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la que ces messieurs de l'opposition nous témoignent eux-mêmes tant d’hostilité, 1
Quand nous avons adopté, M. l'O.
rateur, le tarif quiest en vigueur dei nous ne donnions cours ni à des caprices ni à de simples théories.
soins de toutes les classes de notre po- Ce tarif avait été imaginé, tout d’abord, Pour augmenter nos revenus, Puis incidemment, Pour protéger nos produits contre l’envahissement des
rondre nes lois des Mèdes et des Perses. Mon honorable ami le
refusé de se prêter à ces sollicitations.
jourd’hui nous précurseurs d’un j est
Pouvoir tenir tête
La Protection Adéquate.
Ce qu'elle signifie.
Mon honorable ami le ministre des Finances à déclaré que cos réformes sont moins rac'cales qu’il les désirait et il a indiqué à voie qu’il entend sui- Le leader do la gauche veut ausei apporter des modificai if, Mais des modifications tout autres, 1] € Propose pas de Je Corriger mais de’ le bouleverser. Cela
sept ans ; ! Il est toujours aisé d détruire, mais difficile d’édifier de no:
Que propose mon honorab],
tion adéquate, D’après Jui ces mots signifient une
une protection à Ja ressemblance de celle qui règne dans Je Pays voisin.
C’est ce que j'ai constaté dans les pa-
ques années, ti Conservateur, le attitré de ce Parti n’est
plus ni je “Mail”, de Toronto, ni le Spectator’’ d'Hamilton, ni Je “World”, de Toronto, Mais hien Je “Star”, du Montréal, qui ressemble à
l’agnezu de Jacob devant lecuel tous les autres devaient s’incliner. Pendant plus d’un an, Je “Star” pubka en tête de ja Pase consacrée aux arti-
cles de fond le manifeste suivant, qu’il a supprimé depuis : !
ASSUREZ LES PROGRES DU CANADA Au gouvernement du Canada.
Donnez au manufacturier, à l'ouvrier et à l'agriculteur du Canada le tarif grâce auquel les Etats-Unis sont devenus le séjour des manufacturiers, des ouvriers et des agriculteurs les plus prospères de l'univers.
Aux industriels du Canada
Obligez le gouvernement à vous donner un tarif aussi bon que celui qui a fait la richesse de l'industriel américain. Une fois ce tarif établi, donnez à vos ouvriers canadiens les mêmes salaires qu'aux Etats-Unis.
Aux ouvriers du Canada.
Etudiez l’histoire de l’ouvrier américain, Aidez à vos patrons à obtenir pour euxmêmes et pour vous un tarif canadien pour les Canadiens.
Aux agriculteurs du Canada
Profitez de l'expérience de l’agriculteur américain, le plus riche de l'univers, qui est en faveur d’un tarif élevé sous lequel et grâce auquel il vit prospère.
Ainsi donc, voilà la protection la plus adéquate possible aux yeux de mor honorable ami. Par conséquent, si mes déductions sont logiques, comme je le crois, il nous faut opter entre le ta-
rif canadien et celui des Etats-Unis. Si,
on place la lutte sur ce terrain, la droite est prête à l’accepter et à défendre le tarif canadien. En 1896,deux élections générales eurent lieu, l’une aux Etats-Unis et l’autre au Canada.
Il arriva que dans les deux pays le parti au pouvoir subit un échoc. Il arriva que des deux côtés de la frontière le tarif fut remanié, mais d’après des principes bien différents. Aux Etate- Unis, le tarif McKinley, le plus élevé qu’une nation eut jamais adopté, fut jugé insuffisant—trop peu élevé. Il fut remplacé par le tarif Dingley qui était encore plus élevé. Au Canada, un dégrèvement considérable eut lieu.
Qu’arriva-t-il ? La situation actuelle des deux pays et l’état d'âme des deux peuples Vous l’apprendront. Au Canada règnent la confiance, la prospérité
et le contentement ; aux Etats-Unis, une inquiétude voisine du désespoir.
Qui pourrait en douter ? A vrai dire, aussitôt après l’adoption du tarif Dingley, il y eut un ‘boom’, pour employer un américanisme,
La situation aux Etats-Unis.
