‹ Discours sur le budget [microforme]Chapitre 8 sur 13 · Vastatri · texte numérisé non relu

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Dentais de la pottique

Maintenant, M. l'Orateur, quelle est la politique libérale ? Comment nous Proposons-nous d'assurer la continuation de cette prospérité et de mainteair le courant d'immigration qui se di rige vers nous? Que ces messieurs

veuillert bien écouter, comprendre et ‘

s'instruire, s'ils le peuvent. Que nous

Proposons-nous de faire pour augmen-

ter la richesse nationale de ce pays ?

Une VOIX : Taxer.

Sir RICHARD CARTWRIYHT : Non, nous nous sommes appliqués à réduire les taxes,

M. HENDERSON; Vous : y avez guère réussi.

Sir RICHARD CARTWRIGHT: L'honorable député sait-il, quelqu'un de ces messieurs s'est-il aperçu que l'effet du tarif de préférence a été l’année dernière de réduire de 30 à 18 pour cent la proportion des impôts ? Sinon, qu’il consulte le rapport du ministère du Commerce, et il pourra s’édifier sur ce point.

Notre politique est simple, sage et va droit au but.

En premier lieu, nous voulons amener au pays une forte immigration et ouvrir à la colonisation de vastes étendues de territoire. Nous voulons en deuxième lieu, assurer le peuplement continu de ce territoire, ce qui est un point très important; nous voulons jeter un point sur les vides malencontreux qui séparent les parties peuplées du pays. Nous chorchons à produire une honnête rivalité entre les compa- &nies de chemin de fer, de manière que les colons puissent trouver un prix raisonnable pour leurs produits. Surtout nous entendons que Je vroduit des taxes entre dans le trésor ublic.

Que fera pour nous rette volitique de chemin de fer? Elle va ouvrir en tous sens 300,000 milles carrés à Ja colonisation. J’accorde que ce iays n’est pas tout bon, mais même les portions de moindre valeur ont encore des ressources. I] peut y avoir, je le concè-

soient pas avantageux, mais il en reste beaucoup qui sont de très grande valeur et que la colonisation pourra mettre à profit.

Le Coût du Transcontinental.

Maintenant un mot sur les responsabilités que nous assumons. ./e veux faire voir combien, au pis aller, nous Pouvons être appelés à dépenser. J’établirai une comparaison entre ces ressources actuelles et celles dont le parti conservateur pouvait disposer lorsque, il y & trente-trois

ce que nous risquons nous-mêmes, Je supposerai d’abord que nous ayons à exécuter seuls la totalité des travaux,

‘Sans que,—toujours par supposition,—

nous ayons l'espoir d'en retirer des bénéfices—supposition que rien ne justifie. ‘e supposerai encore que ce chemin doive coûter cent, cent vingt ou même, si vous voulez, cent cinquante millions. J'ai tort, Monsieur l’Orateur, de supposer que ce chemin ne no"s rapportera pas de bénéfices: dans peu d'années le Grand Tronc directement, et d’une manière indirecte la colonisation, nous feront gagner l'intérêt de l’argent que nous aurons dépensé.

Je mets en fait que, si nous parvenons à ouvrir à la colonisation 800,000 milles carrés, il suffira, pour nous rembourser, d’une famille par lieue carrée ; une seule personne par mille nous revaudrait plusieurs fois nos frais. Si nous Courons un risque, que dire de celui que nos devanciers ont couru.

Que ces messieurs veuillent bien jeter les Yeux sur les chiffres que je leur ai communiqués il y a quelque temps, et ils verront qu’en 1871 le revenu net de sir John Macdonald, déduction faite des charges échappant à son contrôle, ne s'élevait guère à plus de 888,060,000.

Le nôtre excède 32 millions. Sir John

Macdonald, si }’

Cennale ait pris fin. J'ai dit que noest aujourd’hui fois plus con

SE

; Jj'ajouterai que,

in, une seule voie

tobaine, ou de 400 mi

Nous avons dès Je

ralentira Pas, nous

Pouvons en être sû

l'Ouest, ce que l’on pense là-bas d l'importance des concessions faites a

ceux que nous Courons sont bien peu de chose. L’afflux de la population

Ta au centuple les pertes que nous Pourrons faire,

Maintenant, monsieur l’Orateur, que Vais-je dire à mes amis Jes honorables députés de la gauche ?

Une VOIX . Rien,

Une éloquente Péroraison.

Sir RICHARD CARTWRIGHT : Oh!

