‹ Discours sur le budget [microforme]Chapitre 6 sur 13 · L'augmentation du Revenu · texte numérisé non relu

L'augmentation du Revenu

J'arrive maintenant, M. l’Orateur, à un point doublement intéressant, car c'est lui qui doit, en grande partie, justifier le gouvernement de se lancer dans une entreprise qu’on dit devoir mettre

. à contribution toutes les ressources de

ce pays. Je veux parler de l’augmentation du revenu. Cette augmentation, depuis sept ans, a été beaucoup plus considérable, qu’elle ne parait sur le Papier. Le revenu brut ne donne pas une juste idée de la situation. Une augmentation dans le revenu brut peut Parfaitement coïncider avec une diminution dans le revenu net.

Je me propose donc de juger de nctre degré de prospérité, par l’augmentation dans le revenu net du pays, depuis sept ans. Quelle est, sous cé rapport, la situation présente ? La réponse à cette question ne peut manquer d’être intéressante, et pour la rendre plus claire et pour d’autres raisons qu’on comprendra facilement, dans un instant, je remonterai jusqu’à l’année 1871.

En 1871, le revenu brut du Canada était de $19,335,000, et ce qu’on appelle les charges fixes, l'intérêt de la dette, les subventions aux provinces, le fonds d'amortissement et la perception du revenu s’élevaient à 811,012,000, ce qui laissait un revenu net de $8,322,- 000, en chiffre rond.

En 1896 le revenu brut était augmenté à $36,616,000 et nos charges fixes, celles que je viens d'énumérer, avaient atteint 826,233,000, non com-

pme

PE De Se —

pris $880,000 que nous étions obligé Par traités, de payer aux Indiens.

Dans cette période de 25 ans, 1887 à 1896, le revenu net dn pay qui était de 88,322,000 avait atteir 89,405,000, soit à peine $1,000,0.

d'augmentation. Voyons maintenant situation telle qu’elle est aujourd’hu En 1903, le révenu brut avait atteir 866,037,000 ; nos charges fixes, l’i demnité aux Indiens comprise, s'él vaient à $33,400,000, en chiffre rond.

Autrement dit, nous avions un rev nu net de $32,000,000, au lieu de $9 400,000, en 1896.

L’accroissement du revenu net, dan ces sept années a été de $23,000,000.

Il est vrai que nos dépenses avaien augmenté, Cette augmentation avai été de $14,000,000. Le revenu brut éta augmenté de $30,000,000. Nos dépense nettes, dont j'aurai à parler dans w instant, avaient augmenté de 87,000, 000 et le revenu net de $23,000,000.

L’honorable député de Pictou (M Bell) trouve à redire à tout cela. I Peut avoir raison, ou avoir tort: Il & cité des discours prononcés par moi par .M. Mills, par le ministre des Dou anes (M. Paterson) et par plusieurs autres et il semble croire que, parce qu’en 1896 nous étions d'opinion qu'il fallait faire des retranchements et pra tiquer l’économie, c’est une raison suf.

fisante pour blûmer les dépenses présentes, sans chercher à savoir pourquoi elles ont été faites.

Si, ce qu’à Dieu ne plaise, le Canada retombait jamais dans te bourbier d’où nous l’avons tiré, le bourbier du marasme, de la dépopulation et du déshonneur ; si un jour venait où le Canüda verrait encore ses enfants le déserter par milliers et les immigrants se détourner de notre territoire; s’il nous arrivait de constater encore une fois que la population n’a probablement pas augmenté d’un demi d’un pour 100, dans un pays capable de donner asile à 50 ou 100 millions d’habitants ; si jamais, dis-je, cet état de choses revenait, nos adversaires au-

ns obligés, idiens.

ans, de dn pays, it atteint $1,000,000 ntenant la 1jourd’hui.

it atteint fixes, l’inrise, s’élere rond.

> un reve-

eu de $9,-

core une robablemi d’un pable de ms d’haétat de ires au-

raient raison de rappeler les discours que nous faisions alors et de dire que notre devoir impérieux est de pratiquer la plus stricte économie.

L'augmentation des Dépenses est-elle légitime ?

Avant tout il faut se demander si ces dépenses sont légitimes. Sont-elles hors de proportion avec l’augmentati5n dans la population et la richesse de ce pays ? Ont-elles conduit au gas- Pillage ? Ont-elles eu pour résultat l’imposition de taxes inutiles ?

