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à la continuation du système que nous avous suivi jusqu'à ce jour, système qui aurait pour résultat des déficits annuels, dans les finances de la province, et la question se présente naturellement de savoir quelle est la meilleure ligne de conduite à suivre, c'est-à-dire, est-ce d'augmenter les contributions furnies par le peuple, ou bien est-ce de diminuer considérablement les dépenses ?
Avant d'entrer dans l'examen de cette question, je vais donner un résumé succinct des recettes et des paiements pour l'exercice expiré le 30 juin Aernier. 11 me serait inutile d'entrer dans les détails, «4 1i se trouvent ‘ans les Comyrtes Publics actuellement entre les mains des honorables députés; mais un court résumé faciliter: aux députés l'examen de ces comptes et sera utile au public en général. J'ai fait préparé un résumé des recettes provenant de toutes sources ainsi que des paiements pour le dernier exercice, (Ce résumé, je pense, distingue, autant qu'il est possible de le faire, les recettes et les paiements ordinaires, des recettes et des paiements extraordinaires. Les recettes et les dépenses ordinaires accusent evidemment un déficit de près de $300.- 000, en prenant le point de vue le plus favorable, et le seul moyen de savoir comment nous progressons d'année en année n’est pas de faire entrer les produits des emprunts et les autres recettes extraordinaires dans le revenu ordinaire, ni, d’un autre côté, de faire entrer des dépenses extraordinaires dans les paiements ordinaires pour juger si nous payons ce que nous dépensons ou si nous nous arriérons dans nos affaires, c'est-à-dire si nous payons les dépenses ordinaires du service public à même les revenus ordinaires du
pays.
Il y a certains chefs de dépense, en dehors du contrôle de la législature ou du gouvernement, auxquels il faut faire honneur quand même. Tels sont le service des intérêts et du fonds d'amortissement de la dette publique, l'entretien
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des aliénés, certaines dépenses se rattachant à la législation, à l'administration de la justice, à l'instruction publique, etc. ; mais pour ce qui regarde ces objets, en partie, et pour beaucoup d’autres services, la dépense peut être contrôlée jusqu'à un certain point et c’est sur ces chefs de dépense que j'attire l'attention de la Chambre ct au sujet desquels je compte sur le bon sens, le jugement et le patriotisme des honorables députés pour croire qu’ils donneront leurs concours au gouvernement.
Cependant, permettez-moi d'abord de donner un état bref et approximatif de
L'ACTIF ET DU PASSIF de la province le 81 décembre 1833.