LES REVENUS NE PEUVENT PAS ÊTRE AUGMENTÉS
Cette proposition, je pense, s'impose à l'esprit de tous comme saine et judicieuse. Quant à l'augmentation du revenu, il doit être évident à quiconque est au courant de notre position financière que, à part le montant recevable du gouvernement du Canada, il serait excessivement difficile d'augmenter la recette provenant des sources ordinaires de revenu sur lesquelles nous avons compté jusqu'à présent. Nous ne pouvons pas nous attendre qu’à l'avenir le revenu des terres de la Couronne atteigne un chiffre aussi élevé que celui auquel il est arrivé en 1882-83; au contraire, ce revenu devra, par la force des choses, diminuer graduellement à mesure que nos forêts seront dépouillées des bois précieux qu'elles renferment. Le revenn prove-
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nant des timbres judiciaires n’augmentera pas ; de fait, il est actuellement aussi élevé qu'il doit être, raisonnablement, et beaucoup sont d'avis que cette taxe devrait être diminuée. Le statut passé à la dernière session du parlement fédéral réduira d’une manière sensible le revenu provenant des licences. Si ce statut est déclaré constitutionnel, et si le droit qu'il confère aux cités de limiter le nombre des licences, est mis en pratique, le seul recours que nous avons, c'est d'augmenter le tarif des licences. S'il est accordé un monopole aux débitants de liqueurs, ils doivent payer pour ce privilège un peu dans la proportion de la réduction faite dans le nombre de ceux auxquels il est accordé des licences pour la vente des liqueurs. Celaest de toute justice et sera accepté avec plaisir. Nos autres sources de revenu sont peu nombreuses, elles sont exposées à des fluctuations, et l'on ne pourrait raisonnablement augmenter le revenu provenant de ces sources. Telle est la situation, pour ce qui regarde les revenus généraux que nous avons prélevés jusqu'à ce jour.