Eh, monsieur l’Orateur, ces honora-

“bles messieurs de la gauche n’ont jamais, à me connaissance, depuis sept ans, présenté la moindre motion pour réduire une seule taxe que nous ayons imposée, Iis n’ont Pas fait autre chose, me semble-t-il, que de demander d’im- Poser encore plus de taxes. Voyons quelles sont les dépenses qui peuvent être justifiées par le développement du Canada, ainsi que par les salaires et matériaux plus élevés, et voyons combien il y a là-dessus de profit net, Tout d’abord, je veux mettre la situation au clair, J'aimerais à déterminer une fois pour toutes quelle peut être ici la part de responsabilité du gouvernement. J’ai devant moi un état des dépenses et revettes de 1896, ainsi qu’un état des dépenses et recettes de l'an de grâce 1903, Je prétends, M.

l’Orateur, que, déduction faite des comptes en double qui n’ont pas coûté un seul sou au pays, et qui ne sont qu’une question de vom"tabilité, le résultat total est que l’augmentation des dépenses n’est pas de 14 millions, mais plutôt de 7 millions. Et je suis prêt à en rendre compte. Toutes les dépenses du Yukon sont défrayées par le reve-

nu supplémentaire que nous retirons de ce territoire, et les anciennes provinces

du Canada n’ont Pas pour cela à con-

tribuer un seul sou. 11 n’y avait pour

ces dépenses, en 1896, aucun équiva-

tent. Les dépenses se rattachant aux

chemins de fer et aux canaux, et aux

Perceptions sur les travaux publics, se

sont élevés en 1896 à 83,594,000.

Nous avons aujourd’hui à payer 83,- 750,000, mais d’un autre côté nous avons reçu, sous forme de revenu sup- Plémentaire, 83,500,000, cette différen-

ce résultant de ce que nos canaux sont -

Maintenant libres de péages, et que nous ne retirons plus un seul sou de ce chef. Nous dépensons, Pour les postes, $440,000 de plus qu’en 1896 : et nous retirons de ce chef, $1,430,000, de plus qu’en 1896.

M. CLANCY : Par une augmentation de la taxe postale. ï

un semblable enfantillage, car si mon honorable ami Paie un supplément de taxe postale, il est bien le seul, par tout le Canada, à le faire. Pour le fonds d'amortissement, qui en réalité n'est qu’un compte en double, nous a- Vons payé, en 1903, 8563,000 de plus qu’en 1896, et l'intérêt sur nos placements nous a donné $650,000 de plus.

Nos dépenses de douane. représentent naturellement 3335,000 de plus, mais

d’un autre côté le revenu de la douane représente près de 817,500,000 de plus. Pour diverses autres choses nous dépensons $700,000 de plus, mais nous retirons aussi de ces diverses sources près d’un million de plus. Si ces honorables messieurs de la gauche veulent bien se donner la peine d’additionner tout cela——

Une VOIX : Ce n’est vraiment pas la peine.

Sir RICHARD CARTWRIGHT: I en coûterait peut-être à ces honorables messieurs, mais je n’en suis pas moins très heureux de pouvoir leur faire connaître tout cela, car ce n’est certes Pas la lecture de Jeurs journaux qui va les édifier à cet égard. Nous avons entré en compte, au débit, 87,290,000, et $7,780,000 au crédit. I] reste 87,000, - 000 dont nous avons à rendre compte, Je suis prêt à soumettre ces 7 millions à l'enquête la plus minutieuse que

Ps.

pourraient faire ces honornbles messieurs, Voyons donc ce qu'il en est.

Ainsi que ces rapports le démontrent, nous avons dû dépenser un demi-million pour l’immigration, et pour les services de l’agriculture et de la quarantaine se rattachant à l'immugration. Un autre demi-million a été consacré à l’améliorat:on du service d'éclairage du Saint-Laurent afin de rendre cette grande, voie de commerce aussi sûre que possible, Un autre demimillion est allé au Nord-Ouest. — et nous n’aurions jamais pu mieux le dépenser — afin de faciliter aux populations de ces territoires, où 400,000 immigrants ont afflué depuis quelques années, l’aëministration de leurs affaires. Toutes ces dépenses sont non seulement justifiables, mais ont été aussi une grande source de prof ts. Nous avions été remboursés au centuple pour toutes ces dépenses que, mous avons faites pour l'immigration, ainsi que pour aider les territoires du Nord- Ouest à gérer leurs affaires. Voyons, par exemple, ce qué nous âvons reçu, en effet de colons, qui peuvent être considérés pour ainsi dire comme un don purement gracieux fait au Dominion du Canada. Les effets apportés par les nouveaux colons, depuis cinq ans, représentent les valeurs suivantes:

Année. Valeur.

