‹ Discours sur le budget [microforme]Chapitre 22 sur 38 · INSTRUCTION PUBLIQUE · texte numérisé non relu

INSTRUCTION PUBLIQUE

Cet item comprend non seulement l'instruction supérieure et les écoles communes, mais aussi les services s’y rattachant, tels que les écoles normales, le traitement des inspecteurs d'écoles, les écoles pour les sourds-muets, les institutions scientifiques et littéraires, la publication des, revues légales, les arts et métiers, etc., etc. Le montant dépensé pour ces services en 1882-83 s’est élevé à $379,417 ; le crédit voté pour l'exercice courant est de $376,980, et celui que nous demandons à la Chambre de voter pour le prochain exercice est de $358,985, ce qui fait une réduction de $20,432 sur le montant dépensé en 1882-83, et de $17,- 995 sur le montant voté l'année dernière. Pour ce qui regarde le crédit pour les écoles communes, je ne l'ai pas

bide réduit. Ce service est un des derniers sur lesquels nous al, il devons opérer des retranchements. Nous devons autant rions que possible procurer aux jeunes gens de la province les utres N moyens d'acquérir au moins les éléments de l'instruction, inici- principalement aux enfants des citoyens les plus pauvres, de la + et franchement il me ferait peine de retrancher une somme vince quelconque sur le crédit ordinairement voté pour l’entreo dé. tien et le soutien de nos écoles communes, et je suis sûr sé de È que sur ce point la Chambre et le pays sont de mon avis. | (Applaudissements) 7 Cependant, prenant en considération l’état de nos finanris sé : ces, j'ai retranché sur le crédit ordinairement voté aux en institutions scientifiques et littéraires, crédit que j'aurais | avec plaisir porté au même chiffre, s’il n’était pas néces- : a saire de réduire nos dé penses pour les équilibrer avec nos bon recettes. Ces institutions ont été subventionnées depuis an longtemps; par leur caractère même, elles devraient être ne en état de se maintenir d’elles-mêmes, ec en attendant que } ie nos finances soient dans un êrat plus florissant, j'ai pensé que le retranchement opéré sur les dépenses pour ces institutions serait moins dommageable que sur d’autres objets pour lesquels la législature a jusqu’à présent voté des créapéri- dits qui doivent être continués, au moins en partie. Ilya s Sy certaines subventions pour la construction de maisons d'ét des ducation qui ont été promises et sur la foi desquelles on a s, les fait des contrats. Je ne me suis pas cru justifiable de les des, discontinuer. Cependant, ces subventions seront payées ntant dans une année ou deux, et j'espère qu'il n’en sera pas de- 417 ; mandé d’autres pour d’autres institutions. 80, et É.

ur le AGRICULTURE, IMMIGRATION, REPATRIEMENT ET COLONISAction » : TION - #17, Je sais, M. l'Orateur, que ces dépenses sont délicates de i Le leur nature et comme je connais le sentiment de la Chambre

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particulièrement pour ce qui regarde l’agriculture et la co. lonisation, et prenant en considération la position financière de la province, je dois avouer que j'ai éprouvé quelque difficulté à prendre une détermination relativement au montant à porter au budget pour ces deux services. Je sais fort bien l'importance que les honorables membres de cette Chambre attachent à l'avancement de l'agriculture et de la colonisation; d’un autre côté les fortes sommes que nous dépensons pour les chemins de fer, qui sont les meilleurs chemins de colonisation, se sont imposées à mon esprit ; mais, finalement, il a été décidé de porter le même montant que l’année dernière au budget, pour l’agriculture et la colonisation, bien que, je dois le dire, je trouve que c’est plus que nous pouvons faire sans gêner le trésor, et j'espère que les honorables députés seront disposés à relrancher sur les autres services, afin de ne pas excéder notre revenu pour le prochain exercice.

Je me rappelle très bien que, il y a plusieurs années, lorsque j'ai soumis à la Chambre la politique du gouvernement au sujet des chemins de fer, j'ai expliqué que si nous décidions de dépenser un aussi fort montant pour les chemins de fer, les honorables députés devaient comprendre qu'il faudrait nécessairement diminuer les dépenses pour l’agriculture et la colonisation, vu que la province ne pourrait pas servir les intérêts sur une dette aussi forte et continuer à dépenser des sommes aussi considérables qu’auparavant pour les services importants de l’agriculture et de la colonisation. À cette époque, la question a été parfaitement comprise, et le sentiment général était qu’il fallait encourager quand même la construction des chemins de fer, vu que c'était une des questions les plus urgentes et les plus importantes, si nous voulions marcher de pair avec les autres provinces dans la voie du progrès et faire notre part

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dans le développement de la prospérité de la Confédération. (Ecoutez! écoutez!)

Il m'aurait fait beaucoup plaisir de pouvoir augmenter le crédit pour la colonisation; mais mon premier devoir est de diminuer les dépenses pour les faire correspondre au chiffre de nos recettes, puis de faire ces réductions de manière à causer ie moins de tort possible au service public, et en cela j'ai agi au meilleur de mon jugement, puis j'espère que les honorables députés et le pays approuveront ce que j'ai fait.

Relativement au crédit pour les sociétés d'agriculture, je suis depuis longtemps d’avis que l'argent dépensé par ces sociétés ne produit pas les résultats que nous aurions droit d'attendre, et je suis convaincu que nous pourrions modifier la loi de manière à faire plus de bien aux cultivateurs qu'en continuant le présent système des petites expositions. Cependant le gouvernement n’a pas eu le temps de préparer pour cette session un système nouveau assez müri pour le soumettre à la Chambre. Il faut attendre une autre occasion. Si les sociétés n'avaient pas déjà fait leurs souscriptions annuelles, j'aurais proposé de réduire le montant ordinaire, et je suis convaincu qu'on peut introduire dans les lois relatives à l’agriculture des modifications qui produiraient de beaucoup meilleurs résultats que ceux que nous obtenons avec le système actuellement en vigueur. La réduction faite dans ce crédit, à part les allocations pour les sociétés d'agriculture et les chemins de colonisation, qui restent au chiffre de l’année dernière, est comme suit : montant payé en 1882-83, $176,160.72; montant voté pour l’exercice courant, $190,450; crédit demandé pour le prochain exercice, $162,100, ce qui fera, d’après le chiffre du crédit demandé,une somme de $14,060.72 moindre que celle qui a été dépensée l’année dernière, 1882-88, et de $28,350 moindre que le crédit voté pour l'exercice courant,

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