‹ Discours sur le budget [microforme]Chapitre 2 sur 38 · UE DEVOIR DU MOMENT · texte numérisé non relu

UE DEVOIR DU MOMENT

La question, M. l’Orateur, qui doit attirer notre sérieuse attention, à nous tous, n’est pas tant de savoir comment nous sommes arrivés aux difficultés qui nous embarrassent actuellement, que de trouver les meilleurs moyens à employer pour refaire notre position et pour ramener nos dépenses annuelles au chiffre de notre revenu ordinaire, au moins, et pourvoir à l'extinction graduelle de la dette de la province. Ilest impossible de nier le fait que depuis plusieurs années notre revenu ordinaire, à part le revenu extraordinaire sur lequel nous ne comptions pas et, je pourrais ajouter, même avec ce revenu sur lequel nous ne comptions pas, n'a pas suffi à couvrir les dépenses encourues. Il y a eu chaque année, depuis plusieurs années, des déficits plus ou moins forts, selon la manière dont on a manipulé les chiffres ; mais il est hors de conteste qu'il y a eu des déficits variant de $300,000 à 8500,000 par année,

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Il est impossible de permettre qu'un pareil état de choses continue plus longtemps, à moins que nous soyons déterminés à rester dans des embarras perpétuels et devant aboutir pratiquement à l'insolvabilité, à une date peu éloignée. Prendre une pareille détermination, ce serait ruiner notre crédit dans le pays ct à l'étranger, couvrir de déshonneur notre province et tous ceux qui sont concernés dans l'administration de nos affaires publiques. Sur ce point, il y a unanimité d'opinions dans cette Chambre et dans le pays. Aucun homme, même celui qui se prétendrait désireux de voir la province prospérer, n'oserait recommander une dépense au delà de nos recettes ou la continuation d’un système comportant de forts déficits annuels, comme nous en avons eu jusqu'à ce jour. Nous pouvons donc conclure avec confiance, je cruis, que nous sommes tous convaincus que pour ce qui regarde les finances, il doit être mis un terme à l'ancien état de choses, qu'il faut opérer des changements radicaux dans l’emploi des deniers publics et qu'il faut trouver quelque moyen de rétablir le bon ordre dans nos finances. (Ecoutez! écoutez!)

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