ADR D CU ne le 82,800,000 RD te =, LD 06E 000 Es PERTE SC OS QE 8,740,000 2902 … : ©: ... : ; -6000,000 ET EN TRES DES TI 6,442,000

Soit en tout dix-sept ou dix-huit millions dont on nous a fait don gracieusement, en retour des sommes insignifiantes que nous avons dépensés. Et remarquez bien que ces dix-sept ou dixhuit millions ne sont probablement pas le cinquième du capital que ces genslà nous ont apporté. En effet, ce qu’il Y a ici de particulièrement notable, c'est que ces nouveaux colons appar-

tiennent pour la plupart à une classe assez aisée, et qu’en outre de leurs ef-

fets personnel ils apportent aussi un capital considérable qui nous est d’un

PE me

grand secours pour le développem du pays. Et tout cela n’est rien enc à côté de la plus-value représentée ces immigrants mêmes. A-t-on jam songé à la valeur réelle que pouvai bien représenter ces 400,000 nouve:

colons ? Sait-on quelle augmentat de revenus ces immigrants nous re} sentent ? Quelle valeur faut-il vraim attacher à ce surplus de population 400,000 habitants, appartenant s& meilleures tlasses ? Il peut être ici téressant, eu égard à la classe d’im grants que reçoivent actuellement Etats-Unis, de relever, d’après les r ports du ministre de l'Intérieur, quelles nationalités appartienn ceux qui se fixent actuellement au ( nada.

Je n’ai pas le temps de fournir & tant de détails que je désirerais, et me contenterais de parler des 198,0 immigrants qui nous sont arrivés l’e née dernière. Sur ces 128,000 imr grants. la Grande-Bretagne en a fou 41,000, et 49,000 sont venus des Eta Unis. Il nous en est venu 10,000 Suède et de Norvège, de l’Allemagr de la France et de la Belgique, et < colons étaient tous de première clas:

Sur ces 128,000 émigrants, 100,000 + naient des premiers pays de l’Eur pe.

Voyons maintenant de quels colo:

s’est composée l'immigration qui à « flué aux Etats-Unis. Je prends m chiffres dans le Stateman’s Year Boc de 1904, et je vois qu’alors que !{ Pour cent au moins de nos immigran appartenaient aux races du nord, q sont les meilleures races d'Europe, c races n’ont été représentées aux Etat Unis que par guère plus de 20 pot cent, soit 180,000 sur un total de 850 000. Notre immigration représente £ Pour cent de colons de première class alors que nos bons amis de la républ que voisire ne reçoivent qu'environ !

Pour cent de cette classe de nouveau citoyens. Je puis ajouter—et tout c qui a trait à la valeur de ces imm grants est de la plus grande importar

veloppement rien encore résentée par t-on jamais e pouvaient 00 nouveaux igmentation nous repréil vraiment pulation de mant aux être ici insse d’immi-

lement les à

rès les rap- Intérieur, à partiennent ent au Ca-

fournir auerais, et je des 128,000 rrivés l’an- ,000 immien a fourni des Etats- | 10,000 de Allemagne, que, et ces ière classe.

100,000 vede l’Euro-

ls colons | qui à af- ‘ends mes Year Book rs que 80 mmigrants nord, qui urope, ces tux Etatse 20 pour al de 850,ésente 80 ère classe, la républinviron 20 nouveaux t tout ce ces immiimportan-

terres ; si vous pouvez aussi leur donner des facilités de traasport, on ne

urait jamais trop s’exagérer ce que out cela représente pour nous en acrroissement de revenu, et en accroissement de commerce, tant domestique qu'étranger.

Les temps sont changés. Nous retions maintenant ce que nous avons perdu dans les dix-huit années écouées de 1878 à 1896. Nous retirons ce due nous avons perdu, et nous gardons be que nous retirons ainsi.

L'IMMIGRATION — Comparaisons suggestives.

Je vais, maintenant, M. l’Orateur, border un sujet qui, j'en ai bien peur, e sera pas du goût de ces chers meseurs de la gauche, et cependant il t nécessaire que j’y arrive. Je désire omparer le nombre d’immigrants qui ous viennent actuellement, et qui se ent parmi nous en permanence, avec résultats que nous avons retirés de ’immigration de 1880 à 1890. Durant s dix années, s’il faut s’en rapporter ux chiffres fournis par ces messieurs le la gauche, il nous est arrivé en tout

266,000 immigrants :

Nombre

nnée. d'#" ‘rigrants.

Voilà ce dont font foi les rapports > ces honorables messieurs de la gau-

jhe, et on a eu bien soin aussi de faire

Etats-Unis. En toute conscience l’augpour la période écoulée de 1880 à 1890, aud’habim'en tiendrai, pour l’instant, au recensement fallacieux de 1844, dont je parlerai dans ur instant.

