante appréciation de l'Académie de Montauban n'est pas nouveau; il est ^ dans son ensemble^ le même que celui qui lui fut adressé en 1854, et dont la dernière partie , arrivant après l'époque fixée , ne put être admise à concourir.
Une légère modification a été faite à l'épigraphe et elle était de toute justice. D'une part , l'auteur avait à s'acquitter avec l'armée pour des sourvenirs soutenus dont il est pénétré; et pendant qu'on laissait Guibert sans classement dans les revues littéraires , l'armée n'avait jamais manqué., avant 1789 et depuis., de le mettre en première ligne., et à la tête des écrivains de la régénération de la tactique au dix-huitième siècle.
A ce sujet., l'auteur encourra peut-être un double reproche.
Pour les MTis, il se sera trop étendu sur la partie tactique; pour les autres., il aura donné une trop grande extension à la partie littéraire. Quoiqu'il en soit., Vauteur passera aisément sur €/<, blâme personnel., désirant., axiant toute chose , que la vérité sur Guibert se fasse jour pour toutes les classes de lecteurs.
Un autre blâme pourra aussi lui être adressé : celui d'avoir donné pltts d'extension à son œuvre première. Ce résultat est la conséquence naturelle d'une étude plus approfondie; et .,'du reste., comment être concis., sur un sujrf aussi spécial ^ saris la juste crainte d'être obscur et incomjtris? Et comment être bref sur l'homme qui , personnifiant le plus complètement la'rénovalùm