LE 2 MAI
L'orateur soumet un message du Lieutenant-Gouverneur, accompagnant le budget.
L'hon. M. Robertson se lève au milieu des applaudissements et, en proposant que la Chambre se forme en comité des subsides, dit :
M. L'ORATEUR,—J'ai l'honneur de proposer que vous laissiez le fauteuil et que la Chambre se forme en comité des subsides.
En faisant cette motion, je sais que la Chambre et le pays s’attendent que je vais donner des explications complètes sur la manière dont les subsides votés pour le dernier exercice ont été employés, sur la manière dont seront dépensés les subsides que nous demandons présentement, ainsi que sur les sources de revenus d'où nous espérons tirer ces subsides, et tous les renseignements qu'il m'est possible de fournir sur la position financière de la province. Je vais m'efforcer de donner ces renseignements à l& Chambre, et
e suis sûr que les honorables députés se montreront indul-
gents quant à la manière dont je vais m’acquitter de cette tache qui, c’est passé en proverbe, est difficile à remplir d'une manière intéressante. Ln faisant cet exposé de la situation, je désire qu’il soit bien compris qu’en traitant les questions que je vais aborder, je n’ai pas en vue de trouver quelqu'un en faute, non plus que de jeter du blâme sur les gouvernements qui nous ont précédés, Je vais exposer la situation telle que je la trouve, franchement, ouvertement et de facon à ce que chacun des honorables membres de cette Chambre puisse la comprendre. Il se peut que les législatures et les gouvernements précédents aient chacun leur part de responsabilité dans l’appropriation et la dépense qui ont été faites des deniers publics; mais il ne servirait à rien de se récriminer contre la manière dont nos finances ont été administrées, par un parti ou par un autre, ou d’insinuer qu’un parti est en faute et que l’autre ne l’est pas.