Mais je n'accepte ces chiffres, remarquez bien, que pour les fins de cette discussion. On a prétendu, dans ce recensement que la population du Canada s'était accrue, de 1880 à 1890, de 500,000 habitants. Il est très douteux que cette augmentation ait été de plus de 300,000 habitants, mais je vais donner à ces messieurs de la gauche le bénéfice du doute,ce qui est une fantaisie que je puis fort bien me permettre. D’après leurs propres chiffres, s’ils ont gagné 500,000 habitants en ces ix ans, ils se trouvent d'autre part en avoir perdu 1,386,000. Ils nous ont amené 886,000 immigrants, et il y a lieu de tenir compte d’une augmentation maturelle d’un million d’habitants. Où sont donc allés ces immigrants ? Au lieu de nous montrer une augmentation de 1,886,000, tout ce qu’ils peuvent produire c’est une augmentation de 500,000 ; soit une perte, sur leurs propres chiffres, de 1,386,000.

Que sont donc devenus ces immigrants ? Il y en a 700,000 dont on ne peut trouver aucune trace, et on en trouverait à peine 149,000, venus durant cette période décennale, qui soient restés au Canada. Même en faisant une large part aux décès, il est évident que nous avons dû perdre 700,- 000 de ces immigrents. J'avais cru, durant longtemps, que ces chiffres étaient purement fantaisistes, et que ces immigrants n’étaient jamais venus. Je dois reconnattre aujourd’hui qu’ils sont venus, mais qu'aussitôt qu'ils eurent vu ce qui en était, ils s’empressèrent

de décamper, ce qui nous fournit l'oc- Casion d’apporter une légère variante

Pen Éi

aux mots célèbres de César : “Veni, vidi, fugi”. ‘Et quant à nos

gens, qu’en a-t-on-fait aussi ? Allez les chercher à Boston, à Buffalo, à Chicago, dans les Dakotas, dans le Minnesota, dans le Michigan. Consultez les chiffres du rucensement des Etats-Unis, et vous y verrez que le Canada a perdu 440,000 des siens durant ces dix ans.

Voici exactement ce qui en est. Au cours des trente années écoulées de 1870 à 1900, nous avons perdu per l’émigration :

Emigrés.

Période décennale, 1870-80. . 847,059 “ ‘* 1886-90. . . 448,070 *. ‘1890-1900 (principalement entre 1890 CR. PRE . 445,551 En tout. .1,285,680

Le recensement américain de 1900 a constaté qu’il y avait .à ce moment là aux Etats-Unis :

Individus.

Nés de pères et mères canadiens 522,801 Nés de pères canadiens. .- 425,617 Nés de mères canadiennes. . . 844,470

Je tiens à faire remarquer ici à la Chambre que je considère non seulement les augmentations dont les rapports font mention, mais que je fais aussi entrer en ligne de compte les pertes causées par les décès, et qu'il est nécessaire de remplacer si l’on veut savoir exactement à quoi s’en tenir au sujet de ce recensement des Etats-Unis,

Pourquoi les Canadiens émigraient,

M. CLANCY : L’honorable ministre doit savoir pourtant qu’il devrait lui-

même assumer la responsabilité de tout cela.

Sir RICHARD CARTWRIGHT

Vraiment ! Mais, était-ce moi qui gouvernais le Canada, en ce temps-là ?

À son grand détriment, le pays crut bon dans le temps de rejeter le gouvernement honnête et efficace dont Alexander Mackenzie était, le leader, et

je regrette d’avoir à dire qu'il « Payer chèrement son erreur. Ve bien remarquer, M. l'Orateur, que qui ont quitté le Canada durant période de dix ans appartenaient fleur de notre jeunesse. Nous E donné de l’or pour recevoir du c en retour. Ces honorables mess de la gauche auront beau 5e retor en tous sens, les faits sont là leurs propres rapports du recensen D'autre part, ces chiffres sont cc més par ceux du recensement des E Unis ainsi que par ceux du dernie censement du Canada. £t on me M. l’Orateur, qu'il se trouve en nombre de gens désireux de retou à ce régime, et qui ne se gênent même de qualifier du nom d’hom d'Etat ceux qui ont été, dans le ter la cause prenrière de tout cela. Je :

citer, entre autres, un fait des plus damnables, et que personne ne ] nier. En 1896, c’est-à-dire dix après la construction du chemin fer Canadien du Pacifiquele nom total des inscriptions d’homesteads :

tait cette année-là que de 1,300—et inscriptions avaient été jusqu’alon diminuant lorsqu’en 1903 nous av délivré 31,000 inscriptions.

