‹ Discours sur le budget [microforme]Chapitre 6 sur 38 · RÉDUCTION DES DÉPENSES · texte numérisé non relu

RÉDUCTION DES DÉPENSES

Mais, M. l'Orateur, il est, pour équilibrer nos dépenses et nos revenus, un autre moyen que celui de taxer le peuple, un moyen qui, à mon humble avis, est une “ manière préférable.” et ce moyen, il consisterait à réduire considérablement la dépense annuelle pour les différents services que le gouvernement est chargé d'administrer. D'abord, il faut que les affaires publiques soient administrées et, s’il est certains services et certaines dépenses que nous ne saurions réduire sans nuire à notre crédit et sans commettre d’injustices à l'égard de tierces personnes et du public en général, il est cependant des retranchements qui devraient être faits— sans nuire au service public du pays—dans presque tous les départements de l'administration. On devrait retrancher chaque item qui n’est pas requis dans l'intérêt public et mettre les choses sur une base d’affaires. (Applaudissements) Je ne vois pas pourquoi nos départements ne seraient pas administrés comme le serait un grand établissement de commerce, pourquoi les dépenses ne seraient pas surveillées avec soin et pour 1oi nous ne prendrions pas, autant que le fait une maison commerciale, le soin de faire entrer nos recettes.

Telle est donc notre position. Nous housaccordons tous à dire qu’il faut ou mettre fin aux fortes dépenses que nous avons faites dans le passé ou imposer de nouvelles charges au peuple. Je nesaurais concevoir, pour un instant, qu'un membre de cette Chambre fût prêt à se déclarer favorable

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