Tout était florissant.! On jetait des fonds dans plusieurs entreprises indus- *rieïles sous l'impulsion d’une fièvre qui s'était emparée des capitalistes aventureux. On priva certaines industries des fonds dont elles avaient besoin, afin de les verser dans des trusts et des coalitions commerciales, et pendant quelque temps tout marcha à merveille aux Etats-Unis. C’est à cette époque aussi que le “Star”, de Montréal, conseillait aux ouvriers, aux industriels et aux cultivateurs du Canada d’adopter le même tarif qu'aux Etats-Unis. Ce fut l’ère des coalitions et des trusts. Pendant les quelques années qui s’écoulèrent entre 1897 et 1903, au moins quinze trusts s’organisèrent aux Etats-Unis. Il y eut le trust de la houills qui,vous ne l’ignorez Pas, causa la plus grande grève dont on ait entendu parler et qui faillit amener une révolution dans le pays voisin ; il y eut le syndicat des forges et des aciéries, les coalitions des fabricants d'instruments aratoires, des produits chimiques, des sucres, des tabacs, du papier, du verre, des cuirs, d'articles
- en cavutchouc, d'appareils pour les ap-
plications de. l’électricité,des .calorifères, d’élévateurs, de farines, d’holorges et même, pendant quelque temps des conserves de bœuf. Mais un jour vint— il n’y a pas longtemps—cù, pour me servir d’une expression moderne, nous fâmes témoins de la faillite du tarif et, aujourd’hui, les Etats-Unis sont plongés dans une crise déplorable. Aïnsi,le syndicat des aciéries, qui menaça un jour d’accaparer la production entière du fer et de l’acier, n’ost plus un rival dangereux ; il s'efforce de surnager et a dû congédier des milliers d'ouvriers.
n'avaient pas assez de matériel roulant pour transporter leurs marchandises, rer: .ercient des milliers d’employés Depuis quelques mois, la compagnie du chemin de fer de la Pennsylvanie—la plus puisennte compagnie des Etats-Unis— à congédié au moins 11,000 de ses employés et, il y a quinjours, le “Herald”, de New-York, publiait un relevé dont l'exactitude n’a Pas été révoquée en doute et qui établissait que, depuis le mois d'avril dernier, les compagnies de chemins de
fer se sont dispensées des services d'au
moins 75,000 employés et ouvriers.
Nous avons évité tous ces malheurs.
Nos voies ferrées ainsi que nos industriels font de bonnes affaires. Est-ce donc le moment de renoncer à notre tarif pour le remplacer par le tarif américain ?
La situation en Allemagne.
Et il y .a autre chose encore. ‘ On nous a vanté à maintes reprises dans cette onceinte les merveilles qu’accomplissait une autre nation dont la tarif est très élevé. J'ai nommé l’Allemagne. Combien de fois n’avons-nous Pas entendu la gauche nous parler de la prospérité du peuple allemand, des empiètoments de son commerce, du tort que ses industriels causaient au négoce de l’antique Albion ? S'il est vrai que, pendant un certain temps, l'Allemagne a fait des progrès, dans quelle situation se trouve-t-lle aujourd’hui ?
L'Allemagne a marché sur les brisées des Etats-Unis,et les membres de la la gauche nous conseillent d’imiter son exemple. En Allemagne comme aux Etats-Unis, les trusts et les coalitions commerciales tenaient le haut du pavé. J'ai par devers mot une liste des trusts et des cartels allemands extraite des mémoires des consuls d’An gleterré ot d'Allemagne. Ce sont les trusts de la houille, du fer, de lacier,
” des machines à coudre, des instruments
aratoires, des articles en émail, des
laise. Les trusts avaient accaparé :
grande partie des fonde des banq agricoles. Celles-ci commencèrent fermer leurs portes les unos après autres et ces faillites causèrent C sertes qu’on estime à 8200,000, 0:
Les artisans furent congédiés en m:
se et les salaires des autres baissère gradrellement, Les grèves ouvrià sont d'occurrence journalière do not temps en Allemagne et, Pour combk de malheur, le socialisme est établi :
cœur de la nation. Pourtant, c'e le même tarif qu’on nous propos d’.