Et ces honorables messieurs ont l’ dace de réclamer parce que j'ai dit le pays était saigné à blanc. C bien pourtant l’exacte vérité, M. ] rateur. Ces honorables messieurs ig rent-ils donc que pendant les tres années qui se sont écoulées de 1870 1900, le Canada a perdu un million quart de ses habitants ? Les fa sont là ; on peut les vérifier dans rapports des Etats-Unis et dans 1»

Propres rapports. Et il vous faud aussi prendre en considération, si vo voulez savoir au juste à quoi vous tenir, que les rapports des Etats-Ur mentionnent qu’en plus des 1,181,0 Canadiens se trouvant aux Etai Unis à l’époque du recensement, il en avait 502.000 qui ont déclaré êt nés de parents canadiens, 400,000 doi:

les pères étaient des Canadiens, probablement autant dont les mèr

» qu'il a dû eur. Veuillez leur, que ceux durant cette tenaient à la

Nous avons oir du cuivre les messieurs se retourner ont là dans

recensement. ©

| sont confir-

nt des Etate- !

u dernier reon me dit, ouve encore de retourner gênent pas m d'hommes ans le temps, la. Je vais des plus conne ne peut lire dix ans chemin de le nontbre 1esteads n’é- 1,300—et ces squ’alors en nous avons

rs ont l’auj'ai dit que anc. C’est ité, M. l’Osieurs ignoles trente de 1870 à | million et ) Les faits er dans les dans nos ous faudra on, si vous oi vous en Etats-Unis

iux Etatsment, il y claré être 0,000 dont diens, et

les mères à

étaient des Canadiennes. Je regrette ae ces choses soient vraies, mais ji] sert à rien de dissimuler la vérité.

‘attire aussi l'attention sur une circonstance tendant à démontrer que ’alarme qu’on a ressentie en certains quartiers, au sujet de la natalité, n’aait aucune raison d’être. Comment, vérité, aurait-oh pu montrer des biffres satisfaisants, sous ce rapport, and nous perdions chaque année près de 50,000 adultes ? Mais je n’ai ucun doute que les femmes du Canavont être maintenant à la hauteur de la situation et qu’elles feront dignement Jeur devoir. Remarquez bien, encore une lois, je n’ai rien avancé ici à la légère. J'ai, pour établir chiffres, le record des dix-sept ans écoulés de .1878 à 1896, ainsi que le cord des sept dernières années.

Dépenses sont modérées.

Mais revenons-en à nos dépenses. Je

Ppose Que personne ne niera qu’une dépense d'un demi-million pour les phares est une dépense utile et producive. Nous dépensons, il est vrai, auourd’hui, un million de plus par année, pour la milice, qu’en 1896, alors ue nos corps de milice étaient ré- Huits à la besace. Eh bien, M. l’Ora i nous avons de l'argent, pourquoi ne pas le dépenser. Nous ne dépensons en omme, pour la défense du pays, que

cents par tête sur une population

dmettre

le la gauche n’ont jamais jusqu'ici éleé la

bien le moins à quoi on doive s’attene avec l'augmentation de notre po-

J'en arrive maintenant à l’item de 3,000,000, Pour les travaux publics.

est toujours ici qu'on est le plus exosé à des attaques. Je ne veux pas ire que le &ouvernement ne se soit pas

ois montré trop généreux pour ses mis, et aussi Pour ses adversaires,

beaucoup d'argent a été dépensé our des travaux publics dans les cir-

conscriptions de nos adversaires, bien qu'on ait agi fort rarement de même à notre égard alors que nous étions dans l'opposition. Je reconnais que les excédents considérables offrent un certain danger. J’admets que Je gounement puisse avoir été un peu trop

généreux, et que ses amis puissent avoir été un peu trop exigeants dans leurs demandes ; Mais, après tout, l'augmentation avait ici Parfaitement sa raison d’être. Ces dépenses sont Pour une

bonne part imputables sur Je capital.

