VI A L ACADEMIE DE MONTAUBAN
militaire en France , fut en même temps le type des salons élégants de Paris , et l'expression littéraire la plus considérable, peut-être, de la jeunesse patricienne et de cour, marchant résolument à la sape des abus invétérés , au risqua de se supprimer elle-même.
Le moyen d'être court sur l'écrivain qui , indépendamment de tous les écrits qui sont sortis de sa plume , à l'occasion des événements auxquels il a été mêlé , lègue à sa patrie :
Quatre traités : 1" l'Essai général de tactique; — 2° la défense du système de guerre moderne ; — 3o un fragment considérable de l'histoire de la constitution militaire de France , préface et introduction; — 4° de la force publique considérée dans tous ses rapports en 1 790.
Trois TRAGÉDIES : l» /e Connétable de Bourbon; — 2» les Gracques ;
— 3» Anne de Boleyn; — plus , des poésies fugitives.
Cinq éloges : 1" celui de Catinat ; — 2° du chancelier de L'Hôpital ; — 3» de Thcnnas; — 4" du grand Frédéric ; — 5» d'Eliza (W^^ de L'EspinasseJ;
— plus , un^ invitation à la nation frartçaise sur l'année séculaire de la mort de Turenne.
Deux voyages : 1» celui d'Allemagne; — 2° le voyage en France et en Suisse.
Enfin, QUATRE mémoires importants : 1" Rapport au conseil de la guerre; — 2o Mémoire au public et à l'armée sur les opérations du conseil de la guerre ;
— 30 projet de discours d'un citoyen ava> trois ordres, de l'Assemblée du Berry ;^ — 4° Lettre à l'Assemblée nationale, sous le pseudonyme deVabbé Raynal.
Or, l'Académie de Montauban ayant demandé un discours sur la vie et sur les écrits de Guibert, en présence d'une telle abondance de matières , on a senti la nécessité de scinder ce travail par des divisions commodes au lecteur.
Puisse l'auteur de ce modeste essai avoir dignement répondu à sa noble initiative.
Toulouse, 27 mars 1855.