dopter ! Je ne crois pas que la pop:
lation canadienne, en pleine jouissan, des bienfaits que lui a procurés notx politique douanière, commette l’errou d'abandonner cette politique lorsqu l’abondance est si grande au Canada
D'ailleurs, que reproche-t-on à notr après-midi, j'ai prêté lo reille au discours de mon honorable a mi, et j'avais déjà entendu les député de la gauche chanter à tour de rôle Je même refrain. On nous a dit et répé.
té que nos relations commerciales ave nos voisins ne sont Pas satisfaisantes Parce que la balance du commerce ponche fortement du côté américain, Je ne dis pas le contraire. Je souhai rais qu’il en fût autrement. Mais, nous ne s0mmos pas responsables de cette si.
tuation que nos voisins ont créée et dont ils sont les premières victimes.
commerce international, s’il doit être avantageux, doit repose sur les mêmes principes que le négoce entre les particuliers. Malheureusement, tandis que nous consentons à faire affai.
Tes avec les Américains, eux, ne veu-
en DÉS me LT dci de
—— rs ce + 4 eme
lent pas entretenir de rapports commerciaux avec nous,
Quel est le remède que nous propose la gauche? Puisque les Américains ne veulent pas acheter de nous, dit-elle, n’achetons pas d’eux,
Je suis prêt à suivre ce conseil dans une certaine mesure et à cesser, autant que possible, de faire affaires aavec les Etats-Unis.
L'argument tiré de la balance du commerce.
Cependant, ce n’est Pas raisonner que de dire que la balance du commerce est contraire au Canada. Il faut examiner ce qui la constitue. Se contenter de dire que la balance du commerce nous est défavorable, c’est avoir recours à un argument mainte fois refuté; je m’en occuperai, néanmoins, attendu qu’on l’a invoqué de nouveau.
C’est une erreur économique de si vieille date que j'aurais cru qu’on n’en aurait plus entendu parler. C’est une erreur si grossière et si manifeste que je suis étonné qu’elle soit accréditée
Pourtant, puisqu'on a recours à ce sophisme, rxaminons ce qui en est.
: Bastien, durs l’un de ses traités, cite | députés »
de rôle le un exemple frappant des résultats de et répé- la théorie de la balance du commerce. ales avec En 1840 ou vers cette époque, un na-
faisantes vire partit du Havre, en France, pour
erce pon- la Nouvelle-Orléans, ayant à son bord in. Je un chargement d'articles de Paris vasouhaite- lant 200,000 francs. Il relâcha à la ais, nous Nouvelle-Orléans. Le fret représentait cette si- un dixième du prix des marchandises réée et et les droits, trois “dixièmes, et la venrictimes. te rapporta un bénéfice de 20 pour cent s’il doit c’est-à-dire 252,000 francs. Cette somme sur les servit aussitôt à l’achat de cotons que entre le même navire transporta au Havre.
nt, tan- Le fret fut d’un dixième du prix du re affai- coton dont la vente rapporte 90 pour ne veu- cent de bénéfice, soit 464,000 francs.
Ainsi, l’armateur réalisa un double bé-néfice, sur sa cargaison première d’ar-
ticles de Paris et sur son chargement de retour. Il retira un profit de plus de 100,000 francs, en tout, ct il s’en-
richit et enrichit son pays d'autant.
Cependant, comment figuraient ces o- Pérations dans les rapports de la dov ane ? Ces rapports constataient 200, - 000 francs d'exportations et 352,000 francs d’importations et, par consé- Quent, une balance de commerce : défavorable de 152,000 francs. Donc, au dire des députés de la gauche, la France aurait subi une perte par suite ‘de cette opération commerciale, Mais, du’arriva-t-il ensuite ? Le même armateur, encouragé par un premier succès, songea à tenter fortune de nouveau et expédia à la Nouvelle-Orléans un nou- Veau chargement de 200,000 francs des mêmes articles. Alors, un incident qui eut réjoui le cœur de nos bons amis de la gauche se produisit. Les livres de la douane accusèrent 200,000 francs d’exportations. Le navire fut perdu corps et bieus, de sorte que la balance du commerce en faveur de la France fut de 200,000 francs. Voilà un exemple bien choisi de la logique du raisonnement de nos adversaires. Reléguons au rancart cet épouvantail de la balance du commerce qui n’est qu’une pure tromperie. Voyons ce qu’il y a au fond -des chiffres et rendons-nous compte de la situation.