Il ne serait pas juste d'établir aucune comparaison

avaient été réduites à un point tel qu’il était devenu impossible de maintenir efficacement les services publics. Je vois qu’en 1890 la moÿenne des dépenses pour les travaux publics s’est élevée à 92,250,000. Les 33,000,060 que nous dépensons aujourd’hui me semblent peu de choses de Plus, toutes Proportions gardées, Je crois avoir Parfaitement droit d’ajouter 25 pour cent du coût de la main-d'œuvre et des matériaux. Tous ceux qui ont entre- Pris des travaux de construction de- Puis trois ou quatre ans, savent que je me tiens ici plutôt au-dessous qu’audessus. Si vous ajoutez à cela $1,000,- 000 pour l’augmentation de la population, cela vous donne exactement $4.- 000,000. Ainsi donc, il est absoluqu’en tenant compte de l’augmentation du coût de la maind'œuvre et des matériaux, ainsi que de l’augmentation de la population, nous ne dépensons pas plus aujourd’hui que nous ne dépensions pendant les douze années qui ont précédé 1896. 11 est bon de faire remarquer que notre revenu net a presque quadruplé dans l'intervalle, Je dois dire aussi

que cette dépense diffère de la plu- Part des autres dépenses, parce qu’elle ne grève en rien nos frais per-

manents, et qu’on peut, au besoin, la réduire considérablement. Si j'ai aussi un conseil à donner à mes collè-

rues, c’est de leur faire observer qu'ils tout cela, bien qu’on puisse a feront bien de toujours tenir cette dé- pliquer une bommo partie des ex | pense dans des limites raisonnables, que nous avons accumulés.

fait table rase de tout cela, je RE DO Gi nd

, Dette par famille. en 1896, et qu’elle est encore

Je veux appliquer maintenant à tout d’hui à peu prés à ce même chif ive, Je pren es ,

rer les comptes en double, pour en 1896, la detto pour chaque 1895 et 1903, et les dépenses de 1896 se trouvait représenter cette à et 1903. Pour des raisons que j'expli- environ $270. En cet an de querai par la suite, je crois que la dif- 1904, cette même dette ne dépase férence de population entre 1895-96 et si les chiffres de mon honorabl 1903-1904, représente pleinement. 1,200, sont exacte, 8215 ou 8216. La 000. Je ne crois pas que notre popu- nette, per famille, pes donc d'e lation dépassait, daps le temps, 4,800. #50 de moins aujourd’hui qu ss 1 600 habitants, et je ne crois pas non regrette de voiy que ces hono plus, qu’elle atteigne actuellement 6,- es la gs ts 000,000: Mes déductions ne sont cunemen rigoureusement mathématiques, Mar mais cela n’a rien qui doive nous je vais vous les donner telles quelles, ner. Nous savons tous qu'il y tn déduisant les 97,000,000 de comp. Certain personnage qui a horrèm tes en double de l’année 1895, le gou- l'eau bénite, J'ai bien peur, auss vernement d’alors se trouve avoir dé- Pre faille faire appel à un exo pensé 838,000,000. Nous avons dépen- M De ne es ré d un 2. sé, en 1903, environ 44,000,000. Cela =.

donnerait $7.92 par tête en 1895, con- la gauche de és Chambre, rh, . . tête en pe Le même nn de ge € nous donnerait $7.70 par tête FRE : :

en 1896 contre 87.33 en 1903. Je n’at- te ae ARS . tache pas grande importance à cela, RE nc : ie mais pour peu que ces hunorables mes- ar 7 jt foi SE . sieurs veuillent entrer dans ces dé- de i ei pad 7 bi Es tails, nous sommes prêts à les suivre. ° Jeter los yeux sur le li re

Je vais maintenant envisager la À° br arme a are depuis question d’un peu plus haut en consi- ‘°° arrivé au pouvoir. dérant la dette par famille. Et icien- Les Fraudes du Recensem core, je crois que le ministre des Fi- de 1891. nances s’est montré un peu trop géné. Je veux maintenant dire que! reux envers ses adversaires. x Quand bots du recensement do 1891. Pa nous sommes arrivés au pouvoir, nous peu, degré pas degré, au fur et a avons dû prendre la succession de Plu- sure que l’enquête se poursuit, nou sieurs travaux très coûteux qui n’a- levons dos preuves de fraude, d’im vaient pas été terminés. voyance et de stupidité incroyable

I y avait des subventions considéra- la préparation de ce recensement. bles à payer à des chemins de fer. etil seulement ces chiffres ont été fabri nous fallait aussi déponser de fortes de toutes pièces pour los données : sommes pour terminer nos canaux,sans tives à la population, mais en o! compter que nous avions dû en outre d’une façon des plus atroces pou prendre à notre charge divers autres qui a trait à la statistique indust: travaux d'utilité publique. Mon hono- le. La dernière fois que j'ai parlé rable ami n’a tenu aucun compte de de sujet, il m'a été impossible de d

| ee

donner ces détails. Prenons d’ l’industrie de la fabrication des

S'il faut s’en rapporter au 1881, il y avait cette annéo-là,

da, 11 manufactures de tapis. En

Quelques DEPUTES : Continuez.