Vous, hommes de Peu de foi, qui rejetez le moucheron et avalez chameaux sur chameaux ; aveugles qui conduisez des aveugles ; vous, messieurs, qui

Mais fait une seule démarche pour Je

à imiter les fraudes Jes Plus condamnables qui aient jamais été inventées Par les yankees ; Vous qui Jeur avez

sants À rien apprendre. Faudra-t-i] que je demande à M. l’Orateur la permission de faire apporter

que deux et deux font quatre, que 1871 n’est pas la même chose que 1903, qu’il y a tout un abime entre 1896 et 1904, abîme aussi large et aussi profond, peut-être, monsieur l’Orateur, que celui qui sépare les blancs agneaux qui sont à votre droite des boues, ou, pour être plus exact, des loups déguisés en agneaux,qui grincent les dents à votre gauche. Ils ont à un tel point, politiquement parlant, perdu le sens, qu'ils no savent plus distinguer le bianc du noir, le juste de l’injuste, le vrai du faux ; et, ce qui rend leur condition encore plus pénible, c'est que si des personnes charitables, entendant parler de ce mauvais cas de cataracte politique, essayent, par pure philanthropice, de faire pénétrer quelques rayons de lumière dans leurs esprits enténébrés et leurs consciences plus enténébrées encore,ils déchirent et mordent la main qui voudrait les guérir. Les Saintes Ecritures nous renseignent, monsieur l’Orateur, sur le sort réservé à ceux qui jettent des perles uevant les pourceaux et je sais par expérience ce que peuvent espérer les réformateurs qui sèment mal à propos les vérités économiques, A mes amis libéraux, je dirai : Rappelez-vous ce qui advint aux enfants d'Israël au moment d'entrer dans la terre promise. Ils se virent menacés par les Madianites et en grand danger de tomber victimes des artifices de leurs femmes.

Gardez-vous du grand nombre de ceux qui tournent autour de notre camp depuis 1896, cherchant à prendre tout et n’offrant rien en retour, Ils feront de vous leur jouet ; ils ne tendent qu’à vous dépouiller et à vous vendre.

Four moi, je défie la plus rusée fille d'Eve qui ait jamais porté des ciseaux à sa ceinture de me couper une mèche de cheveux. Dallilah pourra bien m'’arracher la peau du crâne, mais elle n'aura pas ma chevelure. Je dirai à

mes amis qu’ils ont fait plus qu'ils ne croyaient ‘pouvoir faire, et, lorsque viendront les élections, ils pourront sans crainte se présenter devant le

peuple. L'histoire de ce pays depuis la Confédération, et les annales du monde comnfercial depuis sept ans, n'offrent rien d’aussi remarquable que l'histoire du parti libéral de 1896 à 1904. Il à fa:: disparaître l’opprobre qui depuis trente ans,—à juste titre, je dois le dire,—s’attachait à notre nom. On nous disait : Vous, Canadiens, qui faites parade de votre territoire, qui sans cesse vous vantez de sa magnificence, de ses vastes ressources, de sa fertilité incomparable, de son immense étendue, où pourrait tenir et vivre à l’aise une population de cinquante ou cent millions d’habitants vous ne comptez encore que cinq millions d’âmes et vous n’avez même pas su retenir les vôtres chez vous. Vos voisins d'Amérique en sont venus à considérer votre pays comme valant à peine mieux qu’un lieu de recrutement. Vos jeunes gens de dix-huit à Quarante ans prennent chaque année, à raison d’un sur trois, le chemin des Etats-Unis ; et cela dure depuis trente ans. Vous n’avez même pas eu retenir plus du dixième des immigrants qui sont entrés dans votre pays. Tout cela était vrai, déplorablement vrai :

mais, et je suis heureux de le dire, nous avons mis bon ordre à cet état de choses. Nous aurons à la fin de la présente période décennale, —i] y a tout lieu de l’espérer,—un million d’âmes de plus, pas moins d’un demi-million à ajouter à notre population. Au lieu de perdre, comme par le passé, la créme de notre pays, nous aurons gagné celle des autres. Je préviens mes amis d’avoir à réclamer pour eux tout le mérite auquel ils ont droit. Je concède que la fortune nous a grandement favorisés ; mais les plus belles occasions n’ont de valeur que si on sait bien le$ utiliser. S'il est vrai que le sort nous ait été propice, il ne l’est pas de uire que nous avons gagné cette augmentation de population, moins encore celle qui nous est venue dernièrement des Etats-Unis, sans des efforts constamment renouvelés,

Le terrain avait été labouré et hersé,

la semence avait été jetée, et nous ré.

coltons aujourd’hui Jes fruits de sept années de travail et d'efforts, surtout de la part de mon ami l'honorable ministre de l'Intérieur C’

revenu dont Je Trésor déborde ét que

et sans efforts, par la simple application d’un tarif de revenu, ainsi. qu’un Orateur de Ja Sauche a été forcé de l’avouer l’autre jour. C’est tout ce Que je réclame Pour le parti libéra], ni plus ni moins.°

Que nos adversaires jonglent ; it

Peut être victime d’une suite de malheurs ; Mais si mes amis du parti libéral restent Ja moitié aussi fidèles aux bons Principes et à l’honnéteté

inistrative que nos adversaires l’ont été aux faux Principes et à la

jourd’hui, non pas au premier is “primu

Très Honorable Sir Wilfrid Laurier SÛR LE BUDGET

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