L'an dernier, nos importations totales des Etats-Unis, lingots et tout compris, se sont élevées à l’énorme somme de $137,000,000 et nos exportations ne se sont chiffrées que par $71,- 000,000, laissant un écart considérable entre les deux sommes. Ce sont ces chiffres qui effraient nos adversaires et les portent à s’écrier : comment se peut-il que nous fassions affaires avec un tel pays ? Il nous vend pour $137,- 006,000 de produits et n’achète de nous que $71,000,000 valant de marchandises ? Eh bien, voyons ce qui en est. D'abord, de ce total de 8137,000,- 000 d’importations américaines, $69.- 000,000 au moins représentent des articles admis en franchise au Canada.
La Houlille et le Maïs.
Je demande à n'importe quel député de la gauche si nous aurions pu éviter ces importations. Tout est là. Ainsi, Pouvions-nous nous Procurer au pays le coton brut ? Pouvions-nous fournir à la population d'Ontario la houille dont elle à besoin ? Trouve-t-on au Canada plusieurs des articles qui sont nécessaires À nos établissements industriels ? Cette liste d'articles admis en franchise a été scrutée avec eoin. Elle ne renferme que des matières brutes ou des articles que nous ne pouvions pas fabriquer, du moins profitablement.
C'est pourquoi je déclare que nous ne PouVons pas nous dispenser des importations américaines admises en franchise au Canada. Je n'ai jamais entendu un député se Plaindre des articles énumérés dans cette liste, sauf d’un seul, le maïs. On nous à dit plus d'une fois que le maïs ne devrait pas être admis en franchise. Je soutiens le contraire et je déclare qu'en dégrevant le maïs, nous avons comblé les cultivateurs du Canada du plus inestimable bienfait, Il en est résulté une augmentation de nos exportations de produits d'animaux et notamment de salaisons.
D'un autre côté, on nous demunde de dégrever entièrement d’autres articles présentement frappés d’un droit. On dit, par exemple, que la houille devrait entrer au pays en franchise. Nous n’avons pas cru possible d’acquiescer à cettë demande, bien que, j'en conviens, le dégrèvement intégral de la houille offrirait de nombreux avantages. La distribution géographique de la houille sur notre continent est singulière. Près des rivages des deux océans Atlantique et Pacifique, les dépôts houillers sont en territoire canadien ; à l’intérieur; les gîtes carbonifères so:
aux Etats-Unis. Dans ces circonstances la réciprocité serait naturelle. Cette politique serait avantageuse pour les de l'Atlantique ou du Pacifique et pour les Canadiens
Américains riverains
qui habitent dans l’intérieur du conti-
uent. Cependant, nous avons qu'ici—et cette opinion est Par les députés de la gauche dégrèvement de la hotille ser tageux mais qu'il valait mie tenir le doit dont cet ar frappé afin de Pouvoir, tôt o obtenir la réciprocité relative cet article.
Les articles imposat
J'ai à la main une liste de PauX articles imposables que :
Portons des Etats-Unis. En brièvement quelques-uns de.
duits. Le premier est le pétr( où raffiné dont nous import 414,319 valant. Pourrions-no en dispenser ? Tout le mond bien aise que nos puits pét produisissent assez d’huile pout à nos besoins. Cependant leur ment est insuffisant. Nous avc Maintes tentatives et ils ne | qu’approvisionn®æ le tiers envi!
Consommateurs. Par conséquen:
avons besoin de pétrole améric:
La houille grasse vient ensuiti importations représentent envir 000,900. La pupulation d’Ontari.
elle se passer du charbon de la sylvanie et de l'Ohio ? Nous imf à peu près $400,000 valant de p de houille, Cet article aussi est saire. Nous importons 8352,000 de sucres et mélasses, La mélas admise en franchise, Nous imp $1,106,521 de locomotives. ie Canada des usines à locomotives heureusement, elles ne suffisent la demande, De gré ou de force, i faut acheter des locomotives am
nes. Les’ compagnies canadienr chemin de fer doivent acquit droit sur toutes les locom:
qu’elles font venir des Etats-Uni les préfèreraient s’approvisionne Pays, mais elles ne trouvent pa notre marché les locomotives leur faut acheter chez nos vo Nos importations d’engrais se chi
7772 FR ue
1 avons cru jus on est partagée Sauche — que 1:
ruille serait avan lait mieux main t cet arrticle est ir, tôt ou tard, relativement à
liste des princiles que nous imis. Enumérons ins de ces prole pétrole brut s importons $1,rrions-nous nous le monde serait suits pétrolifères uile pour suffire lant leur rendeous avons fait , ils ne peuvent ers environ des onséquent, nous > américain.