On majore le nombre des

891, le chiffre du établissements

Manufactures.

honorable ami

Sir RICHARD CARTWRIGHT: Très bien. Je suis toujours prêt à obliger les En feuilletant un peu plus loin —et remarquez bien que ce sont là de simples échantillons pris au hasard — je constate que les établissements industriels de tissage en Canada s’éle- Vaient en 1891 à 2,086. Le total du capital d’exploitation est donné comme , soit une moyenne do que établissement indusétaient ex- »916 femmes Sarçonnets et fillettes.

appliquons ici la doctrine de enne, si chère à mes honorables amis, il semble que les 2,085 établissements ont dû employer chacun environ un homme et un quart, ou fomme, eu pour qu’il je déis dire qu’en fait d'établissements cation des ta- Ppartienne à la Nouvel- Nouveau-Bruns-ick se sous le rapport industriels faisant

Le Nouveautablissements inde tissage—et voyez l'esprit de mes honorables amis du Nouveau-Brunswick, le capital d’exploitation que ces établissements ont néune propar établissement.

ments industriels, ume véridique, ont 814,500 en salairos, ce qui

donc d'environ i qu’en 1895.Je ces honorables ne goûtent aue statistiques, ive nous éton-

par déférence pour le leador de l’opette de ne pas voir

non honorable ami position—que je regr son siège—je donnerai ] à Nouvelle-Ecosse. En vait, dans Ja blissemonts ind fabrication des tapis.

d'exploitation de ces 106 m ies s'élevait à 8839 yenne de 88.25 chacune.

reconnaître que les agent paraissent s'être donné bea bei On a indiqué soign lifférentes sommes totales représentées los salaires, la matière brute, production et le Capital fixe des ir Le montant d est élevé à 8570.

eprésenté 87,355, 50 pour chaque ouvrier, d'environ $1.25 par eux d’annoncer

à horrèur de

ur, aussi,qu’il

Nouvelle-Ecosse, 106 étant de 867,000

ustriels consacrés à Ces établissements

ploités par 409 hommes, 1 et onviron 120

juve par les soit une moibre, j'ai dû

e de cette na-Ë mons de l'i-

enfant selon le cas. Mais, n’y ait pas de jalousie,

pis, la palme à it 870 par année

ou une moyenne semaine, Je suis que c’est la Nouqui est la première en cetautres provinassez près. La ace d’Ontario , qui d’habitude est oxtravagances, comptait ufactures de tapis, ntant $114,000 en capitaux d’e dire 8300 pour chaque Mais ce sont nos popusi industrieuses des provinces

qui occupent ici Île premier

des établissements de la tisseranderie, Brunswick avait 371

cessité d’élevait à S189, soit rtion de 50 éents lation, c’est-à- pe

d’après le même vol tant que je puis calculer

Proximativement, environ 838 par

Dans l'Ile du Prince-Edouard, il

apan-

née ou 75 cents par semaine pour cha-

Particu agréable, sur laquelle je veux appeler député. Mon offre eét celle-ci : Je l'attention de la Chambre, Vous aves crois qu’un document électoral des plus ici une eXPansion industrielle sans éga- admirables, démontrant les mervei]..…

; le, quiique Que je n'ai jamais VU, leux effets de la politique libérale pour. | dont je n'ai jamais entendu parler 3 rait êt igé. i mon honorable

Quelque chose dont mes lectures ne. ami veut me donner une Sarantie qu’il | m'ont jamais donné Je ndre exem. Paiera l’im A et verra à la dis- |

moi i Ple—et j'ai pendant do longues années tribution, je l'écrirai Moi-même, fait des études de statistique — c'est M. CLNACY . Este que J trés > M ; + j à

ë ué ant la sessio » 1 me soit de er ; Ré nes : le de le faire °xPédier franc de port. | Une agitation en faveur d’une augmen- On &rossit je Chi de la | tation des aires ou d’une diminu. PoPulat; tion des heures de travail, cela était s absolumont "nu. Patrons st em- mer +: ‘a k Précédent , j'ai dé ployés étaient non seulement Unis, mais MOnt e “sambre—et Prouver il est ttéralement Vrai qu’ils étaient Mon dosertion, j'ai déposé 47 le bu l’unité même d'ignsee qui est Teau de Ja C ambre un n bre consi. | des Imprimés électoraux chez nos ad- érable de t—qu ce Re

; Rs r ; âmes de Plus que les Autorités paroismon Don eue ne S Tay. siales n’avaient PU en découvrir. Vous lor) ou mon honorable ami de Lon- Avez due aege grands triomp e ds ah ne) ne + ments industriels créés de toutes pièces r a. ee sg et à très bas prix ; puis VOUS avez la