it ensuite. Nos nt environ $7,d’Ontario peuton de la Penn- Nous importons ant de poussier iussi est néces- 352,000 valant La mélasse est ous importons es. Il y au >motives ; maluffisent pas à e force, il nous tives américaianadiennes de acquitter le locomotives tats-Unis. Elovisionner au ivent pas sur motives qu’il nos voisins.
is se chiffrent |
par #100,000, Impossible de nous en passer, Les Etats-Unis ne nous ont fourni que 886,000 valant de rails. Cet article nous vient surtout d'Europe.
Que pouvons-nous faire de plus que nous avons fait ? Chacun souhaite que nos rails soient fabriqués au pays.
L'an dernier nous avons décrété que les rails seraient frappés d'un droit aussitôt que cet article serait fabriqué au Canada et nous attendons encore qu'’un industriel entreprenne cette tâche.
Nous avons importé 8600,000 d'oranges et de fruits des tropiques ; 8246,000 de papier d'impression. Qui trouvera à redire à cela ? Le droit sur le papier d'impression a été abaissé il y a quelques années. Les journaux eux-mêmes nous l'avaient demandé parce qu’il y avait au Canada un trust qui exigeait des prix illégitimes.
Pour les soustraire aux exactions de ce trust nous avohs abaissé le droit à quinze pour cent, je crois. Cette liste embrasse en tout $12,000,000 valant d’importations d'articles imposables.
Et je ne crois pas exagérer en disant que nous sommes tenus de faire venir ces marchandises des Etats-Unis, que nous ne pourrions pas les acheter ailèurs. En ajoutant cette somme aux 869,000,000 d’articles admis en franchise, nous obtenons un total de plus de $80,000,000 représentant la partie de notre commerce avec les Etats-Unis
dont nous avons retiré des avantages.
Examinons maintenant d'autres articles imposables que nous importons de la république voisine. On me demandera—en a'ité, cette question m’a été posée cet .yrès-midi—pourquoi nous ne fabriquons pas ces articles au Cana-
da ? Les droits sur les marchandises
DR AM AE 2 Ann re
américaines sont de 25 à 35 pour cent, de 28 pour cent en moyenne. Un pareil tarif doit permettre aux établissements industriels de prospérer. Cependant, on vient me dire qu'ils ne réussissent pas et qu'il faudrait relever le tarif.
Quant à moi, je suis toujours disposé à examiner le cas d'une industrie existante menacée par la concurrence ttrangère. Néanmoins, je suis plus ou moins incrédule lorsqu'on vient me conseiller d’augmenter les droits avec le vague! espoir de créer et d’implanter a". pays une industrie nouvelle. C’est l'expérience du peuple canadien, telle que racontée dans cette enceinte, qui me rend sceptique. Je me rappelle qu’en 1S85 ou 1887, je siégeais sur les laqutéie de la gauche, lorsque sir Charles Tupper, alors ministre des Finances, exposa sa politique d’encouragement à l’industrie métallurgique.
Il fit plus que doubler les droits dont le fer avait été frappé jusque-là et eut la témérité de prédire qu'avant cinq ans, le Canada produirait tout le fer dont sa population aurait besoin.
Or, près de trente années se sont écoulées depuis cette déclaration. Dans l’intervalle, non content de l'imposition de ces droits, l’ancien gouvernement accorda des primes à la fabrication du fer. Malgré cela, cette industrie ne prospéra pas. Sans se rebuter, le gouvernement du jour augmenta les primes en faveur des maîtres de forge. Et quel a été le résultat de ces mesures ?
Aujourd’hui, l'industrie métallurgique n’est pas en état de satisfaire aux besoins de la population canadienne. Elle n'a pas été couronnée de succès.
Malgré les droits élevés et les lor .es primes que nos concitoyens ont acquittés depuis la création de cette im-
dustrie, après plus de quinze années,
nous n’avVons pas encore atteint le but auquel nous espérons Parvenir un jour ou l’autre,
Les ventes à vil prix.
Il est une catégorie d'articles américains dont l'importation nous semble injuste, et c'est notre dessein de l’enrayer. Ce sont les marchandises vendues à vil prix ; les produits américains jetés sur notre marché afin de les écouler au rabais. Nous avons pris des mesures pour mettre fin à cette pratique. Mon honorable ami nous a lancé des sarcasmes lorsqu'il a parlé, cet après-midi, de la politique que nous avons mise en vigueur. Comment, s'est-il demandé, concilier cette politique avec nos anciennes théories libreéchangistes. Peu m'importe les théories, ja veux être pratique et le pays surtout doit l'être. Qu'on me permette de dire, espérant être compris de tous, que la question du libre-échange et de la protection n’a Pas reçu sa solution définitive.
; évolue
L'industrie manufacturière constamment. Le cordonnier, l'ébéniste et tous les autres artisans ue nous avons connus à l’époque de notre jeunesse sont disparus. Jadis, dans chaque village, les chaussures et les meubles étaient fabriqués sur les lieux. 11 y avait dans chaque localité Un savetier, un tailleur, un ébéniste.
Il n’y en a plus.
Aujourd’hui, ces articles sont fabriqués dans de vastes bâtiments en briques, dans des manufactures fondées à grand renfort de capitaux et où des milliers d'hommes, de femmes et d’enfants sont réunis,
Mais, s'il arrive Que, à cause des in-
ventions nouvelles adoptées
Pays éminemment protecteur les Etats-Unis et l’Alleme menses entreprises industrie avoir satisfait aux besoins national, sacrifient leurs pro prix, au Canada, par exem dant rs marchés et je w {c navé, les disp ‘ous côtés et car, ant la ruir
“Tüiseus, 2
arufactures, à -r3, en face “ei sitoation. il faut renon théories et le devoir incombe lateur de remédier à cet éta!
ses. C’est la tâche qui s’im nous aujourd’hui.
Quels résultats obtiendre
nous a demandé mon honorab Aussitôt qu'on aura prouvé qu cle est vendu au rabais au Ca ministre des Douanes sera libre maïñer le tarif de façon à im droit qui rendra imppssible la au rabais de cette marchandise a quelques mois, j'ai vu une reçue de Détroit dans laquelle duit était offert à un certain } l’acheteur américain et à un prix, plus bas de près du tier consommateur canadien, C’est se passe ordinairement et les « versés dans les affaires savent < exportateurs et les industrie Etats-Unis ont pour règle de deux prix, l’un pour la vente a:
et l'autre pour l'exportation au
On me dira peut-être : N'est-ce tout profit pour le consommateu nadien ? Oui. certes, jusqu'à un tain point. Mon vollègue, le mi des Finances, à traité ce sujet
Son exposé budgétaire. C'est tn :
tage pour le particulier qui achèt
\doptées dans des rotecteurs tels que l’Allemagne, d’imindustrielles après besoins du marché eurs produits à vil ar exemple, inonés et jetant nos les dispersant de t la ruine de nos en face d’une paut renoncer aux incombe au Kgis-
cet état de choqui s'impose À
obtiendrons-nous, honorable ami ?
rouvé qu’un artiis au Cahada, le sera libre de re.
on à imposer un ssible la vente rchandise, Il y vu une facture laquelle un procertain prix à et à un autre s du tiers, au
C'est ce qui et les députés savent que les industriels des gle de coter vente au pays tion au Cana-
N'est-ce pas ommateur ca.
qu'à un cer.
e, le ministre e sujet dans l'est 1m ävan-
qui achète un
bjet à meilleur marché. Mais, si c’est n avantage pour l'individu, c’est un réjudice à la communauté, parce que ette pratique a pour effet de jeter n grand nombre d'ouvriers sur le paé et de ruiner les capitaux placés ans nos industries. En tout cas, tele est la politique doptée et j'espère qu’elle aura de ons résultats. On me dira encore :
que nous avons
Pourquoi donc, au lieu d’avoir un taif variable, plus ou moins élevé circonstances, n’aurions-nous
seon les pas un tarif fixe s'appliquant dans ous les cas ? Parce que nous ne vouons pas imposer un fardeau inutile au onsommateur canadien : aussi, avonsmous préféré à un tarif régulier, fixe, rigoureux, un tarif variable et s’adaptant aux circonstances. Quoi qu’il en soit, ceci est un essai : non seulement ment un essai, mais une création nouvelle, car je ne crois pas qu’on ait en aucun endroit tenté une pareille expé- Nous soumettons cette politique à la critique légitime de nos amis de la gauche. Nous l’avons élaborée de
notre mieux et nous en attendons de
rience.