Industrie du Tissage des Tapis,” dé. découverto de 40.000 d montrant l'expansion de cette industrie l'existence était : sai Qui, du chiffre Pitoyable de 11 établis.

nr fe JE À D:

tails à la Chambre, Si mes honorebles amis de la gauche veulent se donner la peine de consulter le premier volume du recensement de 1891, ils constateront que la superficie totale de chaque comté y est donnée. S'ils consultent lo deuxième volume que j'ai ici, ils y trouveront également donné en détail le nombre d’acres occupés dans chaque comté. . l'Orateur, les résultats sont vraiment remarquables, Après avoir ajouté 40,000 âmes à la Population du Bas-Canada, je suppose que l’on a cru devoir loger quelque part ces 40,000 âmes. Et voici comment on semble l'avoir fait : D'après le premier volume du recensement, Je comté de Bagot contenait 214,840 acres.

Mais, dans fe second volum?, nuus Voÿons que ces braves habitants de Bagot occupent un espace de 274,654 acres — et tout le détail est là : tant en jardins, tant en champs, tant en pâturages, et ainsi de suite, Ces messieur- la gauche semblent discuter les .. Voici les détails tout au long. leur donne Bagot comme exemple. Au rapport de l’arpenteur, comme je l’ai dit, Bagot contenait 214,840 acres ; mais, au dire des recenseurs, c'était 274,645 ; savoir : 191,000 acres de terres améliorées, 132,000 en culture, 57,000 en pâturages, 56,000 en bois et forêts, et 1,700 en vergers et jardins. Et l’on continue ainsi. Beauharnois, selon les arpenteurs, n’avait qu’une superficie totale de 89,280 acres, et l’on convertit ce chiffre en 114,564 ; Chambly avait 87,319 acres, il en aura 101,105 ; Deux-Montagnes avait 165,187 acres on lui en donne 183,- 402 ; les 51,505 acres d’Hochelaga deviennent 74,800 : les 126,960 d’Iberville seront 139.191.

Et ainsi de Jacques-Cartier, Laprairie, L'Assomption, Laval. Lévis, Napierville, Québec, Richelieu, Rouville, Saint-Hyacinthe, Saint-Jean, Soulanges, Trois-Rivières, Vaudreuil, Verchères et Yamaska ; tous ces comtés ont reçu de la main de ces messieurs une augmentation d’un dixième ou appro-

chant. La superficie totale de ces comtés, d’après le premier volume du recensement, est de 2,524,003 acres, tandis que, d’après le second volume du recensement, l'étendue totale des terres occupées est de 3,015,083 acres.

En vérité, M. l’Orateur, c'est là ce que j'appelle un remarquable exploit.

Si, comme beaucoup l'ont pensé, celuilà mérite de grands éloges qui fait venir deux brins d'herbe où, jusque-là, il n'en poussait qu’un seul, quelles louan- ‘ ges trop grandes pourrait-on décerner à celui qui a trouvé le moyen, dans le Bas-Canada, de tirer de rien 40.

000 acres de terre. Eh quoi !

l’Orateur, ces généreuses personne:

ajouté à la superficie totale de province de Québec deux comtés tiers aussi étendus que ceux de colet ou de Bagot.

Je sais que cette génération est à crédule , je sais que c’est un lieu vs mun de dire que l'âge des miracles si passé; mais, à bas les sceptiques !

l’âge des miracles, nous y sommes I] ne faut que les montrer. Etant &onné

admiristration conservatrice. une L dite nationale, un cosmmissairc ensement capable et onnaissant bien son affaire, tout aixssitét le miracle se produit. De 11 ét:#lissements industriels, vous e Ltraye 550: vous découvrez 40,006 #sonnes qui viennent de nulle part, de rien, vous créez 400,000 acres de territoire, Que mon honorable ami le ministre de l'Agriculture en fasse autant, s’il le peut. ‘e sais quel administrateur sélé, ca: ble et puissant il fait. Je sais qu’il : ejouté millions sur millions à la ri«sse agricole du pays, et j'ai toute confiance qu’il continuera ses exploits et fera mieux encore. Mais, nous avons son recensement, qui, ainsi que l'en ont informé ces messieurs de la gauche, a coûté deux fois avtant que celui de 1891. Où sont ses 557 établissements industriels sortis de 11 ?

Où a-t-il découvert 40,000 âmes de plus que n’en ont trouvé les autorités paroissialies ? Où a-t-il pris 400,600 acres de territoire de plus que les ar-

Sontinuation de

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'aucoup lavorioée, jte ici nous a d'in migrants qui rte re million

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