bons résultats ; nous espérons qu’elle guérira une plaie de l’industrie moderne. Au Canada, ainsi que chez les autres nations, des établissements industriels vivent sous la protection d’un tarif qui les enveloppe d’une atmosphère factice. Ils peuvent légitimement s'attendre au maintien de l’état de choses qui existait lors de leur création. Nous croyons que plus notre politique sera examinée et critiquée, plus elle se recommandera à l'esprit de jus-
tice de la population canadienne.
J'ai dessiné les grandes lignes de nôtre programme. Il ne s’agit pas, je
le répète, d’une révision régulière du
tarif. Il y en aura une ou il n’y en.
aura pas selon les circonstances. Quoi qu’il en soit, il est une chose que rous devrions faire, à mon avis. Nous sommes encore susceptibles de nous instruire ; nous ne refusons pas les ren-
seignements du dehors. Mon honorable ami s’est moqué de nous cet aprèsmidi, parce que nous avons proposé de tenir une enquête sur la situation industrielle du Canada. Si le pays doit témoigner de la reconnaissance à mon honorable ami, le ministre des Finanavoir annoncé
ces, c’est bien pour
qu’en temps opportun il tiendra une enquête sur les conditions économiques qui influent sur le sort des manufac-
turiers canadiens et sur la production
industrielle, Nous recevrons, je n’en doute pas, des renseignements précieux ; nous nous introduirons. A la
lumière de ces connaissances nouvelles, nous choisirons la ligne de conduite
que l’occasion et les circonstances
nous dicteront.
Des modèles et non des imitateurs.
Il y a huit ans que nous sommes au timon des affaires. Cela compte peu dans la vie d’une nation.mais’cest peut être une longue étape d-- l'existence d’un parti. Après huit :: :ées de pouvoir, je crois nouvoir dire à la face de nos amis comme de nos adversaires que n'avons pas été des imita- Nous n'avons
nous teurs, mais des modèles, sentiers battus, frayé le chemin.
avons mesuré nns efforts à la hauteur des obstacles qui s’offraient sur notre
pas suivi les mais
nous avons Nous
route et nous avons aplani les difficultés qui se présentaient, non pas à
vogue
l’aide des moyens surannés en
n ‘ chez les vieilles nations, mais grâce à une politique adaptée à nos mœurs et à notre situation. Lors du premier exa posé budgétaire de mon collègue, le ministre des Finances, nous avons établi un tarif de faveur. Nous ne marchions pas sur les traces d’une autre nation ; nous battions la marche.
Noux avons suivi une ligne de conduite appropriée à notre situation de colonie et de jeune nation et conforme aux sains principes économiques. Nous avons pris une attitude qui | devait donner l’essor à notre commerce avec l'Angleterre, notre mère-patrie, tout en soulageant beaucoup le consommateur canadien.
Il y a un an nous imposions une surtaxe sur les marchandises allemandes.
Pour cela, nous ne nous sommes pas
inspirés des lois des pays Nous avons inventé un moye une nation puissante à nou justes égards qu’elle refus Pour nous ou du moins à n ter.
Cette année, enfin, pour « fléau moderne, causé par « tions récentes chez des nati nées au protectionnisme à nous avons trouvé un moye du moins nous avons tout 1 croire,
L’avenir ressemblera ‘au pa:
tiendrons tête à toutes les di nous trancherons tous les qui se présenteront à l’aide d canadiennes par leur caractère.
leur origi
des pays étrangers.
un moyen d’obliger e à nous rendre les le refusait d’avoir
oins à nous respec-
, Pour enrayer un é par des invendes nations adonrisme à outrance, in moyen efficace, s tout lieu de le
& au passé ; nous tes les difficultés :
ous les problèmes l’aide de mesures ir origine et par